DIEUDONNE ET L'INFORMATION A DOUBLE VITESSE.
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http://allainjulesblog.blogspot.com/2008/07/dieudonne-et-linformation-double.html
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vendredi 4 juillet 2008 par N.O.T.
Ceci pourrait potentiellement être une des plus grandes percées dans l’énergie de l’histoire, manipuler génétiquement des bactéries pour convertir rapidement tout ce qui pousse sur la Terre en pétrole. Mais les plus grands médias nationaux n’ont, jusqu’à présent, fourni aucune couverture de cette solution possible à la montée en flèche des prix de l’essence et la sécurité à long terme en ce qui concerne l’énergie de l’Amérique.
Une histoire de WND du mois dernier a introduit dans la nation une nouvelle technique où des bactéries altérées « digèrent rapidement » tout, à partir des résidus d’herbes jusqu’aux copeaux de bois, les transformant en des hydrocarbures qui peuvent produire des carburants comme l’essence et le diesel. Sur une grande échelle, ce système pourrait fournir des milliards de barils de pétrole renouvelables tous les ans.
Un lecteur, Joe Russo de Fairbanks, en Alaska, l’a appelée « la plus grosse histoire que nous ayons vue depuis une décennie, pourtant tous les principaux réseaux d’information ne l’ont même pas mentionnée ».
L’apparente inattention est une très grande surprise pour le chercheur agricole qui a développé le processus, J.C. Bell, le PDG de Bell Bio-Energie Inc.
« Nous en avons parlé sur plusieurs stations radiophoniques, mais rien de vraiment important », a-t-il dit. « Nous n’avons parlé à personne. Personne ne nous a appelé, personne de l’Associated Press, ou de CNN, ou de Fox News, ce qui nous a vraiment étonnés. Nous avons pensé que ceci produirait quelque chose ».
Bell a donné un aperçu général de ses projets, aujourd’hui, à une Conférence mondiale de l’énergie et du Commerce du département américain de la défense, à Arlington, en Virginie, où plus de 750 organisations fédérales des Forces aériennes, de l’Armée, de la Marine, et des Gardes côtes y étaient représentés.
« Il y a reçu un accueil cordial », a dit Wesley Cox, le propriétaire de la Station de Radio WCGA, une station de l’Ile St. Simons, en Georgie.
Cox se plaint que, « les principaux médias ont systématiquement ignoré les faits concernant la création et l’utilisation de l’énergie, et ils le font depuis de nombreuses années ».
Il pense que la crédibilité pourrait être un facteur quand il s’agit d’un manque de couverture nationale.
« Il est beaucoup plus facile de ne pas courir une histoire que de courir une histoire qui n’est pas encore prouvée ».
La découverte bactérienne de Bell a déjà été publiée dans deux journaux de la Géorgie - Tifton Gazette et Macon Télégraph -, mais aucun rapport n’a été pris par l’Associated Press, malgré que ces articles soient membres de la coopérative de nouvelles.
WND a contacté le bureau chef de l’Associated Press à Atlanta, qui a déclaré : « je ne peux pas vous donner une réponse quant à la raison, parce que c’est la première fois que j’en entend parler. Nous allons l’examiner pour voir ce qui se passe ».
La journaliste Jana Cône, qui a documenté les déclarations de Bell pour le journal de Tifton, était aussi perdue dans ses explications lorsqu’elle a donné les raisons pour lesquelles l’Associated Press n’a pas couvert l’histoire ni assigné son propre journaliste.
« Je n’ai aucune explication sauf que les gens pensent que ce n’est pas possible », a dit Cône. « Tout notre matériel leur est disponible, et ils peuvent couvrir cette histoire quand ils le veulent. Si ce que raconte Bell est un fait, ça pourrait être absolument énorme ».
Bell maintient qu’avec seulement deux milliards de tonnes de biomasse, son processus peut produire cinq milliards de barils de pétrole à chaque année naturellement, avec aucun impact négatif sur l’environnement.
« C’est cinq milliards de barils de pétrole qui peuvent être produits à partir de déchets seulement », a-t-il dit.
Malgré le silence absolu des médias nationaux, Bell avance toujours avec ses projets pour que son processus devienne réalité.
« Ce n’est même plus une théorie », a-t-il dit à WND. « Nous sommes à quelques jours d’annoncer l’emplacement de notre première usine pilote ».
Le processus de convertir de la biomasse en énergie n’est pas contesté scientifiquement.
« Oui, c’est possible, mais vous devez le faire économiquement », a dit le Dr Art Robinson, un professeur en recherches chimiques à l’Institut des Sciences et de la Médecine de l’Oregon qui publie le bulletin Accès à l’énergie. « Ces autres façons de produire de l’énergie fonctionnent. La seule question est de savoir si elles peuvent être compétitives dans les prix. N’importe quel hydrocarbure sous pression et à la bonne température peut se transformer en pétrole ».
Robinson a ajouté : « Nous avons seulement deux façons compétitives de produire de l’énergie à bon marché : les hydrocarbures [le pétrole, le gaz, le charbon et le méthane] et le nucléaire, et les deux sont diabolisées au point que notre pays a des ennuis ».
Pour la troisième journée de suite, aujourd’hui, les prix du pétrole ont établi des records sans précédent, en atteignant à un certain moment 115,07 $ le baril. Les prix de l’essence à la pompe ont aussi bondi avec le brut.
(source)

Jeudi Investigation, présenté par Emilie Raffoul et Stéphane Haumant.
Un film de Stéphane Malterre
Production : TAC presse
Formidable source d'information, la toile est devenue non seulement le grand bazar de toutes les manipulations et de toutes les rumeurs,
mais également une arme de déstabilisation puissante.
Dans ce film, Stéphane Malterre décrypte dans le détail les enjeux idéologiques des nouvelles guerres
de l’information.
Réponse de l'association ReOpen911 à un reportage diffusé par Canal+
Jeudi Investigation : Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l'info
Les coulisses de ce reportage (point de vue de ReOpen911)
En juillet dernier, l'association ReOpen911 est contactée par un journaliste de l'agence TAC qui produit des reportages pour la télévision. Deux membres de notre association le rencontrent
pendant 2 heures. Ce journaliste, Stéphane Malterre, précise qu'il travaille pour Jeudi Investigation (Canal+) sur un sujet traitant des médias alternatifs, en particulier sur Internet. Il
précise qu'il souhaite également comprendre pourquoi les médias traditionnels connaissent une baisse certaine de leur audience. Notre association, créée autour du site Internet du même nom,
accueille très favorablement cette initiative, d'autant plus que nous apprécions en général la qualité des reportages proposés dans l'émission Jeudi Investigation.
Honnêtement ou naïvement, nous percevons cette rencontre comme une opportunité de pouvoir présenter sérieusement, non seulement notre travail, mais aussi les interrogations que nous mettons
en avant à propos du 11 Septembre.
Tout l'été, nous restons en contact avec Stéphane Malterre à qui nous donnons régulièrement des informations sur notre programme de rentrée et sur ce que l'on appelle aujourd'hui le « 9/11
Truth Movement », mouvement citoyen initié par les familles des victimes et appelant à la mise en place d'une commission d'enquête internationale et indépendante sur le 11 Septembre. Mr
Malterre nous dit vouloir interviewer des personnes importantes nous lui mentionnons les familles de victimes et des journalistes comme Paul Thomson. Il semble vouloir aborder le sujet de
manière complète.
Début septembre 2007, à son retour des Etats-Unis, Stéphane Malterre couvre avec son équipe la visite en France de M. David Ray Griffin. À plusieurs reprises,
M. Griffin et nous-mêmes répondons aux questions de Stéphane Malterre, qui, à notre grande surprise, loin de l'ouverture affichée lors de nos premiers contacts, reste très vague quant au
contenu réel de son reportage et ne nous dit pas clairement ce qu'il pense des livres, des films et des documents que nous lui avions remis, et que l'on peut trouver sur notre site.
Nous commençons alors à avoir des doutes sur ses intentions réelles et essayons de le contacter à plusieurs reprises. Il ne répond pas et semble même nous éviter. Finalement, c'est par la
presse que nous prendrons connaissance de la diffusion de ce reportage et surtout de son véritable contenu.
Le reportage et ses contre-vérités
- Loose Change 2 :
Le reportage de Stéphane Malterre ne s'intéresse qu'à la deuxième version de ce film qui date de début
2006. Cette version, réalisée avec des moyens extrêmement réduits, a été critiquée par le mouvement pour des approximations (voire des erreurs) sur quelques points. Même son réalisateur,
Dylan Avery, en a convenu. C'est pourquoi une dernière version a été réalisée en 2007, de la manière la plus sérieuse
et rigoureuse possible, en prenant en compte l'avancée des recherches sur le sujet et surtout les critiques légitimes qui avaient pu être émises à l'encontre des deux versions précédentes.
Dans le reportage de C+, il est fait mention de LC2, alors que l'auteur, Dylan Avery, et David Ray Griffin, conseiller technique du nouveau film, parlent manifestement de la dernière
version.
Plus grave encore à aucun moment le reporter tente de vérifier les informations importantes contenues dans ce documentaire.
- National Institute of Standard & Technologies (NIST)
Dans le reportage de C+, il est suggéré que le NIST a démontré de manière indiscutable, à travers le travail effectué avec de gros moyens par 300 experts, que l'écroulement des Tours
Jumelles ainsi que celui du WTC7 (la 3e tour) est la conséquence des incendies. Malheureusement, la situation n'est pas aussi simple. Sans évoquer plus avant les
incohérences de l'explication officielle de l'écroulement des Tours Jumelles, [le lecteur intéressé se reportera avec profit aux chapitres 3 et 4 du dernier livre de D.R. Griffin, 11 Septembre, La Faillite des médias] nous rappellerons que nous attendons toujours,
depuis 2004, une explication du NIST sur le cas du WTC7. Cette étude est repoussée d'année en année. Pour mémoire, le Rapport de la Commission d'Enquête sur le 11/09 avait tout simplement
oublié de mentionner ce 3e bâtiment…
- Antisémitisme
Pour rappel, le Mouvement pour la Vérité est un mouvement fondamentalement pacifiste qui prône la tolérance. Le Forum reste un lieu de discussions et d'échanges, ouvert à tous, ce qui
implique le risque de messages postés par des gens qui veulent nuire à notre image. Pourtant, le reportage de C+ prétend démontrer que nous sommes de gentils rêveurs manipulés par de
dangereux antisémites et négationnistes. Accusations totalement infondées, qui sont une variante relativement soft (et plus intelligente mais tout aussi perverse) des mêmes amalgamesmédias dominants (ou sur des
forums divers et variés sur Internet). Ainsi, collecter des documents, traduire les meilleurs, réfléchir, questionner, informer nos concitoyens nous vaut régulièrement sarcasmes, railleries
ou accusations à caractère diffamatoire d'antisémitisme, de négationnisme et (de moins en moins, il est vrai) d'anti-américanisme… Prenez connaissance de notre travail et jugez par
vous-mêmes. longtemps ressassés par les
- David Ray Griffin
Le traitement qui est fait de M. David Ray Griffin
est tout simplement consternant et à l'exact opposé de la réalité. M. Griffin est présenté comme un « prof retraité, inconnu en France ». Certes, tout est affaire de langage. M. Griffin est
professeur émérite de théologie, et, plus précisément, une sommité mondiale dans sa spécialité, la philosophie des religions, qu'il a enseignée pendant 30 ans à la prestigieuse université
de Claremont en Californie. Il a écrit plus de 30 livres qui lui ont valu la reconnaissance internationale de ses pairs pour la rigueur de sa pensée et son honnêteté intellectuelle et
morale…
Si M. Malterre avait fait une recherche réelle et non biaisée, il n'aurait pu l'ignorer. Toutefois, il continue ainsi sa présentation : M. Griffin aurait trouvé dans le 11 Septembre un
sujet qui lui permet d'occuper sa retraite, de voyager à l'œil, de signer quelques bouquins (sous-entendant qu'il est vaniteux) et de gagner beaucoup d'argent par ses conférences et
conseils aux producteurs de Loose Change 3 – Final Cut (la dernière version du documentaire précédemment accusé de tous les maux).
Mais là encore, la réalité est totalement différente. Certes, la vie de M. Griffin a changé lorsque, à 63 ans, il a décidé d'écrire Le Nouveau Pearl Harbor, son premier livre sur le sujet, qui est une présentation synthétique et
raisonnée, objective et rigoureuse, des éléments alors connus. Cet ouvrage devint un réel succès de librairie alors même qu'il ne fut jamais chroniqué dans les médias dominants, grâce au
seul bouche-à-oreille enthousiaste de lecteurs exigeants et curieux. Dans le monde de l'édition, c'est là un signe certain de la qualité d'un ouvrage. M. Griffin s'est vite imposé comme
l'un des esprits les plus brillants et courageux à oser s'exprimer sur le 11 Septembre dans un pays où le patriotisme n'avait d'égal que la soif de revanche. L'heure n'était pas à la
réflexion mais à l'action guerrière « contre les terroristes du 11/09 » qui amena l'administration Bush à envahir… l'Irak ( !) à l'issue d'une campagne de mensonges sans précédent au regard
du nombre et de la variété des arguments avancés.
M. Griffin aurait pu commencer à profiter d'une vie de notable, moins studieuse, même s'il fût resté en contact avec ses étudiants ; les revenus d'une carrière complète dans l'enseignement
universitaire, ajoutés aux droits d'auteur de ses précédents ouvrages, auraient amplement suffi à lui assurer un train de vie enviable. Surtout, il n'avait rien à gagner à écrire sur un
sujet aussi sensible, et était pleinement conscient qu'il remettait en jeu la crédibilité et la renommée acquises en une vie entière. Et pourtant, il n'a pas hésité, sacrifiant son confort
pour faire son devoir de citoyen, une fois qu'il eut compris que le Rapport
Officiel de la Commission d'Enquête tenait plus de la supercherie que d'un réel travail d'investigation. Cela peut paraître trivial, mais il est important de signaler que M. Griffin
intervient gratuitement : il ne se fait pas rétribuer pour ses conférences et ses présentations, et une part importante des droits d'auteur de ses livres sur le 11/09 est reversée à des
organisations et à des associations en lien avec le 11 Septembre, de même qu'à des fonds de soutien aux victimes des attentats.
Par conséquent, insinuer comme le fait ce reportage que M. Griffin gagne des fortunes dont il ne préfère pas parler est proprement révoltant ! Nous passerons enfin sur des procédés aussi
grotesques et déontologiquement douteux que les très gros plans sur les yeux de M. Griffin, pour tenter d'établir on ne sait trop quoi au juste (sa paranoïa supposée, son antisémitisme
fantasmé, son côté « gourou de secte » , qui n'existent que dans l'imagination du documentariste…)
Conclusion
Par conséquent, nous trouvons pour le moins étranges (et à vrai dire scandaleuses) les méthodes utilisées par ce journaliste à l'encontre de M. Griffin et de l'association ReOpen911. Il
s'agit en effet de méthodes malhonnêtes sur le plan intellectuel, aussi bien dans le traitement du sujet que vis-à-vis des personnes filmées, lesquelles n'ont jamais été informées de
l'objectif véritable de ce reportage, pas plus qu'elles n'ont eu la possibilité de répondre aux attaques par insinuations portées contre elles.
L'ironie de la chose est qu'un travail censé porter sur la désinformation sur l'Internet fasse l'objet d'un tel traitement, lequel illustre à la perfection la désinformation en œuvre… à la télévision !
Nous regrettons surtout que, sur un sujet aussi vaste et compliqué, M. Stéphane Malterre fasse preuve d'une légèreté aussi flagrante.
Légèreté sur le fond, car il semble évident qu'il n'a pas du tout étudié le dossier en profondeur.
-Pourquoi aller au Etats-Unis pour faire une enquête et ne pas interviewer des témoins et survivants de ces attentats. -Pourquoi ne pas rencontrer les familles de victimes à qui l'on doit
la seule enquête officielle?
-Pourquoi prétendre remonter aux sources du 11 septembre et se focaliser sur Loose Change paru 4 ans après.
-Enfin, pourquoi interviewer D.R. Griffin plus de 15 minutes et ne garder aucun de ses arguments pourtant sourcés et vérifiés?
Est-ce la un véritable travail de journalisme ?
Mr Malterre est parti du principe que le fait de se poser des questions sur la version officielle des attentats du 11/09 ne peut relever que d'une étrange
forme de perversion !
Légèreté (le mot est faible) sur la forme, car usant de méthodes de manipulation (voire de propagande), il suggère que notre association s'inscrit dans un mouvement organisé de
désinformation, un mouvement antisémite motivé par la seule recherche de gloire et d'argent ! Rien ne saurait être plus faux.
Pour un reportage voulant traiter de la rumeur, aborder un sujet aussi grave avec autant de négligence et de partialité, lui enlève toute crédibilité. Et au final ne propage rien d'autre que ce qu'il prétends démonter: de la rumeur et de l'intox…
Association ReOpen911
www.ReOpen911.info
Jeudi Investigation : Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l'info
Documentaire, 52 minutes
Réalisé par Stéphane Malterre
Jeudi 24 avril 2008
22h45
Canal+
Complément : Pour celles et ceux qui lisent l'anglais, un article scientifique sur l'effondrement des tours à New York vient d'être publié sur "The Open Civil Engineering Journal" : http://www.bentham-open.org/pages/gen.php?file=35TOCIEJ.pdf
Mais qu’en est-il, effectivement, des tirs de snipers israéliens sur les enfants et de la pratique de la torture dans les prisons ? Rien. Vrai ou faux ? À lire leur prose, nous n’en saurons pas plus. On préfère évoquer à mon encontre « les protocoles des sages de Sion », comme l’a fait Pierre Assouline. À croire que la coalition de ceux qui ne veulent pas savoir et de ceux qui ne veulent pas que l’on sache est majoritaire. Et au lieu de réfuter mes affirmations de manière factuelle, mes détracteurs préfèrent ainsi jeter l’anathème.
Mais, précisément, parlons plutôt des faits. Deux phrases inlassablement reprises en boucle, tirées de leur contexte, en effet, ont alimenté mon lynchage médiatique. « L’Etat d’Israël est le seul où des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Cette affirmation visait à répliquer aux signataires d’une violente charge contre l’Iran, pays où la peine de mort est cruellement appliquée. Une phrase choquante ? Sans nul doute. Mais les tirs de soldats israéliens contre des enfants, hélas, sont des faits avérés, évoqués par le quotidien israélien Haaretz depuis 2000. Des tirs délibérés, dont le journaliste britannique Chris MacGreal, pour l’hebdomadaire The Guardian, a notamment fait le récit détaillé dans un article paru le 29 juin 2005.
Une triste réalité dont Christophe Oberlin, professeur de chirurgie à l’hôpital Bichat, a lui aussi publiquement témoigné au terme de nombreuses missions médicales en Palestine. Il vient d’ailleurs d’écrire au gouvernement une lettre où il lui demande si, lui aussi, il sera limogé pour avoir confirmé mes dires. Livrée en pâture à l’opinion comme une énormité, la phrase que j’ai écrite avait quelque chose de monstrueux, en effet : elle était vraie. Et parce qu’elle disait la vérité, elle heurtait le formidable déni de réalité qui entoure, dans les médias dominants, la politique israélienne.
La deuxième phrase litigieuse est celle où j’évoque « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture durant le shabbat ». Choquant, là encore ? Le propos renvoyait à leur propre contradiction ces fervents partisans de l’État d’Israël qu’indigne, curieusement, l’inclination de certains pays à la défense de la religion. Mais le fait mentionné, lui, ne fait pas l’ombre d’un doute : il suffit de consulter le dossier établi par l’association israélienne de défense des droits de l’homme Bet’Selem.
Lorsque la Cour suprême israélienne tenta de limiter l’usage de la torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens, en 1999, les services secrets ont argué de l’urgence pour la justifier. Les plaignants ont alors fait observer que du vendredi midi au samedi soir, cette pratique était interrompue, ce qui relativisait singulièrement l’argument de l’urgence. Cette affaire est parfaitement résumée par Sylvain Cypel, ex-rédacteur en chef du quotidien Le Monde, dans son livre « Les emmurés », paru aux éditions La Découverte en 2005, p. 94, note 17. Chacun peut s’y référer et vérifier la véracité de mes propos.
Reste un troisième grief, tout aussi paradoxal. Dans la tribune violemment antionusienne dont je faisais la critique, les signataires crurent bon de citer Goebbels, lequel invoquait face à la Société des Nations le fameux adage : « charbonnier est maître chez soi ». Cette citation visait la majorité des pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont le tort était d’avoir dénoncé la violation du droit international par Israël. Les pays musulmans se voyaient ainsi "nazifiés", purement et simplement, par les auteurs du pamphlet que je passais au crible. « Analogie pour analogie », ai-je fait observer, il y avait plutôt ressemblance entre le Reich qui s’asseyait sur la SDN et l’Etat d’Israël qui bafouait l’ONU.
Mea culpa : j’avais oublié que les comparaisons les plus désobligeantes, aux yeux de l’establishment hexagonal, sont interdites à propos d’Israël mais vivement recommandées à l’égard des pays du « Tiers Monde ». Mon principal tort, plus que d’avoir enfreint le devoir de réserve, n’est-il pas d’avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale ? Après avoir mis en lumière le déni de réalité dont le discours dominant entoure les exactions israéliennes, il faut croire que c’en était trop. À mes dépens, j’ai fait la démonstration que la frontière entre ce qu’il est licite de dire et ce qui ne l’est pas, dans notre pays, n’a rien à voir avec le vrai et le faux.
Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA
Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003