Vendredi 4 juillet 2008
Le documentaire canadien[1] monte en puissance dans sa démonstration lorsqu'il aborde les exemples concrets.
On y apprend à quel point la recherche du profit prime sur toute autre considération. Comment IBM a mis sa technologie des cartes perforées au service de la logistique des camps d'extermination nazis. Comment Coca Cola a créé le Fanta Orange pour pouvoir continuer à commercialiser du sucre avec des bulles dans l'Allemagne hitlérienne. Ou comment Monsanto est le probablement le plus grand serial killer de tous les temps : l'agent orange au Viet Nam, qui fait encore des victimes aujourd'hui, ou, plus près de nous, le Posilac, médicament permettant d'augmenter la production des vaches laitières dans des conditions effroyables et dont des sous-produits, reconnus comme toxiques à la santé humaine, se retrouvent dans la majeur partie du lait consommé quotidiennement sur l'ensemble du territoire américain.
Pour aider à notre édification la plus complète, les auteurs racontent l'histoire des journalistes qui ont voulu exposer à la population l'histoire du Posilac, de quelle manière Monsanto, usant de méthodes d'intimidation diverses et variées qui ne sont pas sans évoquer un bon épisode des Soprano, a réussi à leur clore le bec et à continuer d'empoisonner les Américains en toute quiétude. Et après cela, demandez-vous quelle est la crédibilité de cette société quand elle fait pression sur les gouvernements pour autoriser l'usage des OGM, sensés lutter contre la faim dans le monde et tout ça!

Atteintes à l'environnement, pillage des ressources naturelles, pollutions, empoisonnement des personnes et de la biosphère, soutien aux dictateurs de tous poils, exploitation féroce de la main d'oeuvre la plus fragile (femmes, enfants), privatisation du vivant, spoliation des ressources naturelles, le bilan de l'activité des sociétés dans le monde parle de lui-même.

2partie: http://www.dailymotion.com/video/x608y4_the-corporation-m-moore-n-chomsky21_news

3partie: http://www.dailymotion.com/video/x60mo7_the-corporation-m-moore-n-chomsky31_news

4partie: http://www.dailymotion.com/video/x60mze_the-corporation-m-moore-n-chomsky41_news

5partie: http://www.dailymotion.com/video/x60n6n_the-corporation-m-moore-n-chomsky51_news

6partie: http://www.dailymotion.com/video/x60nij_the-corporation-m-moore-n-chomsky61_news

7partie: http://www.dailymotion.com/video/x60nuh_the-corporation-m-moore-n-chomsky71_news

8partie: http://www.dailymotion.com/video/x60o4k_the-corporation-m-moore-n-chomsky81_news

9partie: http://www.dailymotion.com/video/x60oiw_the-corporation-m-moore-n-chomsky91_news

10partie: http://www.dailymotion.com/mychannel/aqen/video/x60ov6_the-corporation-m-moore-n-chomsky10_news

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Vendredi 4 juillet 2008

Des procès-verbaux de la Réserve fédérale américaine montre l'ampleur de la crise de Bear Stearns


Même s'ils sont écrits dans une langue bureaucratique insipide, les procès-verbaux des réunions d'urgence du conseil de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis, qui ont eu lieu le 14 et le 16 mars et qui ont été publiés le vendredi 27 juin, donnent un aperçu de la crainte qui tenait les autorités financières alors qu'il était devenu évident que la banque d'investissement Bear Stearns était sur le point de s'effondrer.



Des procès-verbaux de la Réserve fédérale américaine montre l'ampleur de la crise de Bear Stearns
Par Nick Beams


La Réserve fédérale a été impliquée dans cette affaire le 13 mars, le jour où Bear Stearns lui a annoncé en même temps qu'à d'autres agences gouvernementales que l'état des ses liquidités était mauvais et qu'elle devrait déclarer faillite le lendemain à moins que l'on ne trouve d'autres sources de financement. Les difficultés de Bear Stearns devenaient de plus en plus aiguës depuis le mois de juin 2007 après que deux importants fonds spéculatifs (hedge funds) qui lui appartenaient se soient effondrés, environ 1,6 milliard $ appartenant aux investisseurs s'évaporant.

Le conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale s'est réuni à 9h15 le matin suivant pour donner son aval à l'opération de soutien. Comme le procès-verbal l'explique, la crainte était bien réelle que le système financier dans son ensemble fut sur le point de s'effondrer.

« Les membres du conseil ont décidé qu'étant donné la condition fragile des marchés financiers au temps présent, la position importante de Bear Stearns dans ces marchés et la contagion attendue qui résulterait de la faillite immédiate de Bear Stearns, la meilleure voie qui s'ouvre à nous est d'offrir un financement temporaire d'urgence à Bear Stearns au moyen d'un arrangement avec JPMorgan Chase & Co. aussi basé à New York. Un tel prêts facilitera les efforts pour résoudre la situation dans laquelle se trouve Bear Strearns qui aidera à préserver la stabilité financière », peut-on lire dans les procès-verbaux.

Non seulement le conseil a-t-il autorisé un prêt à Bear Stearns en passant par JPMorgan Chase, mais il a aussi décidé de libérer des fonds de façon plus générale.

Le procès-verbal note qu'«étant donné les circonstances inhabituelles et exigeantes », le conseil autorise la Réserve fédérale basée à New York, en consultation avec le président de la Réserve, Ben Bernanke, à offrir un financement « aux autres courtiers de premier rang, lorsque la Réserve considérera que des prêts suffisamment accommodants ne sont pas disponibles à l'emprunteur auprès des autres institutions bancaires ».

En d'autres mots, le conseil craignait que l'effondrement de Bear Stearns ne provoque une crise générale de confiance dans tout le marché financier qui mènerait à une crise du crédit.

Cette réunion avait été appelée si hâtivement que le conseil n'a pu convoquer cinq gouverneurs tel que requis par le règlement le régissant. Il a dû invoquer des pouvoirs d'urgence pour pouvoir prendre des décisions malgré la présence de quatre gouverneurs seulement.

Le président de la Réserve fédérale a discuté de la possibilité d'un effondrement financier aux Etats-Unis et dans le monde dans le plus récent témoignage qu'il a donné au Congrès américain sur la crise. Parce que Bear Stearns était très impliquée dans une « large spectre de marchés essentiels », a-t-il dit, sa faillite soudaine « aurait fort probablement entraîné une réaction en chaîne dans ces marchés et aurait pu ébranler la confiance. La faillite de cette compagnie aurait aussi pu semer le doute sur la solidité financière de certains des milliers de partenaires de Bear Stearns et peut-être d'autres compagnies dans le même secteur.

« Étant donné les pressions exceptionnelles sur l'économie mondiale et sur le système financier, le dommage causée par une faillite de Bear Stearns aurait pu être très sérieux et extrêmement difficile à contrecarrer. De plus, l'impact adverse d'une telle faillite ne serait pas limité au système financier, mais aurait été largement ressenti dans l'économie réelle par ses effets sur la valeur des actifs et la disponibilité du crédit. »

L'ampleur de l'implication de Bear Stearns dans les « marchés essentiels » est démontré par le fait qu'elle était impliquée dans des contrats avec d'autres firmes à travers le monde pour un total de 2,5 billions $.

Malgré leur ampleur, les décisions de la Réserve fédérales du 14 mars n'ont pas été suffisantes pour mettre un terme à la crise et le conseil des gouverneurs a dû se réunir de nouveau l'après-midi du dimanche 16 mars dans le but d'arranger la vente de Bear Stearns à JPMorgan Chase. Le point crucial de cette entente a été la décision de la Réserve fédérale de faire un prêt à Bear Stearns qui prendrait en garantie pour 30 milliards de ses actifs. Jamais auparavant la Réserve fédérale avait-elle acceptée des actifs hypothécaires en contrepartie d'un prêt.

Mais l'action sans précédente était centrale pour l'entente par laquelle JPMorgan Chase se portait acquéreur de Bear Stearns. Comme le PDG Jamie Dimon a plus tard témoigné, « Nous n'aurions pas pu ni voulu prendre le grand risque d'acquérir Bear Stearns sans les 30 milliards de la Réserve. »

Et si l'entente n'avait pas été conclue, il y avait une possibilité de voir l'effondrement du système financier mondial le lundi matin, à l'ouverture des marchés asiatiques qui n'étaient qu'à quelques heures.

Selon le procès-verbal : « Les données qu'avaient le conseil indiquaient que Bear Stearns aurait de la difficulté à rencontrer ses obligations financières le prochain jour d'affaires. Un soutien important, tel que l'acquisition de Bear Stearns ou une garantie immédiate pour ses obligations de paiement était nécessaire pour éviter le bouleversement des marchés. »

Le prêt de 30 milliards $ n'est pas la seule mesure extraordinaire de l'entente. La Réserve a aussi octroyé à JPMorgan Chase une exemption de 18 mois des exigences de la Réserve fédérale en ce qui concerne le capital en ce qui touche l'acquisition de Bear Stearns.

De plus, le procès-verbal expliquait la décision prise deux jours auparavant de permettre à la Banque de la Réserve de New-York d'offrir un prêt à tous les courtiers de premier rang. Ces courtiers auraient accès à ce nouveau crédit par leurs banques de compensation (banques offrant des prêts industriels à court terme). La décision d'offrir un crédit aux courtiers de premier rang était « basée sur des développements récents et qui évoluaient rapidement » qui avaient montré qu'il y « avait un aggravement dans une large gamme de marchés financiers dans lesquels les courtiers de premier rang se finançaient eux-mêmes » et que « les courtiers pourraient avoir de la difficulté à obtenir le financement nécessaire pour leurs opérations d'autres sources ».

Trois mois et demi plus tard, la crise immédiate entourant Bear Stearns est passée. Mais cela ne signifie pas que la crise du système financier mondial et américain, largement décrite comme la plus importante depuis les années 1930, est presque terminée. En fait, ce ne pourrait être que le commencement alors que la chute du marché de l'immobilier se traduit par un ralentissement économique aux Etats-Unis.

L'ancien secrétaire américain au Trésor, Lawrence Summers, a noté dans un texte qui fut publié le 30 juin dans le Financial Times : « La possibilité est bien réelle que nous traversions maintenant le plus dangereux instant depuis que la crise financière américaine a débutée en août dernier. Une augmentation impressionnante des cours du pétrole et d'autres marchandises a ébranlé la confiance du consommateur américain et a soulevé de grandes inquiétudes envers l'inflation, ce qui limite ce qui peut être réalisé au moyen d'une politique monétaire en réponse au secteur financier qui, à en juger par la valeur des actions, est à son point le plus bas depuis le début de la crise. Alors que la valeur des maisons continue à diminuer et qu'il est de plus en plus probable que les problèmes font tache d'huile dans les secteurs de la construction et du crédit aux consommateurs, il y a une réelle possibilité que l'économie chancelante nuise au système financier, ce qui affaiblirait l'économie encore plus. »

Summers a dit qu'après une période d'intense activité plus tôt cette année, « la politique est de nouveau dépassée ».

Mettant en garde contre la possibilité réelle que « des institutions financières de haut calibre n'auront pas que des problèmes de liquidité, mais bien de solvabilité » dans les mois qui viennent, il a appelé pour une nouvelle agence législative qui aura pour fonction d'assurer que les régulateurs auront les pouvoirs nécessaires pour faire face à la crise. « Nous avons été chanceux d'avoir pu trouver un partenaire naturel pour une fusion avec Bear Stearns lorsque cette dernière a fait faillite. Nous pourrions ne pas être aussi chanceux la prochaine fois. »

Vendredi 04 Juillet 2008

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par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Jeudi 3 juillet 2008
La descente aux enfers, par Paul Jorion
3 juillet 2008

La spirale baissière de la finance a été un temps interrompue par l’opération de sauvetage de Bear Sterns organisée par la Fed. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Aujoud’hui c’est l’économie réelle qui décroche peu à peu sur tous les fronts, de l’immobilier aux constructeurs automobiles, et les mouvements de panique ne sont pas à exclure.

par Paul Jorion, 3 juillet 2008

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Jetez un coup d’œil à ce graphique emprunté au Wall Street Journal de ce matin : ce genre de profil ne dure pas parce que quelque chose se passe alors qui y met fin et c’est pourquoi il faut le capturer dans l’instant. La légende dit « Défauts de paiement dans le secteur de la construction ». Les condos sont des appartements en copropriété, les single family sont des maisons individuelles, le reste se comprend aisément.

Les banques régionales et de taille moyenne s’étaient petit à petit retrouvées exclues du marché du prêt hypothécaire américain : le « mortgage », et s’étaient spécialisées dans le prêt à la construction. Elles sont aujourd’hui aux abois : elles accordent des sursis à leurs emprunteurs sans qu’il s’agisse là de générosité de leur part : elles se contentent de retarder le moment de vérité où elles devront enregistrer les pertes. Inutile de préciser qu’au vu des courbes, la fin est proche.

Je vous ai tenu au courant du sort des banques commerciales : Citigroup voit ses résultats se dégrader lentement et doit encore encaisser pleinement l’impact des pertes que signifiera pour lui la rétrogradation des rehausseurs de crédit : les monolines, j’en ai déjà parlé. Les banques d’investissement ne vont guère mieux : Lehman Brothers qui est engagé sur la même pente savonneuse que Bear Stearns, a fait passer aujourd’hui la part maximale de la rétribution de ses employés pouvant être versée en titres de la firme de 50 % à 65 % ; c’est ce qui explique paradoxalement qu’isolé parmi les établissements financiers, le cours de son titre ait gagné aujourd’hui 6,7 %.

Il va de soi que l’opération de rattrapage in extremis de Bear Stearns par la Federal Reserve de New York et la banque commerciale J. P. Morgan Chase en mars dernier ne pourra pas être renouvelée. Le ministre des finances américain, Henry Paulson, aujourd’hui à Londres, s’inquiète : il rappelle qu’un système de redressement judiciaire semblable à celui en vigueur pour les banques commerciales n’existe pas pour les banques d’investissement. C’est d’ailleurs ce qui avait justifié une opération inédite accompagnée d’une avance de 28 milliards de dollars consentie par la Fed à J. P. Morgan Chase pour l’aider dans son absorption précipitée de Bear Stearns. Dans les jours qui suivirent, la Fed autorisa ces banques d’investissement à emprunter auprès d’elle en mettant des titres en gage, comme seules avaient le droit de le faire jusque-là les banques commerciales. Les acteurs du monde financier comptent sur le gouvernement américain pour tirer d’affaires les firmes « trop grosses pour tomber » ou « trop interconnectées à d’autres pour tomber » - comme ç’avait été le cas de Bear Stearns - mais personne n’est dupe : mises ensemble, cela fait aujourd’hui beaucoup trop de monde.

La bourse américaine a amorcé une lente plongée dont rien n’exclut désormais qu’elle débouche sur un véritable krach. L’indice Dow Jones a perdu en deux mois, 13,8 % de sa valeur et est retombé à son niveau d’août 2006. Le NASDAQ, le marché spécialisé dans les compagnies de technologie a lui plongé de 9,6 % au cours du seul dernier mois et de 15,1 % depuis le début de l’année. Drapeau en berne, les agences de presse ont annoncé aujourd’hui qu’avec plus de 20 % de baisse depuis leur sommet d’octobre dernier, les marchés boursiers américains sont désormais officiellement « bear » : baissiers.

Dans son rapport publié avant-hier, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) à Bâle, le régulateur des régulateurs du monde bancaire, affirme qu’une panique sur le dollar n’est désormais plus à exclure : les nations qui avaient pris l’habitude de se constituer des réserves en dollars pourraient décider de se dégager brutalement pour stopper l’hémorragie, après avoir assisté impuissantes à une déperdition du dollar par rapport à l’euro de 14 % en un an.

La compagnie automobile Chrysler est elle au bord de la faillite (- 36 % de ventes sur l’année écoulée). Ford et General Motors ne sont pas en meilleure forme : l’action de cette dernière a perdu plus de 15 % de sa valeur au cours de la seule séance d’aujourd’hui pour retomber à son niveau de... septembre 1954, les analystes voient mal en effet comment elle pourrait émerger indemne de l’année 2009 : ses lignes de production continuent de cracher les « gas guzzlers », les « bâfreuses », 4×4 et pick-up trucks, victimes aujourd’hui d’un rejet généralisé bien compréhensible. Bien davantage que d’autres désastres à la valeur affective moins marquée, la fin indigne de leur industrie automobile constituerait pour les Américains un choc psychologique tout à fait déterminant : le symbole le plus parlant sans doute de la fin de l’empire.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).


Article communiqué par Paul Jorion
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Mercredi 2 juillet 2008
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Mercredi 2 juillet 2008

GEAB N°22 est disponible ! Crise systémique globale/

Septembre 2008 -

Phase de l'effondrement de la vraie économie des USA

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 1929, les gens attendant pour entrer à la banque

 

- Annonce publique GEAB N°22 (le 16 février 2008) -

Selon LEAP/E2020, la fin du troisième trimestre de 2008 sera marquée par un nouveau point de emboutage dans le déploiement de la crise systémique globale. À ce moment-là en effet, l'impact cumulé des divers ordres de la crise (voir le tableau ci-dessous) atteindra sa force maximum et affectera décisivement le coeur même des systèmes concernés, sur la ligne du front dont les Etats-Unis, épicentre de la crise courante. Aux Etats-Unis, ce nouveau point de emboutage traduira en effondrement de la vraie économie, étape socio-économique finale de l'éclatement périodique du logement et des bulles financières (1) et de l'action de poursuivre de la chute de dollar US. L'effondrement de la vraie économie des USA signifie le gel virtuel des machines économiques américaines : faillites privées et publiques dans de grands nombres, compagnies et bas fermant de services publics massivement (2),…

Un messager de indication : à partir de mars 2008 et après, le gouvernement des USA arrêtera un service éditant ses indicateurs économiques dus aux restrictions de budget (3). Ceux qui ont lu le GEAB N°2 (02/2006) et ont inclus l'alerte maintiennent certainement dans l'esprit notre anticipation qui a relié la chute prochaine du dollar US À la décision des USA le Fed pour cesser éditer l'indicateur M3. Cette nouvelle décision est un autre signe clair que les chefs des USA prévoient maintenant des perspectives économiques très mornes pour leur pays.

 


 

Perspective de temps des sept ordres de la phase d'impact de la crise systémique globale comme prévu depuis mid-2007 - source LEAP/E2020, GEAB N°18 (10/2007)

Dans cette 22ème issue du GEAB, les experts en matière de LEAP/E2020 essayent en particulier de prévoir très spécifiquement ce qui sortira de l'effondrement de la vraie économie des USA pour les Etats-Unis eux-mêmes et pour les autres régions du monde. En attendant notre équipe présente cinq ensembles de recommandations stratégiques et opérationnelles aidant à se protéger contre la détérioration prochaine de la crise systémique globale. À l'occasion du deuxième anniversaire de la publication de notre « alerte systémique globale de crise » célèbre qui a voyagé le monde en février 2006 (4), LEAP/E2020 aimerait rappeler que nous faisons un pas maintenant résolument dans une ère sans le précédent historique. Nos chercheurs ont insisté sur celui beaucoup de fois en deux dernières années : n'importe quelle comparaison avec les crises précédentes de notre économie moderne serait fallacieuse. Elle n'est ni « remake » de la crise 1929 ni d'une répétition des crises pétrolières des années 70 ou une crise 1987 de marché boursier. C'est vraiment une crise systémique globale, c'est-à-dire une crise affectant la planète entière et remettant en cause les bases mêmes du système international sur lequel le monde a été organisé dans les dernières décennies. Selon LEAP/E2020, il est également instructif pour observer que, deux ans après le dégagement de cette « alerte » qui alors a produit dans le monde entier de l'intérêt des millions de lecteurs et de l'ironie avec condescendance de la plupart des « experts » et de « directeurs » des sphères économiques et financières, chacun est maintenant convaincu qu'une crise se produit vraiment, qu'elle est vraiment globale, et pour la plupart des personnes déjà qu'elle pourrait en effet être systémique. Cependant, c'est toujours un étonnement répété pour que notre équipe voie le degré d'incapacité de ces mêmes experts et directeurs en comprenant la nature spécifique du phénomène dévoilant actuellement. Selon eux, cette crise serait seulement une crise habituelle mais plus grande. En fait qui est comment les médias financiers reflètent les interprétations dominantes de la crise continue. Selon notre équipe, cette approche est non seulement (5) intellectuellement paresseux, elle est également moralement coupable, parce qu'elle a pour qu'une conséquence principale empêche leurs lecteurs (s'ils sont les citoyens simples, les investisseurs privés ou les directeurs publics ou privés d'organisation) de se préparer aux chocs prochains (6).

Pour cette raison, en opposition au tout ce qui peut être lu dedans les médias traditionnels toujours désireux de cacher la vérité et de servir les intérêts de ceux qui les ordonnent, LEAP/E2020 aimerait rappeler que c'est en premier lieu aux Etats-Unis que la crise systémique prend seule une forme sans précédent (« la dépression très grande des USA » en tant que notre équipe a décidé de l'appeler en janvier 2007 (7)) parce qu'elle est dans ce pays, et ce pays, que le monde a obtenu progressivement organisé après la deuxième guerre mondiale. Les diverses issues du GEAB ont intensivement décrit cette situation. En bref, il semble être utile de préciser que ni l'Europe ni l'Asie n'ont un taux d'économie négatif, des millions de lancement d'une crise complète de logement de citoyens hors de leurs maisons, une devise de chute libre, public insondable et déficits commerciaux commerciaux, une récession économique et, sur le tout ceci, un certain nombre de guerres coûteuses à financer.

Ni l'Asie ni l'Europe (ou plus avec précision `ni l'Eurozone') souffrira le plus rugueux, l'impact le plus soutenable et le plus négatif de la crise continue ; mais les Etats-Unis, comme tous les pays/économies fortement liés aux USA (ce que nos experts ont décidé d'appeler « le risque américain ") (8). Un « découplage » a lieu en effet entre l'économie des USA et les autres grandes régions du monde. Mais le « découplage » ne signifie pas que la « indépendance » et lui est clair que, comme prévu par LEAP/E2020 pendant beaucoup de mois, l'Asie et l'Europe seront affectées par la crise. Mais le « découplage » nécessite que l'évolution de l'économie des USA et des autres grandes régions du monde ne sont plus synchronisées, la cette Asie et l'Europe se déplacent maintenant le long des cours plus non déterminés par l'économie des USA.

La crise systémique globale est en fait le commencement d'un « découplage » économique entre les USA et le reste du monde, sachant que les économies « non découplées » seront traînées en bas de la spirale de négatif des USA.

 


 

Auto-emploi des USA dans une diminution raide - bureau de source des statistiques de travail/Merril Lynch (la région ombragée représente la période de la récession des USA)

Les cas du logement (2006) et (des 2007) bulle-éclatements financier sont éloquents. En effet, la grande majorité d'opérateurs (non spécialisés dans le secteur intéressé) a découvert que « la partie avait lieu au-dessus » d'un long temps après que la tendance se soit inversée. Au cours de la période entière d'inversion (qui dure habituellement entre 6 à 12 mois tout au plus), les positions dominantes ont continué la répétition de eux que rien ne changeait et que les soucis naissants n'ont eu aucune raison d'être ; et plus tard, cela les problèmes resterait confiné au secteur intéressé et aux USA seulement. Tout ceux qui, aux USA et ailleurs, ont écouté ces arguments sont amèrement pleins de regrets maintenant qu'elles sont coincées avec les maisons non vendables (ou être empêché environ) ou maintenant qu'elles voient la valeur de leurs capitaux s'émietter jour après jour des marchés boursiers de (9).Concerning, notre équipe a prévu depuis octobre 2007 que les stocks internationaux descendraient par 20 à 60 pour cent selon la région au cours de l'année 2008. Aujourd'hui, nous devons réévaluer nos anticipations pendant que nous estimons que les pertes seront encore plus grandes que celle. En effet, d'une part, les marchés boursiers ont déjà perdu entre 10 et 20 pour cent depuis le début de l'année (10), et, d'une part, l'effondrement de la vraie économie aux USA vers la fin de l'été 2008 traînera vers le bas tous les marchés boursiers. Selon LEAP/E2020, les marchés boursiers internationaux se laisseront tomber probablement par 50 pour cent à la moyenne comparée à 2007 (dans pays naissants y compris) (11). Cette sorte de réévaluation est typique du travail de l'anticipation porté par LEAP/E2020. Mois après mois nous essayons de distinguer qui les tendances se développent et qui se radoucissent afin d'améliorer l'exactitude de nos évaluations. Nous ne tâchons pas « ayons raison » (12), « pour ne pas se vendre » ou « favorisez » n'importe quoi. Nous cherchons simplement et sans préjudice de décrivez à l'avance les conséquences des tendances lourdes au jeu en ce monde 21st-century, et pour partager avec nos lecteurs ce que nous pensons sont les moyens appropriés de se protéger contre les effets les plus négatifs.

Dans cette 22ème issue du bulletin global d'anticipation de l'Europe, avec l'alerte nous retentissons au sujet d'un effondrement de la vraie économie des USA à partir de septembre 2008 et après, nous essayons encore d'avertir ceux soucieux que ce grand événement produise de beaucoup d'ennuis sociopolitiques très graves aux Etats-Unis (13) dont l'économie est vraiment sur un cours croulant (14), une situation extrêmement probablement pour nécessiter des conséquences très lourdes pour le financier et les marchés monétaires, et pour l'économie mondiale. Nous n'avons pas encore atteint le coeur de la crise. Selon LEAP/E2020, nous serons là dans le deuxième semestre de 2008.

 


 

- - - -
Notes : (1) un film très instructif a été récemment nommé au festival de film de Sundance : I.O.U.S.A., dirigé par Patrick Creadon. Pendant qu'il suit le voyage du marcheur de David, le général de contrôleur des USA (et donc responsable de commander des dépenses publiques fédérales), pendant une série de conférences sur l'état de dépenses publiques dans l'ensemble du pays, des expositions de ce film l'impact très direct de la crise courante sur les citoyens américains et des Etats-Unis. Le dégagement de ce film illustre le fait que, dans juste le temps de quelques mois, cette crise a quitté les seuls cercles des experts et des salles de réunion des institutions financiers pour entrer dans la vie quotidienne des USA citizens.(2) en derniers jours, l'effondrement complet des obligations municipales (ou « Munis ") illustre le fait que la crise s'écarte à tous les secteurs de la société des USA. Cet effondrement gèlera tous les projets d'investissement publics programmés par des autorités locales aux USA. Il est l'une des premières grandes victimes de l'implosion des « assureurs de liens » annoncés par LEAP/E2020 dans le GEAB N°19. Il démontre également le fait que les grandes banques sont maintenant incapables de jouer leur rôle des financers de l'activité économique du pays. Sources : Financial Times, 02/13/2008 et Bloomberg, 02/14/2008

(3) source : Administration d'EconomicIndicators.Gov, de sciences économiques et de statistiques, ministère du commerce des USA

(4) voient GEAB N°2, 02/15/2006

(5) la première raison qui peut empêcher ces « experts » pour concevoir le « unconceivable », n'est pas une question d'intelligence mais d'un problème « commercial ». En effet elle les obligerait pour passer en revue la majeure partie de leurs principes intellectuels (leurs hypothèses de travail) et de leur base d'affaires (leurs « clients » n'apprécieraient pas pour apprendre qu'ils étaient sur la voie fausse toutes ces années).

(6) à ce sujet, il vaut de noter le discours très franc fait par la tête de la Banque d'Angleterre, Le roi de Mervyn, qui a récemment averti ses concitoyens que la crise courante descendrait de manière significative leurs normes vivantes. Malheureusement, aucun chef des USA, incluant parmi les Democrats, ne peut produire un tel discours, sachant que leurs concitoyens sont frappés encore plus durement que les Anglais. Source : Le télégraphe, 02/14/2008.

(7) voient GEAB N°11, 01/15/2007.

(8) dans cette 22ème issue du GEAB, l'équipe LEAP/E2020 donne un ensemble de recommandations aidant des investisseurs à s'évaluer « le risque américain » d'un pays, d'un secteur ou d'un investissement.

(9) il en va de même pour tous ceux qui a choisi d'écouter les arguments semblables leur indiquant, le long des années 2006 et 2007, qu'il était impossible pour que le taux de change d'EURUSD aille au-dessus de 1.30, puis de 1.40, et maintenant de 1.50… tout en attendant 1.70 à la fin de l'année 2008.

(10) seulement « les négociants rêveurs » peuvent encore imaginer que les marchés boursiers pourraient s'améliorer vers la fin de l'année, alors que la crise accélère.

(11) Elle vaut de rappeler qu'en janvier 2008, en juste mois, les marchés boursiers globaux ont vu la milliard-valeur d'USD 5.200 entrer vers le haut dans la fumée. Source : Nouvelles de China Daily, 02/10/2008

(12) Même si nos anticipations se sont indéniablement avérées exactes en deux dernières années au sujet de la crise systémique globale.

(13) Voir l'ordre 6 de `: 2ème quart 2007 - 4ème quart 2009 : « Très Grande Dépression » aux USA, l'agitation sociale et l'influence croissante de l'armée sur la gestion publique, GEAB N°18, 10/15/2007

(14) Les prévisions au sujet de l'échec des douzaines de banques des USA en prochaines deux années illustrent la portée des difficultés prochaines. Source : Reuters, 02/01/2008

 

par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Lundi 30 juin 2008

Trois importantes institutions financières émettent un avertissement d'effondrement économique imminent : la Royal Bank of Scotland, Barclays et Fortis




Trois importantes institutions financières émettent un avertissement d'effondrement économique imminent : la Royal Bank of Scotland, Barclays et Fortis
Trois importantes institutions financières émettent un avertissement d'effondrement économique imminent : la Royal Bank of Scotland, Barclays et Fortis


Royal Bank of Scotland


Le 18 juin, le Daily Telegraph nous apprenait que la Royal Bank of Scotland avait averti ses clients de se préparer à un krach majeur des bourses mondiales et des marchés du crédit dans les trois prochains mois, au moment où l'inflation paralyse les possibilités d'action des grandes banques centrales.

« Une période très dangereuse se rapproche rapidement - soyez prêts », mettait en garde Bob Janjuah, l'analyste stratégique de la banque écossaise.


Barclays

Au cours des derniers jours nous apprenions toujours par le Daily Telegraph que l'institution financière Barclays émet à son tour un avertissement de tempête financière alors que la crédibilité de la Réserve fédérale s'effrite.
Le Groupe Barclays Capital a conseillé des clients de se préparer à une tempête financière mondiale, avertissant que la Réserve fédérale américaine a permis au génie de l'inflation de sortir de sa bouteille et de laisser ainsi tomber sa crédibilité « au-dessous de zéro. »

« Nous sommes dans une mauvaise situation. Il y a un choc inflationniste qui s'en vient. Cela sera très négatif pour les actifs financiers… » a déclaré Tim Bond, le stratégiste en chef de la banque.

Le Groupe Barclays Capital prévoit que l'inflation aux États-Unis se dirige vers un taux de 5,5% en août et que la Fed devra relever les taux d'intérêt à six reprises d'ici la fin de la prochaine année, afin de prévenir une spirale inflationniste. Si elle hésite, les marchés obligataires prendront les choses en mains. « C'est le premier test pour les banques centrales depuis 30 ans et elles l'ont traité à la légère. Elles n'ont plus aucune crédibilité, et celle de la Fed est négative en admettant que cela soit possible. Elle a perdu toute crédibilité », a déclaré M. Bond.
Fortis
Fortis prévoit également un effondrement du marché financier US dans quelques semaines ... en raison des injections d'argent (principalement faites par la Fed).


28 Juin, 9h10

Communiqué de presse

BRUXELLES / AMSTERDAM - Fortis s'attend à un effondrement total des marchés financiers américains qui surviendra en l'espace de quelques jours ou de quelques semaines. Cela explique, selon Fortis, la série d'interventions de jeudi dernier pour récupérer 8 milliards d'euros. « Nous avons été sauvé juste à temps. La situation aux États-Unis est bien pire que nous le pensions, » a déclaré le président de Fortis Maurice Lippens. Fortis s'attend à 6,000 faillites parmi les banques américaines qui ont actuellement une faible couverture. Mais aussi de Citigroup, de General Motors, un effondrement total et en train de débuter aux États-Unis. »


Par Dany Quirion pour Alter Info


Sources:

Royal Bank of Scotland: http://www.alterinfo.net/La-Royal-Bank-of-Scotland-prevoit-un-krach-d-ici-septembre_a20920.html



Barclays: http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?xml=/money/2008/06/27/cnbarclays127.xml



Fortis: https://www.kitcomm.com/showthread.php?t=19066
par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Dimanche 29 juin 2008
Globalisation : le pire est à venir.

Patrick Artus et Marie-Paule Virard ont publié en mai 2008 « Globalisation : le pire est à venir » aux éditions La Découverte. Je recopie la page 15 :

« Comment être optimiste lorsqu’on observe l’impuissance des Etats-nations, voire des ensembles régionaux comme l’Europe, et l’inadaptation des grandes organisations internationales ? Certes, les autorités de régulation (notamment la Réserve fédérale américaine, la FED, banque centrale américaine) ont tout fait pour que la crise des subprimes soit surmontée et pour que la crise du système financier international soit évitée. Mais cette crise n’était sans doute que le signe avant-coureur de ce que nous réserve l’avenir si nous persistons collectivement dans la voie actuelle.

Or, que voyons-nous depuis que cette nouvelle alerte – d’une gravité inédite puisque pour la première fois, elle est partie du cœur même du système – s’est déclenchée, sinon la poursuite des mêmes errements que ceux qui ont servi de détonateur à la crise de 2007-2008 ?

Déjà, la fuite en avant a repris, attisée par la course au rendement. Une autre bulle s’est formée sur les matières premières, expression même de la stupidité d’une spéculation qui n’hésite pas à s’enrichir sur le prix du riz, du blé, et sur la ruine des plus pauvres, tandis que les autorités monétaires semblent se résigner à réguler les cycles économiques par la liquidité, c’est-à-dire par les bulles, quel qu’en soit le prix pour les acteurs de l’économie réelle. La banque centrale américaine sauve les banques, mais elle se moque d’inonder le monde de liquidités.

Le gaspillage des ressources rares se poursuit comme si de rien n’était, aiguillonné par les exigences d’une croissance de plus en plus insoutenable. Les capitalismes s’opposent dans un affrontement des valeurs qui ne dit pas son nom. C’est dire si la bataille pour un monde global stable, pacifique et démocratique est loin d’être gagnée.

Il faut le redire une dernière fois : il ne s’agit pas ici d’endosser et d’argumenter un quelconque plaidoyer anti-globalisation. Mais de montrer que celle-ci nous conduit droit dans le mur si, au nom de l’efficacité, l’équité est finalement sacrifiée parce que nos dirigeants politiques renonceront à se donner les moyens d’assumer leurs responsabilités et de réguler collectivement le système. »



De : Artus et Virard
par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Samedi 28 juin 2008

Quelques nouvelles économiques des États-Unis


La classe moyenne doit abandonner sa maison de 4 chambres à coucher pour une maison à quatre roues

Le journal anglais The Guardian et plusieurs autres médias aux États-Unis ont fait un reportage sur cette nouvelle réalité à laquelle de plus en plus de professionnels américains de la classe moyenne sont maintenant confrontés.

 

 En effet, les personnes sans-abri (sans domicile fixe) vivant dans leurs voitures ou dans des motorisés (camping-cars) à travers les États-Unis sont rejoints par une nouvelle catégorie de gens: la classe moyenne.

Alors que les saisies hypothécaires continuent d'augmenter, un nombre croissant de professionnels de la classe moyenne doivent actuellement abandonner leur foyer et doivent quitter leur maison de quatre chambres à coucher pour une maison à quatre roues.

Avec des statistiques toujours croissantes, l’organisme de bienfaisance New Beginnings - dont on pourrait traduire le nom en français par « Un Nouveau Départ » - est un organisme pour les sans-abri de la ville fortunée de Santa Barbara en Californie. Cet organisme a lancé un projet de stationnement sécuritaire, dont l'objectif est de fournir une sorte de refuge pour ceux qui n'ont nulle part ailleurs où aller, sinon dans leurs véhicules.

Guy Trevor a perdu son travail d'architecte d'intérieur suite à la crise. Ayant vendu ses meubles et ayant entreposé ses biens, il vit maintenant dans sa voiture, passant la nuit dans l’un des 12 parcs de stationnement sécuritaires administrés par l’organisme New Beginnings de Santa Barbara.

Il a déclaré « Je me vois comme une victime de la tempête parfaite. » Les personnes qui dorment dans le stationnement sont ... tout simplement comme moi. Ils viennent de maisons normales. Je pense que plusieurs personnes dans ce pays ne se rendent pas compte qu'ils sont, eux aussi, qu’à quelques chèques de paye de la misère. »

Source : http://www.guardian.co.uk/world/2008/jun/26/usa.creditcrunch

Par Dany Quirion pour Alter Info 

 Les pertes enregistrées par les fonds de pension commencent à défrayer les manchettes

Le quotidien The New York Sun nous apprend cette semaine qu’au cours des 9 mois précédents le 31 mars 2008, les cinq fonds de pension de la ville de New York ont enregistré des pertes avoisinant les cinq milliards de dollars, ce qui représente une diminution moyenne de 4,4%.

Ces résultats diffèrent énormément des projections faites il y a à peine un mois par les responsables du budget de la ville de New York qui ne prévoyaient alors aucune perte.

Source : http://www.nysun.com/new-york/city-pension-funds-lose-billions/80738/
 

Les prix du pétrole sont-ils attribuables au pic pétrolier ou à la spéculation?

Cette semaine, sur le site Web de la prestigieuse revue Forbes, un article débutait en ces termes : « Les prix du pétrole qui atteignent désormais des sommets jamais inégalés en raison de la spéculation, font des ravages sur l’économie américaine. »

Par conséquent, pour Forbes, c’est clair. Les prix démesurés du pétrole sont attribuables à la spéculation. Si on y prête attention, on peut parfois voir dans la presse marchande (les mainstream medias) que la hausse des prix du pétrole est essentiellement une question de spéculation sur les marchés financiers.

Certains prétendent toujours qu’il n’y a pas suffisamment de pétrole pour répondre à la demande et ce, malgré les coûts inabordables de l'essence et le ralentissement économique. Pour appuyer leurs propos, ils ont sorti des fonds du tiroir la théorie du pic pétrolier.

À vous de choisir…

Source : http://www.forbes.com/finance/2008/06/23/crude-biderman-margin-pf-etf-in_tt_0623trimtabs_inl.html

Lecture recommandée : http://www.alterinfo.net/Precisions-sur-l-origine-du-prix-eleve-du-petrole_a20064.html

 Les institutions financières pourraient éliminer encore jusqu’à 175,000 jobs

Sur Bloomberg, l’une des plus réputées agences de presse financière de nouvelles en continue et mondialement connue d’abord par son site Web mais aussi par d’autres intermédiaires tels que la télévision et qui doit son nom au multimilliardaire célibataire et à la fois maire de la ville de New York - Michael Bloomberg - on pouvait lire que les plus grandes institutions financières au monde pourraient couper un nombre additionnel de 175,000 jobs au cours des 12 prochains mois. Selon des données compilées par Bloomberg, les institutions financières ont déjà annoncé des réductions équivalentes à 83,000 effectifs au cours des 12 derniers mois.

 

Selon Russ Gerson, le responsable du recrutement de la firme Gerson Group dont le siège social est à New York : « Le pire est à venir. Nous allons connaître une importante réduction d’effectifs. Cela affectera tous les secteurs de l’univers des banques d’investissement de même que l’ensemble de tous les secteurs. » (Aux USA, les banques d’investissement peuvent se comparer dans les pays francophones à des Sociétés de placements ou d’investissements).

 

Source : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601103&sid=a9D9UjMULF4o&refer=news

par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Samedi 28 juin 2008
Un produit de luxe appelé aliment


Mondialisation.ca, Le 27 juin 2008


Qui aurait imaginé que nous devrions entrer dans une boutique pour acheter du riz, des haricots, des légumes et de la viande ? Car nous n’en sommes pas loin. Le prix moyen des aliments a triplé lors des douze derniers mois.

L’an dernier, les maîtres du monde ont investi dans l’industrie de la mort – les armements- 135 millions de dollars, 45 % de plus qu’il y a dix ans, selon l’Institut international d’investigations pour la paix. Les gouvernements ont investi 2,5% du PIB mondial en dépenses militaires. Par habitant de la planète, 202 dollars ont été investis pour alimenter les chevaux de l’apocalypse de missiles, bombes, mines et engins nucléaires.

Résumons : selon la Fao, la valeur des armements est 191 fois plus élevée que les dépenses alimentaires.

En 2007, les USA ont vendu 45% des armes dans le monde. Aujourd’hui ce marché est dominé par 41 entreprises étasuniennes et 34 d’Europe occidentale. Pendant les dix dernières années les dépenses militaires étasuniennes ont augmenté de 65%, dépassant ce qui a été dépensé pendant la seconde guerre mondiale. C’est le coût des interventions en Irak et Afghanistan.

En plus de la disproportion brutale entre ce qu’on investit en mort (armements) et ce qui revient à la vie (aliments), la crise du pétrole – avec le baril à plus de 130 dollars- augmente le prix des aliments de façon terrible. Pendant les 50 dernières années l’agriculture s’est industrialisée ; ce qui a fait augmenter de 250% la production des céréales. Mais cela n’a pas entraîné qu’ils soient moins chers, ou qu’ils arrivent jusqu’à la bouche des affamés.

L’agriculture a commencé à consommer du pétrole sous forme de fertilisants (ils représentent un tiers de la consommation d’énergie à la production, et ils ont augmenté de 130% l’an dernier), pesticides, machines agricoles, systèmes d’irrigation et de transport (des camions pour amener les aliments au marché jusqu’au cyclo du livreur de pizzas). L’agriculture industrialisée consomme 50 fois plus d’énergie que la traditionnelle, parce que 95% de nos produits alimentaires exigent l’utilisation du pétrole. Rien que pour élever une vache et la mettre sur un marché, il faut une consommation de 6 barils, de 158,9 litres chacun. L’augmentation du pétrole ouvre un nouveau marché pour les produits agricoles. Ils étaient auparavant destinés à la consommation humaine, ils sont à présent employés aussi pour alimenter des machines-outils et des véhicules. Le prix du pétrole augmente celui des aliments par le seul fait que si sa valeur comme combustible d’une marchandise est supérieure à sa valeur comme nourriture, il sera transformé en agrocombustible. Qui investira dans la production du sucre si avec cette même canne on obtient plus de gain en fabriquant de l’éthanol ? Evidemment, le sucre ne va pas disparaître des rayons de supermarchés. Mais il sera offert comme article de luxe pour pouvoir compenser l’investissement de celui qui aura arrêté de produire des agrocombustibles.

Il ne s’agit pas d’être contre l’éthanol mais d’être en faveur de la production d’aliments, de manière qu’ils soient accessibles au salaire moyen du Brésilien ordinaire, environ 300 dollars par mois. Personne ne connaît en outre le travail d’esclave ou semi-esclave qui règne dans les plantations de canne brésiliennes, dénoncées récemment par un rapport d’Amnesty International. Il est urgent que le Parlement approuve la proposition de réforme constitutionnelle 438/2001, contre le travail esclave. Malheureusement le gouvernement vient à peine de modifier la mesure qui n’oblige pas à inscrire le travailleur jusqu’à trois mois de contrat. Combien de travailleurs seront-ils condamnés à un régime perpétuel –et légal- de travaux trimestriels et sans droits ?

Certaines entreprises de production d’éthanol obligent leurs travailleurs à récolter jusqu’à 15 tonnes de canne par jour ; et ils ne les paient pas à l’heure mais à la quantité récoltée. L’effort provoque de sérieux problèmes de colonne vertébrale, des crampes, des tendinites et des maladies des voies respiratoires, dues au pollen de canne, des déformations des pieds causées par les grosses chaussures, et des dommages aux cordes vocales à force de garder le cou tordu. Pendant la récolte les travailleurs sont trempés de sueur à cause de la chaleur et de l’effort. Pour couper une tonne de canne il faut mille coups de machette. Les salaires payés à la production sont insuffisants pour assurer aux travailleurs une alimentation adaptée, car malgré les dépenses de location, et de transport depuis leurs lieux d’origine jusqu’à l’intérieur de San Paolo et du Minas, ils envoient à leurs familles une partie de ce qu’ils gagnent.

L’actuel régime de travail réduit la durée de vie professionnelle des coupeurs de canne à environ 12 années. En 1850, où le trafic d’esclaves était libre et l’offre de main d’œuvre abondante, la durée de vie de travail était comprise entre 10 et 12 années. A partir de la prohibition de l’importation des nègres, un meilleur traitement dispensé aux esclaves augmenta cette durée : entre 15 et 20 années.

Si le gouvernement fédéral désire promouvoir la croissance économique et le développement durable, sans mettre en opposition ces deux aspects de notre processus de civilisation, il doit éviter les maux signalés, et faire la réforme agraire de telle sorte que les zones destinées à la production d’aliments se multiplient, en les rééquilibrant par rapport à celles qui aujourd’hui sont occupées par les agrocombustibles.

Edition de jeudi 26 juin de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Qotidiano-archivio/26-Giugno-2008/art50.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 Articles de Frei Betto publiés par Mondialisation.ca
par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Samedi 28 juin 2008


Après la Royal Bank of Scotland, c’est au tour de la Barclays de publier un avis de gros temps et de conseiller le repli aux abris tant qu’il en est encore temps. En sauvant le système bancaire, la Fed a accepté de laisser déraper le dollar. Mais le retour de boomerang a dépassé toutes les prévisions et a provoqué la fuite vers les valeurs refuges, dont le pétrole et les matières premières - déjà sous tension - enclenchant un mécanisme inflationniste qui du même coup provoque la peur et justifie rationnellement celle-ci. Aujourd’hui la Fed est prise au piège de forces mondiales qui la dépassent. Si elle choisit la neutralité en ne relevant pas les taux comme l’attendent des marchés horrifiés par la crainte des anticipations de l’inflation - qui signeraient l’arrêt de mort de la rente - l’économie américaine sera crucifiée par l’abandon des capitaux cherchant la sécurité et par l’inflation importée de la zone dollar. Mais si elle les relève, l’activité déjà anémiée par l’éclatement de la bulle et la thrombose du crédit pourrait caler, au risque de la déflation qui la guette au coin du bois. L’impossible choix de Ben, analysé par Evans-Pritchard.

Par Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, 27 juin 2008

Barclays Capital a conseillé à ses clients de fermer les écoutilles en prévision d’une tempête financière mondiale, les avertissant que la Réserve fédérale américaine avait laissé sortir de sa bouteille le mauvais génie de l’inflation et laissé sa crédibilité chuter « au-dessous de zéro ».

« Nous sommes dans une mauvaise passe », déclare Tim Bond, le responsable du secteur boursier de la banque. « Il y a à l’heure actuelle un choc inflationniste. Cela va s’avérer très négatif pour les actifs financiers. Nous allons nous mettre en position défensive. Les investisseurs s’en sortiront bien s’ils parviennent à préserver leur patrimoine. »

Barclays Capital vient de publier ses Perspectives Mondiales, toujours très lues, où la banque estime que l’inflation aux USA devrait atteindre 5,5% en août et que la Fed devra relever ses taux d’intérêt à six reprises d’ici la fin de l’an prochain, afin de prévenir une spirale inflationniste des prix et des salaires. Si elle hésite, les marchés obligataires devraient passer à l’action. « C’est le premier test pour les banques centrales depuis 30 ans et elles l’ont traité à la légère. Elles ont zéro crédibilité, et celle de la Fed est négative - en admettant que cela soit possible. Elle a perdu toute crédibilité », juge M. Bond.

Ce sombre verdict sur la Fed pilotée par Ben Bernanke a été confirmé par les marchés hier alors que le dollar a baissait par rapport à l’euro après la publication ce mercredi du communiqué de la Fed à la tonalité conciliante.

Les courtiers ont estimé que la Fed paraissait s’éloigner du relèvement de ses taux qui était attendu. Avec pour effet la montée du baril de pétrole à 138 dollars, confirmant ainsi sa fonction d’ « anti-dollar » et sonnant comme un reproche adressé par les marchés à la politique monétaire trop accommodante de Washington.

La décision de la Fed va se répercuter dans les 45 pays dont la devise est liée au dollar dans le monde entier, entraînant la flambée des prix des matières premières. L’inflation mondiale est passée de 3,2% à 5% durant la dernière année.

M. Bond juge que le monde émergent est maintenant sur le point de traverser une grave crise. « L’inflation est hors de contrôle en Asie. Le Vietnam a déjà explosé. La réponse des politiques c’est de s’en prendre au messager, comme ce fut le cas dans les pays développés à la fin des années 1960 et 1970 », note-t-il.

« Ils devront appuyer sur les freins. Il va y avoir une profonde récession mondiale au cours des trois prochaines années, pendant lesquelles les responsables essaieront de ré-enfermer l’inflation dans sa boîte. »

Barclays Capital recommande purement et simplement de prendre des positions vendeuses sur les marchés obligataires en Asie, avertissant que les rendements pourraient bondir de 200 à 300 points de base. Les devises des pays dont la balance commerciale est déficitaire, comme l’Inde devraient être vendues. La courbe des rendements US est susceptible de s’accentuer dangereusement, ce qui provoquerait un bain de sang pour les détenteurs d’obligations.

David Woo, le responsable des marchés des changes de la banque, considère que la politique de la Fed consistant à manifester un laisser-aller vis-à-vis du dollar avait été contrariée par les cours du pétrole, qui pèse désormais lourdement sur la consommation américaine. « Le monde a changé tout d’un coup. Le marché va pousser la Fed à un durcissement de sa position », prévoit-il.

La Barclays estime que les dégâts causés par la crise bancaire mondiale se mettront encore une année avant de révéler toute leur ampleur.

Rob McAdie, en charge de la stratège du secteur du crédit à la Barclays, déclare : « Les problèmes de fonds n’ont pas été traités. Nous sommes encore dans un cycle de réduction de l’effet de levier et nous voyons que les pertes continuent de monter. Nous pensons que les petites banques auront des difficultés à lever des capitaux. Nous sommes très très baissier - à long terme - sur les créances à haut rendement. Le taux de base atteindra 8 à 9% l’année prochaine. »

M. McAdie estime que les investisseurs ont détourné leur attention de la catastrophe au ralenti qui engloutit les assureurs obligataires américains, ou « monolines ». Dans leur ensemble, ces entreprises garantissent 170 milliards d’instruments de crédit structuré et 1000 milliards d’obligations émises par les villes américaines et les institutions publiques.

Les deux majors du secteur - MBIA et AMBAC - ont déjà été déclassées par les agences de notation qui sont devenues plus strictes sur le tard. Le risque réside dans le fait qu’une deuxième baisse de leur note pourrait déclencher une nouvelle vague de difficultés pour les banques. « La solvabilité de nombreuses institutions financières américaines diminuera dans les mois à venir », avertit-il.

La banque a également mis en garde au sujet de l’industrie automobile qui est susceptible de faire face à une crise avec la hausse du prix de l’acier du pétrole. « Leur modèle d’entreprise devra être substantiellement modifié si elles veulent survivre », déclare M. McAdie.

Une petite cohorte de banquiers de la City ne partage cependant pas l’opinion que l’inflation est le principal danger aux États-Unis et dans les pays de l’OCDE. Les équipes de la Société Générale, de la Dresdner Kleinwort, et de la Banque AIG avertissent que la déflation pourrait s’installer lorsque les marchés immobiliers vont s’effondrer sous le poids des niveaux record d’endettement des ménages.

Bernard Connolly, analyste stratégique mondial à la Banque AIG, considère que le ciblage de l’inflation par les banques centrales est devenu une forme de « totémisme qui menace de broyer l’économie mondiale ».

Pour lui ce serait une folie que de créer des millions de chômeurs en déflatant une partie de l’économie afin de compenser une hausse des importations de carburants et des prix des produits alimentaires. Les salaires réels sont compressés par le prix des hydrocarbures, qu’advienne que pourra. Il pourrait être plus sain pour la société de laisser les choses agir en douceur.


Publication originale The Telegraph, traduction Contre Info
par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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