
jeudi 3 juillet 2008 par Yoshu
De nombreux blessés samedi
Les violences qui ont éclaté samedi soir ont fait plus de 200 blessés. Les forces de l’ordre et les manifestants se sont opposés alors que la police tentait d’empêcher un rassemblement de plus de 15.000 personnes.
Malgré les négociations qui ont abouti à interdire la vente de boeuf âgé de plus de 30 mois en Corée du Sud, les manifestants ne décolèrent pas : pour eux, il y va non seulement de la sécurité du consommateur ( le boeuf américain étant accusé d’être atteint de la maladie de la vache folle) mais aussi de la protection du marché intérieur de la viande sud-coréenne.
Et l’antiaméricanisme a fait le reste : la visite de Condoleeza Rice vendredi, qui a notamment cherché à calmer la crise, n’a pas été appréciée par les manfestants.
Réaction du gouvernement
Or le 25 juin dernier, le Président Lee Myung-bak avait déclaré que son gouvernement ne tolèrerait plus de manifestations violentes.
« Le gouvernement doit apporter une réponse ferme aux manifestations illégales et violentes et aux rassemblements qui remettent en cause le système étatique » a-t-il dit lors d’une réunion de son cabinet.
Yu In Chon, porte-parole du gouvernement avait quant à lui déclaré : « Il est temps pour les gens d’éteindre les bougies et de retourner au travail ».
Les violences de samedi ont conduit le gouvernement à durcir son discours : des poursuites judiciaires seront engagées contre les fauteurs de troubles.
Kim Kyung-han, le Ministre de la Justice a prévenu : "les manifestants menacent la sécurité des citoyens ordinaires, nous ne pouvons pas fermer les yeux et nous allons prendre des mesures strictes contre eux".
Les manifestations de dimanche ont été plus calmes mais rien n’indique qu’elles ne vont pas reprendre de plus belle.
(source)
Cet homme est dangereux ! Je veux bien entendu parler de Sarkozi, l’homme aux postures contradictoires et à la volonté non dissimulée de décider de tout en France et en Europe.
Bien sûr, il y a le personnage chaplinesque du "Dictateur" : petit homme usant, abusant et surabusant de paroles définitives (les moutons dans la baignoire, le Karcher sur les quartiers défavorisés pour les y nettoyer des délinquants et assimilés) mais aussi ce petit corps secoué par des gesticulations, des mimiques, ce visage dévoré par des grimaces et ses mains et les pouces à la verticale et l’index menaçant.
On ne peut s’empêcher de penser à la gestuelle de Hitler ou de Mussolini.
Su le fond, on assiste à la mise en oeuvre d’une politique de privatisations, du démantèlement du Service public ( de l’école primaire, du secondaire et des universités) de la précarisation sociale. Plus récemment, la suppression de la publicité sur le service public audio-visuel, outre le cadeau offert à ses parrains de TF1, renforce le contrôle de l’information sur les chaînes publiques en nommant quasiment personnellement les directeurs de celles-ci.
Cette "réforme" liberticide obéit à un objectif clair : amenuiser la liberté d’expression pour mener à terme son entreprise de libéralisation du système.
Les incroyables projets de juguler le déficit de la sécurité sociale par des moyens iniques et injustes comme ne plus rembourser qu’à auteur de 35% les médicaments accompagnant les traitements de maladies longues et douloureuses comme les troubles cardiaques, les cancers, les diabétes, les scléroses en plaques etc... ne me laissent de m’inquiéter d’autant qu’il s’était fait le chantre du plan ALZAHEMER.
Sur le plan international, la rupture avec la politique traditionnelle initiée par De Gaulle et continuée par Mitterrand est remise en cause, menaçant notre indépendance politique. En réintégrant le commandement intégré de l’OTAN, il place de facto la France sous commandement Etatsunien.
D’où la liquidation tant en effectifs qu’en matériel d’une grande partie de notre armée. La force de dissuasion tous azimuts chère au vieux auteur de l’appel du 18 juin est morte. Il existe un porte avions Charles de Gaulle et un projet pour un deuxième tombé à l’eau faute de budget.
Surprenant son projet mort-né, il est vrai, de l’UPM mais aussi sa politique de rapprochement avec la Syrie, le Liban et son discours lors de visite en Israël en faveur de la création d’un Etat Palestinien et d’une Jérusalem partagée entre juifs, musulmans et chrétiens palestinien.
Enfin Sarkozy, vend ou le dit sans complexe désire vendre à de nombreux pays arabes des centrales nucléaires civils et des armes de grande sophistication comme les Rafales au grand dam d’Israêl.
Alors que s’agissant de l’Iran, il se range du côté des E.U et d’Israël et va jusqu’à ridiculer notre pays par le biais de l’histrion de service Kouchner qui tire plus vite qu’il ne pense en menaçant ce même Iran de la guerre.
Dernier point, les Français se sont vu confisqué leur victoire en 2005 au référendum sur le projet de traité constitutionnel contre lequel ils ont voté NON à près de 54%. L’homme qui voulut être président n’a pas apprécié la décision souveraine du peuple et fit voter avec nombre de ses complices socialistes une mouture en tout points identiques, appelée mini-traité de Lisbonne me rappelant ce que Bretch dit un jour ironiquement au PC de RDA "le peuple n’est pas d’accord avec le parti, il faut dissoudre le peuple."
L’irrésistible ascension de Sarko constitue un drame pour la France à l’instar des dictateurs africain à la Mugabé, Idi Amine Dada pour leurs pays.
Le grotesque "avec Carla c’est du sérieux", la vulgarité au salon de l’agriculture "Casse-toi pauvre con" donne à l’étranger une image peu flatteuse de la manière dont ce monarque traite ses compatriotes.