Jeudi 3 juillet 2008
Discussion dans un bureau de tabac de l’est Parisien...

Entendu tel quel :

"Mais qu’est ce que c’est que ces conneries de tortures ou autres salades ? Vous l’avez vu à la télé...elle a rajeunie alors que moi le travail me vieillit

Faut qu’elle me donne le numéro de son esthéticienne !"

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 1 juillet 2008

La France Est Morte ?
envoyé par Face_Occulte_De_Nos_Etats

( quelques commentaires sur cette vidéo )

__________________________________________________

NOUS DIVISER ICI, CONTINUER A PILLER LA-BAS.
UMPS, UDF, FN, LCR, LO, PC, VERTS, acteurs de l'illusion de la démocratie avec, pour certains d'entre-eux, le rôle assigné de récupérateurs du mécontentement de l'électeur de façon à le canaliser pour mieux le laisser patauger dans cette vaste escroquerie qui se nomme RIPOU-blique.
Déchirons notre carte d'électeur, huilons les guillotines !

Ils n'amènent rien à la population que des doutes, un profond désaroi et une crispation psychologique supplémentaire entre les différents citoyens d'un pays....

________________________________________

Qui a le droit de penser à la place d'autrui? Et de se dire qu'il a un meilleur esprit et que ces idées sont "the best" par apport à celles des autres... Seulement des gourous de la pensée unique... Ils n'ont aucun respect des citoyens, ils usent d'eux pour servir leur "appétit dictatorial"

Il veulent le chaos, qu'ils soit servis, ils construisent leurs propres tombent...
wahou.... ils auront crées le chaos des illumina-sion... bravo!!! je leur dit grand penseur... à force de penser vos idées ont fait boum...

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 30 juin 2008

De la publicité paranormale

[via influencia]

Des passants font les frais d’évènements paranormaux survenus à New York! Qui a dit que les fantômes n’existaient pas?

Imaginez-vous dans la rue, vaquant tranquillement à vos occupations quand subitement une voix de femme venue de nulle part et entendue seulement par vous interrompt votre marche en avant! Elle vous susurre: «Qui est là? Qui est là?».

Vous avez beau regarder à droite et à gauche,  impossible d’apercevoir l’interlocuteur! Là, vous commencez à vous demander si vous ne devenez pas fou! Ou si vous êtes « L’élu »!

 

Et la voix de continuer: «Ce n’est pas ton imagination». Inquiétant non? C’est ce qui est arrivé à certains New yorkais qui marchaient en plein milieu de Soho. D’autant plus angoissés, qu’à côté d’eux, les autres passants poursuivaient tranquillement leur chemin, comme si de rien n’était! 
Rassurez-vous, Ghosbusters n’est qu’un film et les esprits gluants n’ont pas encore pris possession de New York. Les habitants de la Big Apple ont toujours la tête sur les épaules et leur imagination ne leur jouait pas un méchant tour. L’opération était en réalité une jolie mise en scène publicitaire pour la sortie de la série fantastique Paranormal State sur la chaîne câblée A&E.
Un immense panneau mural publicitaire a été installé dans le quartier de Soho avec sur le toit un haut parleur capable de cibler une petite zone dans la rue où pouvait être entendu le message. Cette technologie mise au point par la société américaine Holosonics utilise un projecteur de son donnant l’impression que la mystérieuse voix provient de son subconscient! Cette technique de diffusion de contenu audio est déjà utilisée dans les lieux culturels (musées, librairies). Elle sort aujourd’hui des sentiers battus et s’attaque au grand public grâce à une amélioration de son utilisation. Il est désormais possible d’adapter ce «piège audio» à des lieux bruyants, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ce nouvel outil de communication a pour but de ne pas polluer  d’avantage un environnement urbain déjà fort bruyant. Holosonic n’en est pas à son premier galop d’essai puisqu’elle a déjà testé son concept en grande surface, avec Procter & Gamble sur la lessive Tide. Lorsqu’un client potentiel passait près du détergent, un ruissellement d’eau se faisait entendre mettant le consommateur en possible «euphorie d’achat»? Un moyen de communication idéa alliant efficacité et discrétion.

On n’ose imaginer l’utilisation de ce type de haut-parleur pendant une campagne politique : «Vous êtes unique, votez pour moi!».

voir le site de Holosonics

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 27 juin 2008
par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 24 juin 2008

Message subliminal dans les chéquiers ?

lundi 23 juin 2008 par N.O.T.

Saviez vous que tous nos cheques portent un message subliminal !?

Démonstration (à vérifier par vous même !) :

Lorsqu’on libelle un chèque, on écrit sur des lignes dont les deux qui suivent :

Fait à ___________________________

Le _____________________________

Or, en scannant ces "lignes" avec un grossissement à 1200 ou 2400 ppi (ou en regardant avec une bonne loupe) on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas d’une ligne mais d’une succession de caractères.

LEUROPENESEFERAPASDUNCOUPNIDANSUNECONSTRUCTIONDENSEMBLE ELLESEFERAPARDESREALISATIONSCONCRETESCREANTDABORDUNE SOLIDARITEDEFAIT

soit : "L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait."

Il existe aussi un autre message avec le même genre de déclaration "dogmatique" sur l’avenir de la planête et le développement "durable" :

"l’avenir de la planète dépend des capacités de tous à modifier ses modes de production et de consommation ..suffisamment respectueux de l’environnement pour conduite à un développement durable et harmonieux"

Commentaire : Intrigué, j’ai fait mon propre scan... et voilà :

Pour l’image en grand format, clique droit et ’afficher l’image’.

Après vérification, la phrase provient de la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 : voir ici.


(source)

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 1 juin 2008
Naomi Klein : La stratégie du choc
31 mai 2008

« Ces quatre dernières années, j’ai mené des recherches sur ce domaine peu exploré de l’histoire économique : la manière dont les crises ont préparé le chemin de la révolution économique droitière tout autour du globe. Une crise frappe, la panique se répand et les idéologues colmatent la brèche en réorganisant rapidement les sociétés dans l’intérêt des entreprises les plus importantes. Je désigne cette manœuvre sous les termes de “capitalisme du désastre” ». Présentation du dernier ouvrage de Naomi Klein qui, pour l’occasion, a co-réalisé une vidéo promotionelle utilisant sans retenue la technique qu’elle dénonce par ailleurs : le shock & awe, le choc et l’effroi.

La stratégie du choc - La montée d’un capitalisme du désastre

Naomi Klein - éditions Actes Sud

Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l’effondrement de l’Union soviétique, le naufrage de l’épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l’année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraïb ou Guantànamo - aujourd’hui ?.

Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l’avènement d’un "capitalisme du désastre". Approfondissant la réflexion militante entamée avec son best-seller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées clans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout-puissant.

Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.

Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer

La Stratégie du Choc - Vidéo par Naomi Klein et Alfonso Cuaron

Journaliste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la prestigieuse London School of Economics, Naomi Klein est l’auteur du best-seller international No Logo, traduit dans vingt-huit langues et devenu une référence incontournable dans le monde entier. Elle contribue régulièrement à la rubrique internationale de The Nation et The Guardian, et s’est rendue en Irak pour le magazine Harper’s. En 2004, elle a réalisé un film documentaire. The Take, sur l’occupation des usines en Argentine, qu’elle a coproduit avec le réalisateur Avi Lewis

Lire aussi - Naomi Klein : A qui profitent les crises ?

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 30 mai 2008

LaRouche interviewé sur Mai 68
29 mai 2008 - 14:35

26 mai 2008 (EIRNS) — Le magazine russe Russky Zhurnal (Le Journal Russe) a publié le lundi 26 mai une interview de Lyndon LaRouche par Nikita Kurkin à l’occasion du 40ème anniversaire des événements de mai 68 à Paris, qui ouvrirent une période de déstabilisation des nations européennes, et des événements similaires ayant eu lieu aux Etats-Unis. Dans sa réponse, publiée in extenso, LaRouche diagnostique la pathologie des Baby-boomer, la génération actuellement au pouvoir. Elle prend racine dans l’après-guerre, lorsque Harry Truman et d’autres pions de l’Empire Britannique ont rompu avec l’engagement de Franklin D. Roosevelt à libérer le monde de l’oligarchie anglo-hollandaise.

Sous le titre « 68 fut un spectacle orchestré par les services de renseignement », Russky Zhurnal présente Lyndon LaRouche comme « aujourd’hui l’un des personnages publique les plus originaux et truculents des Etats-Unis. Vous pourrez vous en rendre compte en lisant ses réponses aux questions des rédacteurs de Russky Zhurnal à propos des événements de 68 à Paris et de leurs conséquences politiques et culturelles ».

Lyndon LaRouche : il est impossible de répondre correctement à votre question sans quelques commentaires sur le contexte historique de ces événements. Ces éléments sont essentiels pour comprendre la menace directe, provenant de Grande-Bretagne et de ses agents américains, qui pèse sur l’existence du gouvernement constitutionnel des Etats-Unis et le danger de guerre mondiale, voulue par Londres, avec pour principales cibles la Russie, la Chine et l’Inde.

Jusqu’à la mort du Président Franklin Roosevelt, le projet politique des Etats-Unis pour le monde d’après-guerre était d’éliminer toute forme de colonialisme, et particulièrement sous sa forme libérale anglo-hollandaise, à l’aide de sa puissance économique, en convertissant les énormes capacités économiques développées dans la guerre contre le nazisme en puissance économique pour le développement des nations et les libérer de l’asservissement impérial. Nous savions, comme le savait très bien Franklin Roosevelt, que Mussolini et Hitler étaient des créations de Londres, et que Londres était le principal ennemi des Etats-Unis et du monde.

Dès l’été 1944, les Etats-Unis et les cercles de la Société Fabienne de Londres ont amorcé un virage brutal à droite, caractérisé par l’ancien officier SS, le Prince Bernhard des Pays-Bas, et les cercles aujourd’hui représentés par le Prince Philippe. La percée des forces alliées en Normandie, qui rendait la défaite d’Hitler inévitable, fut le signal de ce changement pour cette communauté financière transatlantique et les cercles fabiens qui avaient eux-mêmes créé et installé Benito Mussolini et Hitler. Par exemple, le grand-père de l’actuel Président des Etats-Unis qui, en tant qu’agent de la maison Harriman, a débloqué les crédits nécessaires à l’accession d’Hitler à la chancellerie allemande. Le basculement à droite des cercles financiers aux Etats-Unis vint en écho à ces réseaux. Pour assurer sa réélection en 1944, Roosevelt fut obligé d’accepter Truman, un faire-valoir de Churchill, comme vice-Président. Roosevelt pensait vivre suffisamment longtemps pour se débarrasser du problème que représentait un tel vice-Président.

Nous avons donc eu ce virage à droite dans la deuxième moitié de 1944 et en 1945. Alors que Franklin Roosevelt était anticolonialiste, Truman défendait, parfois dans une forme altérée, le colonialisme britannique et hollandais. C’est sous Truman que fut lancé la doctrine d’ « attaque nucléaire préventive » sur l’Union Soviétique, conçue par Bertrand Russell, ainsi que le déclenchement d’une guerre culturelle avec la promotion active de l’existentialisme et du Congrès pour la Liberté de la Culture (CLC).

Le plus remarquable dans le conditionnement des populations américaines et européennes dans la période d’après-guerre fut l’utilisation du prétexte d’une guerre nucléaire potentielle contre l’Union Soviétique pour construire un vaste appareil de « sécurité intérieure ». Ainsi on utilisa, entre autre, les mesures de sécurité pour réguler la vie économique des familles de « cols blancs » au-delà des limites imposées de stricte surveillance et de régulation.

Ces circonstances nouvelles de l’après 1943 créèrent le ferment culturel et mental des cadres d’Amérique et d’Europe qui donnèrent naissance à la nouvelle génération de « cols blancs, » entre 1945 et 1958.

Je fus le premier à diagnostiquer le segment de la génération des Baby-boomer revendiquant une « nouvelle violence » comme étant essentiellement « fasciste » dans ses penchants sociaux. Je me basais sur mes études minutieuses des évènements du printemps et de l’été 1968 à la Columbia University (à New York - ndt) et d’autres endroits similaires. J’ai publié un rapport en juin-juillet 1968, « La Nouvelle Gauche, le contrôle social et le fascisme. » Je comparais alors les éléments anarchistes impliqués dans le second mouvement de grève de l’Université de Columbia avec la façon dont le Parti Communiste allemand et le Parti Nazi avaient, à plusieurs reprises, échangé de large pans de leurs adhérents durant la célèbre grève générale des tramways à Berlin.

Russky Zhurnal : Qu’est-ce qui lie ces deux choses : l’événement historique de 1968 et le mythe de 1968 ?

Lyndon LaRouche : L’apparition de la génération de la « Nouvelle Gauche » en Amérique et en Europe ne fut pas une éruption sociale « spontanée », elle fut orchestrée sous le contrôle bien tempéré des principaux services de sécurité. Les principales force politique dans les deux grands partis américains sont les individus issus de ce mouvement social, les Baby-boomers/soixante-huitards. Les fabiens britanniques et l’ancien vice-Président des Etats-Unis, Al Gore, en sont de véritables spécimens. Nous avons affaire à un malthusianisme radical dont le rôle fut de détruire l’économie et la culture des strates les plus influentes des Etats-Unis, les enfants de « cols blancs » nés entre 1945 et les profondeurs de la récession économique de 1957-58. Aujourd’hui, les 80 % les plus pauvres des Etats-Unis sont réduits à choisir entre des objets de consommations, mentaux ou physiques, qui leurs sont proposés par la classe prétendument dominante, composée d’un noyau dur de soixante-huitards occupant les positions de pouvoir et d’influence.

Russky Zhurnal : Comment évaluez-vous les conséquences politique et culturelle des événements de 1968 à l’Ouest, et particulièrement aux Etats-Unis.

LaRouche : Si nous identifions correctement « l’Empire Britannique » comme étant le domaine contrôlé par un réseau d’éléments financiers similaire à la « Ligue Lombarde » de Venise au XIVème siècle, aujourd’hui la seule menace politique réelle contre la civilisation est cet « Empire Britannique. » Il s’agit d’une nouvelle forme d’expression de ce qui était appelé le règne du « fascisme universel », comme dans le cas des « Allgemeine SS » nazis.

Russky Zhurnal : quelle importance politique ont les événements de 1968 pour aujourd’hui ?

LaRouche : Il est impossible de saisir précisément l’histoire du monde si l’on ne comprend pas la nature et le sens du phénomène des « soixante-huitards » aujourd’hui.

 

SOURCE

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 30 mai 2008
par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 18 mai 2008

Quelques éléments supplémentaires sur la manipulation des médias par le Pentagone grâce à cet excellent article publié sur Bakchich.info :


Le vendredi 16 mai, par Doug Ireland

Pendant six longues années, le Pentagone a délibérement intoxiqué et manipulé les médias qui couvraient la guerre en Irak. Objectif : influencer l’opinion publique américaine. Doug Ireland revient dans le détail sur ce scandale encore tabou aux Etats-Unis.

C’est une histoire digne d’un roman de George Orwell. Entre 2002 et la fin avril 2008, le Pentagone a fait infiltrer toutes les grandes chaînes de télévision américaines par 75 gradés de l’armée à la retraite. Tous avaient été embauchés par ces médias comme analystes et c’est l’ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, qui a initié ce vaste programme d’intoxication. Si la Maison Blanche occupée par George W. Bush suivait de près le travail des taupes du Pentagone, Rumsfeld avait explicitement interdit à ses hommes de révéler aux chaînes de télévision qu’ils faisaient partie de cette opération.

C’est finalement le New York Times qui a vendu la mèche le 20 avril 2008 . Hélas, aucune des chaînes dupées par le Pentagone, y compris CNN, NBC, CBS, ABC et Fox News, n’ont pris la peine d’en faire état. Même si leurs téléspectateurs ont copieusement été bernés pendant des années. Beaucoup de ces « analystes militaires » partageaient l’idéologie des néo-conservateurs qui n’étaient autres que les plus proches conseillers de Donald Rumsfeld.

Pour récompenser ceux qui vendaient la soupe du Pentagone dans les médias, l’administration américaine ne lésinait pas sur les moyens, quitte à flatter l’égo de tous ces hommes au travers de traitements de faveur : briefings top secrets par les plus hautes instances militaires sur tous les aspects de la guerre en Irak et notamment sur les sommes d’argent faramineuses dépensées. Selon le New York Times, les taupes avaient aussi droit à des « escortes militaires en tenue de cérémonie jusque dans la salle de conférences privée de Rumsfeld, au meilleur service en porcelaine pour leurs goûters, à la sollicitation des conseillers, aux petites notes de remerciement chaleureuses et personnalisées signées de la main de Rumsfeld et à des rappels constants de leur devoir envers le pays. »

Le Pentagone savait pertinemment que les chaînes de télévision rémunéraient ces taupes entre 500 et 1 000 dollars par intervention. La somme variait en fonction du nombre de minutes passées à l’antenne et il n’était pas rares que ces « analystes » aient droit à plus de temps que les reporters attitrés de ces chaînes, au point de squatter les écrans. Pour faire illusion, ils mettaient en avant des « informations fraîches » qu’ils disaient détenir de « sources hautement placées » mais anonymes du Pentagone. Mais ces « informations » soigneusement préparées par les crânes d’oeufs de Donald Rumsfeld étaient souvent truquées ou fausses. De surcroît, ces salades étaient toujours livrées aux téléspectateurs sur un ton optimiste. Ridicule quand on sait que la guerre en Irak, toujours en cours, a d’ores et déjà duré plus longtemps que la Deuxième Guerre Mondiale.

8000 pages de documents internes

Ce que le New York Times décrit comme des « relations symbiotiques » entre ces anciens militaires et le Pentagone montre qu’en réalité tout ce beau monde était soudé par de juteux contrats. En effet, les taupes travaillaient par ailleurs comme lobbyistes, dirigeants, consultants, membres de conseils d’administration de sociétés privées qui cherchaient à tirer profit de la manne de plusieurs centaines de milliards de dollars dépensées par l’administration Bush dans sa « croisade » contre le « terrorisme » en Irak et en Afghanistan. Le tout, répétons-le, à l’insu des chaînes de télévision et de leurs téléspectateurs.

Dans leur ensemble, les taupes représentaient environ 150 entreprises militaires du secteur privé. Le Pentagone n’avait pas choisi ces messieurs par hasard (Rumsfeld a approuvé chaque nom personnellement) et les tenait bien en laisse. Si ces commentateurs s’aventuraient à émettre à l’antenne la moindre critique à l’encontre de la politique de Bush ou ne suivaient pas à la lettre la ligne de propagande fabriquée sur mesure pour eux, ils étaient illico exclus du cercle des privilégiés. Et dans la course aux contrats d’armement et de sécurité, l’accès à l’information et aux décideurs politiques est fort prisé, voire essentiel. La seule menace d’une hypothétique exclusion suffisait donc à leur faire défendre la guerre en Irak comme le Pentagone l’entendait.

Les 8 000 pages des documents internes de ce même Pentagone qui ont alimenté l’enquête du New York Timesinternet. Soit dit en passant, elles révèlent aussi que beaucoup de quotidiens et de magazines ont également été victimes de cette manipulation, à commencer par le Times qui a publié neuf articles prétendument écrits par ces « experts » sans savoir que ceux-ci étaient téléguidés par le Pentagone. sont dorénavant disponibles sur

Mais une étude réalisée par le Projet pour l’Excellence dans le Journalisme de la respectée Fondation Pew a révélé que, dans la semaine suivant la parution de l’enquête du Times sur cette vaste duperie, sur les 48 principaux médias passés au crible, seul le journal télévisé de la chaîne publique PBS avait consacré un reportage au scandale. A titre de comparaison, à la même période, on recensait 50 reportages sur une secte polygame au Texas ! Jusqu’à aujourd’hui, aucune des grandes chaînes privées qui se sont fait enfumées par le Pentagone n’ont pipé mot sur l’opération d’intoxication dont elles ont été victimes. NBC peut éventuellement arguer du fait qu’elle appartient au conglomérat General Electric, un important fournisseur militaire. mais quid des autres ?

Eisenhower avait vu venir le scandale

Une semaine après les révélations du New York Times, le Pentagone a annoncé qu’il mettait fin à cette entreprise de manipulation de l’opinion publique, confirmant ainsi la véracité des informations du quotidien. En dépit du fait que ce programme soit totalement illégal (la propagande gouvernementale dissimulée de ce type et qui cible les citoyens américains a été interdite par des lois successive du Congrès depuis 1951), aucune commission du Congrès n’a indiqué qu’une enquête avec des séances publiques était prévue. Il est pourtant nécessaire qu’un procureur indépendant du même acabit que celui que le Congrès, alors contrôlé par le Parti Républicain, avait désigné pour enquêter sur Bill Clinton avec pour résultat « l’impeachment » du Président Clinton en 1998, soit nommé pour appeler les responsables de ce programme secret à la barre. Mais les Démocrates qui ont aujourd’hui la main haute sur le Congrès ont peur de s’attirer les foudres de toutes ces grandes chaînes de télévision embourbées dans ce scandale.

La morale de cette histoire sordide se trouve dans le célèbre discours de fin de mandat du président Eisenhower. C’était en 1961. Eisenhower avait été le commandant suprême des Alliés en Europe pendant la Deuxième Guerre Mondiale et connaissait la musique. Avant de quitter la présidence, il avait alors mis en garde les États-Unis contre les dangers du « complexe militaro-industriel » en ces termes : « cette conjonction entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. (…) Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d’un tel développement. (…) nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. » Malheureusement, c’est chose faite aux Etats-Unis. Depuis longtemps.


Précédents articles repris par ReOpen911 News sur le sujet : ici et

par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 15 mai 2008

Selon l’Association médicale canadienne, Taser International confronte de façon musclée chercheurs et coroners

Une décision judiciaire rendue en Ohio est particulièrement inquiétante. Un tribunal de l’Ohio a ordonné le retrait de toute référence à l’arme Taser dans les résultats d’autopsie que pratique un médecin légiste. Taser a intenté une poursuite contre le médecin légiste d’un comté de l’Ohio après qu’elle eut avancé que le recours au pistolet à impulsion électrique avait été un facteur ayant contribué à trois décès dans le territoire sous sa juridiction. Le principal médecin légiste des États-Unis a jugé que la décision de la cour, rendue la semaine dernière, était « dangereusement proche de l’intimidation ».

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a mis sur pied une Commission d’enquête sur l’utilisation du Taser à la suite de la mort de l’immigrant polonais, Robert Dziekanski, à l’aéroport de Vancouver en octobre dernier. Robert Dziekanski, 41 ans, venait rejoindre sa mère, Zophia Cisowski qui vit à Kamloops, en Colombie-Britannique. Cette histoire avait fait le tour du monde en raison d’une vidéo captée par un témoin sur les lieux du drame. L’arme à décharge électrique est depuis très mal perçue par la population. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a demandé au juge à la retraite, Thomas Braidwood, de présider cette enquête à deux volets. Une première partie de l’enquête portera uniquement sur la sécurité du pistolet électrique. La seconde partie de l’enquête examinera l’incident au cours duquel est mort Dziekanski quelques minutes après avoir été atteint par une ou plusieurs décharges d’un Taser par des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Thomas Braidwood a ouvert l’enquête en rappelant que des millions de personnes à travers le monde avaient vu l’enregistrement vidéo de la mort de M. Dziekanski, et que la réaction avait été immédiate et intense. Madame Zophia Cisowski, la mère de Robert Dziekanski, ne formule qu’un vœu : que l’enquête mette fin à l’utilisation des armes à décharge électrique. C’est le message que transmettra à la commission l’avocat de madame Cisowski, Walker Kosteckyi. « Des gens sont morts après avoir été victimes du Taser, et un moratoire s’impose, le temps de récolter davantage d’information sur sa sécurité », a rappelé l’avocat. Il explique qu’aucune étude indépendante d’envergure n’a jamais été menée sur l’utilisation du pistolet Taser, ce qui n’empêche pas les forces policières de tenir pour acquise la sécurité de l’arme.

C’est un peu ce que confirme le Journal de l’Association médicale canadienne (AMC) qui prend position dans un éditorial cinglant : « Les dangers associés à l’utilisation du pistolet électrique Taser doivent faire l’objet d’études scientifiques indépendantes ». La publication dénonce la firme Taser International pour avoir financé la réalisation de la majorité des études qu’elle cite afin de démontrer que son produit est sécuritaire. Selon l’association médicale canadienne, Taser International a confronté de façon musclée les chercheurs et les coroners qui se sont inquiétés des dangers du pistolet électrique.

La police d’Ottawa, par exemple, continue d’utiliser le pistolet électrique. Une quarantaine de minicaméras seront insérées à l’intérieur des pistolets. Le sergent Mark Barclay, de l’escouade tactique, croit que la population comprend que le pistolet Taser est utilisé en toute légalité. Paul Smith n’est pas de cet avis. La police d’Ottawa avait utilisé le pistolet Taser contre, lui le 29 mai 2003, alors qu’il était menotté. Une enquête interne avait d’abord innocenté les policiers mais M. Smith a, par la suite, obtenu gain de cause en appel parce que des témoins avaient capté la scène. La police d’Ottawa assure de son côté que les images tournées lors d’un incident ne peuvent pas être manipulées après une intervention. Après les multiples bavures et tentatives de camouflage des corps policiers et leur tendance nouvelle à censurer leurs rapports internes, difficile à croire.

Contrairement, par exemple, aux prétentions de la Gendarmerie royale du Canada, Dziekanski était inoffensif et les images captées en direct confirment que les policiers fédéraux ont déformé les faits pour tenter de camoufler leur bavure. La Presse Canadienne, en vertu des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, a obtenu une copie du rapport de la Gendarmerie royale du Canada sur la mort de Robert Dziekanski. Rapport fortement censuré, il va sans dire. Bien que le nom de M. Dziekanski ait disparu du document de quatre pages, il est clair que ce dernier porte sur l’incident Dziekanski pour quiconque a vu la vidéo prise par un témoin et ils sont des millions dans le monde entier à l’avoir vue. Et cette même vidéo a provoqué une vague de protestations et la tenue à la grandeur du pays de plus d’une douzaine d’enquêtes sur l’utilisation de l’arme Taser par la police. Qu’à cela ne tienne, la GRC protège son personnel : le nom et le grade de l’agent s’étant servi de l’arme Taser, le nom de son superviseur, des détails au sujet de la durée de l’incident de même que le nombre de fois que l’arme a été utilisée ont été censurés.

Des députés de l’opposition, au parlement canadien, et des membres d’organisations de défense des droits de la personne ont critiqué la GRC pour avoir supprimé des détails sur des affaires ayant impliqué l’arme Taser, notamment au sujet des blessures subies par les personnes atteintes de décharges.

Les responsables de la Commission du gouvernement de la Colombie-Britannique ont indiqué que leur enquête - portant sur l’aspect médical, l’usage fait par la police de l’arme Taser, la formation et d’autres questions générales relatives au pistolet à impulsion électrique - se poursuivrait et que leurs conclusions ne seraient pas influencées par la décision du tribunal de l’Ohio. Toutefois, il pourrait en être autrement lors de la deuxième partie de l’enquête qui portera plus précisément sur les circonstances de la mort de Robert Dziekanski à l’Aéroport international de Vancouver, l’automne dernier. « Une fois que nous allons nous pencher sur ce qui est arrivé à l’aéroport, ça va être différent. Ca va être une vraie enquête dans un sens plus conflictuel », a indiqué Art Vertlieb, conseiller de la Commission d’enquête.

Devant cette Commission, un cardiologue spécialisé en électrophysiologie, le Dr Zian Tseng, de San Francisco, a déclaré devant la commission d’enquête que l’utilisation du Taser comporte des risques bien réels. Selon le médecin, même une personne en parfaite santé peut mourir d’une décharge du pistolet électrique, si elle frappe au bon endroit et au bon moment. Il y a environ trois ans, M. Tseng avait fait parler de lui en déclarant qu’une décharge du pistolet pouvait provoquer l’arythmie cardiaque. Le chercheur aurait été approché par l’entreprise Taser pour qu’il révise ses déclarations aux médias, lui offrant même de financer ses recherches, ce qu’il aurait refusé.

Le président-fondateur d’Ageis Industries, Ken Stethem, est venu également témoigner devant la Commission d’enquête, présidée par le juge Thomas Braidwood. L’entreprise fabrique un bâton qui permet d’atteindre les muscles avec une décharge électrique. C’est un compétiteur des industries Taser.

Selon le témoin, Taser International a utilisé une méthodologie déficiente dans la création, l’élaboration et la mise en marché de l’arme à décharge électrique. Il a affirmé qu’une entreprise doit normalement effectuer des recherches médicales et recueillir des données sur la sécurité, avant de tester le produit sur des animaux, puis sur des humains, ce que Taser International n’aurait pas fait, selon lui. Monsieur Stethem a ensuite souligné que l’information sur le brevet du Taser indique que l’arme émet entre 100 et 500 milliampères d’électricité, alors que des recherches médicales ont découvert que 100 milliampères peuvent hausser la fréquence cardiaque à un rythme fatal.

En France, Taser est encore au premier plan de l’actualité. Olivier Besancenot est accusé de diffamation pour avoir déclaré pendant la campagne présidentielle de 2007 que l’arme était responsable de “150” décès aux États-Unis, ce que l’entreprise nie en réclamant le nom des victimes. L’Express a dévoilé que la vie privée d’Olivier Besancenot « a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée ». La compagne de monsieur Besancenot, directrice littéraire chez Flammarion, et leur petit garçon de quatre ans et demi, auraient été également espionnés. Et les comptes bancaires du couple décortiqués. L’Express citait même les dirigeants de Taser France comme les possibles commanditaires de ces actes d’espionnage. La société a aussitôt démenti. Taser France a cependant rappelé qu’un contentieux entre elle et Besancenot doit être réglé devant les tribunaux en juin.

(Source)
par DR publié dans : MANIPULATIONS
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Blog : Business sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus