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Posté le 11.01.2009 par djamazz
Le Hamas sort-il renforcé de l'offensive israélienne ?
Dans un chat au Monde.fr, Jean-François Legrain, chercheur au CNRS, spécialiste du Proche-Orient, estime que le Hamas va dorénavant incarner l'identité nationale palestinienne.
Par Jean-François Legrain
Robert1 : Sur quels critères peut-on parler d'affaiblissement du Hamas, militaires, politiques... ? Comment pourra-t-on déterminer qui a "gagné" ?
Jean-François Legrain : La réponse est liée à l'identité du Hamas. Dans le domaine militaire, il y aura évidemment un échec du fait de la disproportion des forces en présence. Mais le militaire
n'a jamais été essentiel pour le Hamas. Il n'a pas été élu pour libérer la Palestine. Du point de vue diplomatique, il y a également échec, puisque absence de négociations. Mais le Hamas n'a pas
été élu pour négocier avec Israël. L'échec diplomatique a eu des conséquences économiques extrêmement graves pour la bande de Gaza, et cet échec pourra en effet lui être reproché par
certains.
Mais la victoire est, elle, incontestable au niveau de la dignité des Palestiniens et de leur résistance à faire triompher leur identité.
Gex : Israël a-t-il d'autres objectifs que d'affaiblir le Hamas ?
Jean-François Legrain : La guerre de Gaza est une guerre à multiples détentes. Le premier objectif, partagé de facto par la communauté internationale et bon nombre d'Etats arabes, est d'interdire
toute future victoire démocratique d'un parti islamiste.
Mais l'instrumentalisation par le gouvernement israélien de la lutte contre le "terrorisme islamique" vise à un deuxième niveau qui, lui, n'est pas nécessairement partagé par la communauté
internationale et les Etats arabes : détruire l'infrastructure nationale palestinienne et toute institutionnalisation de l'identité nationale.
Remy : La bande de Gaza est étonnamment bien armée. D'où viennent les armes ?
Jean-François Legrain : Le surarmement de la bande de Gaza est en fait un effet de communication initié par le gouvernement israélien, qui affirmait que Hamas possédait des missiles Stinger et
des missiles antichars en quantité. Jusqu'à présent, de telles armes n'ont pas été utilisées.
Il faut se rappeler 1990, quand l'armée irakienne avait été présentée par la coalition comme la troisième armée au monde, ou, plus récemment, les accusations portées contre l'Irak détenteur
d'armes de destruction massive. Tout cela n'est fait que pour justifier une intervention et faire passer l'agresseur pour la victime.
Macoco : De telles armes, non, mais des roquettes sont quand même tirées sur Sderot. La nature des armes est-elle vraiment le problème essentiel ?
Jean-François Legrain : La nature des armes n'a jamais été le point essentiel, car la justification de l'intervention à Gaza par les tirs de roquettes et le non-renouvellement de la trêve est un
simple argument de communication de la part du gouvernement israélien.
En réalité, durant les cinq premiers mois de la trêve, le Hamas s'est abstenu de tirer des roquettes sur le sud d'Israël. Les statistiques de l'armée israélienne en la matière sont très claires.
En lançant une opération armée à l'intérieur même de la bande de Gaza début novembre, Israël savait qu'il relançait les tirs de roquettes et que, par là, il obtiendrait, par ce qui serait
présenté comme une radicalisation de ses adversaires, la possibilité de mener sa guerre, voulue, contre le parti islamiste palestinien, et surtout contre le nationalisme palestinien.
Une fois de plus, Israël montre qu'il refuse d'envisager toute solution politique avec ses voisins palestiniens. Et nous retrouvons là la politique qui avait été clairement définie par Dov
Weisglass, le principal conseiller d'Ariel Sharon, en 2005 : éviter tout processus politique en plongeant la communauté internationale dans le formol. Il s'agissait à l'époque de définir le
retrait unilatéral de la bande de Gaza.
MarieH : Certaines personnes affirment que c'est l'Iran qui arme le Hamas. Cela est-il matériellement possible ? Par quel chemin ces armes passeraient-elles ?
Jean-François Legrain : Si l'hypothèse du financement iranien peut être envisagée, l'importation "physique" d'armes iraniennes ne peut pas l'être. Le caractère artisanal des armes utilisées par
les Palestiniens en est la preuve la plus éclatante.
Fred : Combien d'hommes compte le Hamas ? Sa capacité militaire est-elle affectée par l'offensive israélienne ?
Jean-François Legrain : Il est impossible de chiffrer avec exactitude les capacités militaires du Hamas. Ce serait en tout cas une erreur d'inclure dans ces chiffres, comme l'ont fait le
gouvernement israélien et ses alliés, les forces de police du ministère de l'intérieur palestinien, en effet contrôlées par un ministre Hamas dans la bande de Gaza.
Les premières frappes israéliennes ont été dirigées contre l'ensemble des commissariats de police de l'Autorité palestinienne à Gaza. Il ne s'agissait là que de police civile appelée à assurer la
sécurité civile des Palestiniens. Les forces des brigades Al-Qassam n'ont à ce moment-là subi quasiment aucune perte. Les effectifs des brigades Al-Qassam, quant à eux, véritable force militaire
de Hamas, par définition clandestines, sont impossibles à quantifier par des sources indépendantes.
Hafid : L'armée israélienne a-t-elle été entraînée à la guérilla ?
Jean-François Legrain : L'armée israélienne, depuis de nombreuses années, a entraîné un certain nombre de ses unités à ce qui peut être conçu en termes d'intervention policière dans les
territoires palestiniens. La guerre à Gaza n'entre pas dans cette catégorie, et présente un défi comparable à celui de sa guerre au Sud-Liban : combattre dans des zones civiles. Jusqu'à présent,
l'armée israélienne est restée à l'extérieur des zones les plus densément peuplées, ce qui ne l'a pas empêchée de connaître déjà un certain nombre de pertes.
Patrick : Que gagne le Hamas à envoyer des roquettes, relativement inoffensives, sur les villes israéliennes ?
Jean-François Legrain : Ce tir de roquettes dénoncé tant par Israël que par la communauté internationale avait été défini, justement me semble-t-il, par le rapporteur spécial de l'ONU, Richard
Falk, en termes de "crime de survie". Il s'agissait en effet, pour les Palestiniens de la bande de Gaza et pas seulement ceux de Hamas, de faire savoir que le blocus qui débouchait sur une crise
humanitaire majeure ne les avait pas encore conduits à la mort.
Jonathan : Est-ce que le Hamas a fait tout ce qui était en son pouvoir pour promouvoir la paix avec Israël ?
Jean-François Legrain : Il faut se souvenir que Hamas a été élu dans le cadre d'élections pour l'Autorité palestinienne d'autonomie, une autorité dépourvue de capacités diplomatiques. La
négociation avec Israël est du seul ressort de l'Organisation de libération de la Palestine, OLP, présidée par Mahmoud Abbas, par ailleurs président de l'Autorité palestinienne d'autonomie. Hamas
n'a jamais contesté cette capacité diplomatique de l'OLP. Hamas, en effet, a manifesté des positions qui différaient de celles de l'OLP, mais n'a jamais prétendu les imposer aux négociateurs.
L'injonction faite au mouvement Hamas de reconnaître l'Etat d'Israël, ou même son droit légitime à exister, comme préalable à tout contact avec ce mouvement, ne figure dans aucune des traditions
juridiques et diplomatiques internationales.
Rubi_1: Est-ce que la population de Gaza soutient les tirs de roquettes ?
Jean-François Legrain : L'attitude de la population de Gaza concernant les tirs de roquettes est ambiguë et complexe. D'une part, elle voit les conséquences extrêmement négatives de tels tirs, et
en ce sens, elle souhaite leur arrêt ; mais au même moment, elle ne peut se résoudre à une soumission à ce qu'elle considère de façon unanime comme une agression injustifiée de l'extérieur.
Agression israélienne, mais aussi internationale, du fait de la participation active de la communauté internationale et de l'Egypte voisine au blocus économique dont elle est victime depuis de
nombreux mois.
Jonathan : Quelle est aujourd'hui l'opinion de la population palestinienne sur le Hamas ? Serait-il réélu si des élections avaient lieu ?
Jean-François Legrain : Il est évidemment impossible de répondre à une telle question, et aucun des nombreux sondages effectués toutes ces dernières années ne bénéficie d'une quelconque
fiabilité. De toute façon, aucune élection, qu'elle soit présidentielle ou législative, ne peut aujourd'hui être envisagée en Palestine. Les dernières élections, tant présidentielle que
législatives, ont été saluées comme éminemment démocratiques. La communauté internationale, qui avait reconnu ce caractère, malheureusement, du fait de la victoire de Hamas, s'est empressée de
piétiner immédiatement ses propres principes, en s'alignant sur le gouvernement israélien et sur le mouvement Fatah du président Abbas pour empêcher le mouvement sorti victorieux des urnes
d'exercer le mandat démocratique dont il avait été chargé.
Kynel : Le Fatah semble être sur la touche en ce qui concerne les négociations pour un cessez-le-feu. Cela ne risque-t-il pas de donner plus de légitimité politique au Hamas ?
Jean-François Legrain : Dans le cadre de cette partie de billard à plusieurs bandes, l'OLP et la présidence palestinienne ainsi que le mouvement Fatah sortent comme les principaux perdants
politiques. Au mieux, Mahmoud Abbas passe pour un faible qui a échoué à obtenir une réponse positive tant d'Israël que de la communauté internationale à ses positions politiques ; au pire, il
passe pour un collaborateur.
Rouetos: Est-ce vrai que le Hamas a été soutenu un temps par Israël ?
Jean-François Legrain : Il est indéniable que tout au long des années 1970 et jusqu'au début de 1988, les gouvernements israéliens qui se sont succédé ont fermé les yeux sur le développement des
activités tout d'abord des Frères musulmans, puis, à partir de la fin 1987, du Hamas, alors même qu'à la même période, ces mêmes gouvernements exerçaient une politique systématique de répression
financière, politique et sécuritaire à l'encontre de l'OLP et de l'ensemble de ses organisations.
Mais il ne s'est pas agi d'une aide active, le Hamas n'est pas une marionnette créée par les Israéliens, mais d'une aide par défaut dans le cadre d'une politique du "diviser pour mieux
régner".
L'abandon de cette politique et la répression se sont effectués au printemps 1989, à la suite de l'enlèvement de deux Israéliens assumé par le mouvement, même si le débat interne sur le passage à
la lutte armée n'avait pas encore été réglé.
Rafi : Existe-t-il au sein du Hamas des tendances modérées ?
Jean-François Legrain : Le mouvement Hamas est doté à la fois de courants extrêmement divers et d'une culture très profonde de consensus. Les lignes de fracture ne passent pas, comme il est
souvent avancé, entre une direction intérieure et une direction extérieure, entre une aile modérée et une aile radicale.
Les rapports sont autrement plus complexes et évoluent selon les époques et selon les dossiers. Physiquement, du fait de l'éclatement territorial, le mouvement est constitué des pôles que sont
Gaza, la Cisjordanie, les prisons israéliennes et les différents bureaux de représentation à l'étranger, sans oublier les mobilisations au sein des diverses communautés palestiniennes de la
diaspora.
Alexia : Au final, le Hamas sortira-t-il de cette crise affaibli ou renforcé ?
Jean-François Legrain : A n'en pas douter, l'OLP, qui pendant des décennies a incarné la construction de l'identité nationale palestinienne et la dignité du peuple palestinien dans la résistance,
vient aujourd'hui de perdre, et de façon peut-être irrémédiable, cette qualité. Dorénavant, le mouvement Hamas fait figure, non seulement à Gaza mais également en Cisjordanie et ailleurs dans le
monde, de porte-drapeau de cette volonté de résistance. Pour les mêmes raisons, Saddam Hussein en son temps avait pu dynamiser autour de lui un immense soutien arabe, de même que le cheikh
Nasrallah du Hezbollah.
Paul_1 : Paradoxalement, il me semble que cette guerre menée par Israël rend le dialogue avec le Hamas de plus en plus incontournable. Pensez-vous que Barack Obama parlera avec le Hamas ?
Jean-François Legrain : Parler avec le Hamas est en effet une injonction de la sagesse et du pragmatisme. Le refus de la communauté internationale, et plus particulièrement de l'Europe et de la
France, dans le domaine lui fait porter une énorme responsabilité dans la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.
Le refus de dialoguer nous a coupés de tout canal d'information, mais également d'intervention, tout en nous conduisant à piétiner les principes que nous prétendions défendre. Comment prétendre
être le "monde libre et démocratique" quand on empêche un parti démocratiquement élu d'exercer son mandat ? Il ne faut pas oublier que la prise de contrôle sécuritaire de la bande de Gaza en juin
2007 n'a été que la prévention d'un putsch ourdi de façon conjointe par les Etats-Unis et certains courants internes de Fatah.
George : Mais peut-on parler avec le Hamas tant qu'il prône la destruction d'Israël et la violence ?
Jean-François Legrain : Tout dépend des objectifs que l'on se fixe. Une négociation pour une sortie de guerre se fait non pas avec les interlocuteurs que l'on souhaite ou avec les ennemis tels
que l'on souhaiterait qu'ils soient, mais avec ses adversaires réels.
Le Hamas a montré qu'il était une des expressions les plus importantes, sinon majoritaires, de l'opinion des Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. De ce fait, le Hamas est un
interlocuteur incontournable et d'aucune manière ne pourra être tenu à l'écart d'une négociation sur le fond.
Raul : Comment expliquer la fixation du monde arabe sur ce conflit ?
Jean-François Legrain : Ce conflit, depuis des décennies, se situe en effet au cœur des mobilisations politiques arabes pour des raisons multiples, qu'elles soient purement instrumentales ou
constituent d'authentiques solidarités et implications. La "rue arabe", depuis très longtemps, a manifesté de réelles solidarités avec les Palestiniens.
Les défaites militaires des gouvernements arabes dans le conflit israélo-arabe se sont, dans bien des cas, payées, parfois plusieurs années après, parfois de façon plus rapide, par des
renversements de régime et des révolutions. Aujourd'hui, le régime égyptien est sans aucun doute celui qui risque un jour ou l'autre de payer le prix le plus élevé de son implication active dans
le blocus de la bande de Gaza.
Cette solidarité de la rue arabe peut s'expliquer à la fois par des raisons religieuses, la présence du troisième lieu saint islamique en Palestine avec la mosquée Al-Aqsa, mais aussi par des
raisons d'activisme panarabe. Il faut se souvenir que dans les années 1960-1970, la quasi-totalité des nationalistes arabes qui ont mené des révolutions dans leur pays ont été en contact avec la
révolution palestinienne, tant dans les camps militaires de Jordanie puis du Liban que du point de vue idéologique. La révolution algérienne a été l'un des exemples de la révolution
palestinienne, et la révolution palestinienne a été l'un des exemples de bon nombre de révolutions arabes.
Anouk : Quels sont les scénarios de sortie de crise ? La conclusion d'une paix durable est-elle repoussée de plusieurs décennies ?
Jean-François Legrain : La décision prise par Israël de mener cette guerre à Gaza s'est accompagnée de multiples justifications. Aucun objectif ne paraît clair. Aujourd'hui, en effet, on ne peut
pas envisager le retour du Hamas aux affaires. L'ensemble des infrastructures civiles palestiniennes a été détruit (ministère de l'éducation, des affaires sociales, etc.). Il paraît impossible
d'envisager un retour du Fatah à ces mêmes affaires. Un tel retour serait considéré comme une collaboration active avec l'"agresseur".
Pour Israël, il semblerait que la solution souhaitée serait un certain retour de l'Egypte dans la bande de Gaza, et de la Jordanie en Cisjordanie. Mais rien n'indique que l'Egypte, comme la
Jordanie, soit disposée à jouer un tel rôle. De ce fait, nous nous trouvons aujourd'hui face à une absence de "mandataire" qui puisse exercer son autorité sur la bande de Gaza. Une intervention
directe de la communauté internationale à travers une force militaire d'intervention reste la solution mais les positions actuelles de cette communauté la rendent difficilement envisageable. La
réussite de l'envoi d'une telle force, en tout cas, dépendra de son mandat.
Seule la création d'un Etat palestinien doté de toutes ses prérogatives aux côtés de l'Etat d'Israël, avec une solution juste au droit des réfugiés telle que l'ONU l'a traditionnellement
envisagée, appuyée sur la présence d'une force internationale, pourrait amener un véritable arrêt des hostilités.
Chat modéré par Benoît Vitkine.
Le Monde
http://ism-france.org/
Samedi 10 Janvier 2009
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Posté le 11.01.2009 par djamazz
Aucune trêve sans levée du blocus (Hamas)
Malgré les pressions gigantesque pratiquées sur le Hamas, la résistance est plus ferme que jamais : Il n’y aura pas d'accord de cessez-le-feu ne levant sans que le blocus sioniste imposé sur la
bande de Gaza soit entièrement levé.
Cette annonce a été faîte vendredi, par Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du bureau politique du Hamas en exil à Damas.
Le président égyptien Hosni Moubarak, qui entretient d’excellente relations avec l’entité sioniste avait proposé un plan opaque prévoyant notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période
limitée ».
Au sujet de la délégation du Hamas qui devrait se rendre ce samedi au Caire, Abou Marzouk a déclaré que la délégation demanderait des éclaircissements sur le statut du terminal de Rafah, entre
l'Egypte et le territoire palestinien.
Abou Marzouk a aussi critiqué la résolution adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU, rappelant que celle-ci avait été prise unilatéralement, sans avoir
consulté au préalable le mouvement de résistance.
Insistant sur le fait que l’entité sioniste "fuit toute confrontation (avec les combattants du Hamas) et préfere bombarder de loin femmes et enfants, il a appelé les forces sionistes à "Affronter
les (combattants) et laissez les civils tranquilles".
Samedi 10 Janvier 2009
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Posté le 11.01.2009 par djamazz
La bataille terrestre bat son plein: 12 soldats israéliens tués selon Hamas
Le Hamas a affirmé avoir tué 12 militaires israéliens durant les combats terrestres qui battent leur plein.
Leila Mazboudi
Alors qu'une première déclaration de ce nouvement de résistance a fait état de 8 militaires ayant péri dans une embuscade tendue contre une unité spéciale israélienne à Beit Lahia, au nord de la
bande de Gaza. Une seconde déclaration a indiqué que 4 autres soldats ont été tués par des francs tireurs palestiniens dans plusieurs endroits. Sachant que les combats se poursuivent aussi à Beit
Hanoune, et à Jabalia, au nord, ainsi que dans la ville de Gaza et alentours, particulièrement dans le quartier de Zaytoune, où les troupes israéliennes ont essuyé obus mortiers.
Malgré un déséquilibre des forces très en faveur de l'entité sioniste, les résistants palestiniens parviennent jusqu'à présent à empêcher toute avancée des troupes israéliennes, qui semblent
s'enliser dans la bande de Gaza, depuis qu'elles sont entrées le samedi dernier.
Jeudi, les autorités de l'occupation israélienne ont reconnu avoir perdu 3 de leurs militaires, dont un officier de la brigade d'infanterie Kfir, lorsque son unité a été frappé par une roquette
antichar. Levant à 10 le nombre des militaires israéliens tués, selon les chiffres israéliens. Le Hamas parle quant à lui de 30 soldats tués.
Parallèlement, les roquettes palestiniennes vont plus loin.
Ce vendredi, les brigades Qassam du Hamas ont assuré avoir frappé une fois encore une base militaire israélienne: celle de Tal Nof située à 45 Km de la Bande de Gaza, et ce à l'aide d'une
roquette Grad.
Selon des experts, c'est la distance la plus éloignée atteinte par les roquettes palestiniennes. En plus, cette base comprend un aéroport militaire principal, un centre d'entrainement de
parachutistes, ainsi que des unités de secours. Elle abriterait aussi un arsenal nucléaire.
La résistance palestinienne a également frappé plus fort, intensifiant ses ripostes.
Pas moins de 35 roquettes ont été tirées.( 32 ont été reconnues par les sources officielles israéliennes)
Dès les premières heures de la journée, à l'aube, une salve de 14 roquettes se sont abattues sur 5 colonies; Ashdod, Bi'r as-Saba' (Beersheva), Ashkelon, Eshkol, et Sha'ar Hanegev. 7 d'entre
elles ont frappé l'ouest du Néguev.
Pendant la journée, les factions de la résistance palestinienne qui publient à longueur de journée leur bilan des roquettes tirées, ont fait état de 25 roquettes tirées par les brigades Qassam du
Hamas, et de 9 par les Brigades Quds du Jihad.
Dans un bilan totale depuis le déclenchement de la guerre contre la bande de Gaza, les sources officielles ont parlé de 470 de roquettes lancées par la résistance, alors que les médias israéliens
avancent le chiffre de 790.
Samedi 10 Janvier 2009
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Posté le 11.01.2009 par djamazz
Les roquettes des brigades d’Al-Qassam atteignent la plus grande base militaire aérienne
Les brigades d’Al-Qassam, branche armée du mouvement du Hamas, déclarent que leurs combattants ont pu ce matin, vendredi 9 janvier, tirer une roquette Grad sur Tel Nouf, la plus grande base
militaire aérienne israélienne.
Dans un communiqué militaire dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, les brigades d’Al-Qassam disent : « Les brigades d’Al-Qassam déclarent leur responsabilité dans le
bombardement, pour la première fois, de la base militaire aérienne de Tal Nouf. Elle se trouve à 45 kilomètres de la bande de Gaza. C’est la plus grande base, au centre de la Palestine occupée,
au nord-est de la ville de Jdira. C’est la portée la plus longue que les roquettes des brigades d’Al-Qassam ont atteint jusqu’à maintenant ».
Les brigades d’Al-Qassam soulignent que leurs combattants ont tiré la roquette Grad en direction de la base à 8h05 de ce matin, vendredi. Ce tir fait partie du « Combat Al-Forqane » engagé par
les brigades d’Al-Qassam pour contrecarrer la guerre menée par les Israéliens contre la bande de Gaza. C’est une des répliques à la mort de plus de 760 martyrs et aux milliers de blessés.
Le communiqué ajoute : « Les brigades d’Al-Qassam annoncent cette mission de djihad pour confirmer que l’ennemi n’a fait qu’une bêtise (avec cette guerre). Il pousse ses soldats dans le piège
préparé par nos combattants. Nos combattants les attendent avec impatience pour leur donner les leçons qu’ils méritent. Les jours à venir montreront combien ce Barak était stupide lorsqu’il a
décidé d’entrer à Gaza ».
Samedi 10 Janvier 2009
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Posté le 11.01.2009 par djamazz
"Gaza pardonne nous" scandent les manifestants égyptiens
Gaza, pardonne-nous, ouvrir Rafah n'est pas de notre ressort", c'est par ce cri de regret que des dizaines de milliers d'Egyptiens, 50 mille selon les sources policières, dans une manifestation
monstre qui a eu lieu dans la seconde ville du pays, Alexandrie, pour dénoncer la "complicité et la lâcheté" des dirigeants arabes. S'étant rassemblés après la prière de Vendredi, les
manifestants qui ont critiqué leur gouvernement pour avoir refusé d'ouvrir ce passage, étaient menés par des députés affiliés aux Frères musulmans, principal groupe d'opposition, dont sont issus
les fondateurs du mouvement de résistance palestinien Hamas
Leila Mazboudi
Ils ont dénoncé la "complicité" des gouvernements arabes avec le blocus imposé à Gaza par l'entité sioniste. Une autre manifestation prévue à Arish, localit proche de la Bande de Gaza a été
dispersée par la force. 35 manifestatnts ont été arrêtés.
A Amman, où ont lieu quotidiennement des manifestations, la police a empêché des milliers de manifestants de marcher sur l'ambassade d'Israël. Des enfants ont brandi une banderole sur laquelle on
pouvait lire: "arrêtez de tuer nos petits amis". Portant le keffieh palestinien, les protestataires chantaient: "Pas d'ambassade israélienne sur le territoire arabe" et "les dirigeants arabes
sont des lâches". La Jordanie a signé un accord de paix avec Israël en 1994.
En Palestine occupée des milliers de Palestiniens ont manifesté à l'appel du Hamas, dans la ville occupée d'al-Khalil (Hébron) au sud. Ils ont jeté des pierres sur les soldats israéliens qui ont
riposté en tirant des balles caoutchoutées.
A Naplouse (nord), des milliers de manifestants ont crié "mort à Israël" et scandé des slogans appelant à l'unité palestinienne
A Jérusalem occupé, plusieurs milliers de palestiniens se sont rassemblés dans plusieurs endroits, malgré le renforcement des mesures de sécurité par la police de l'occupation israélienne. Des
heurts ont éclaté.
Au Koweït, reprenant en chœur : "Honte, honte: des Arabes participent au blocus", des milliers de Koweïtiens et de ressortissants arabes ont manifesté dénonçant la participation de certains pays
arabes au blocus de ce territoire, et ce en passant devant le siège du gouvernement, et lors d'un rassemblement devant le Parlement
A Bagdad, des milliers de partisans du courant sadriste ont manifesté dans leur bastion de Sadr City, contre Israël et les Etats-Unis, "partenaire du régime sioniste". Les manifestants
brandissaient des drapeaux palestiniens et des banderoles: "Peuple de Gaza, sois patient, nous arrivons". Une autre manifestation a eu lieu à Falloujah.
Au cachemire des Musulmans ont manifesté dans les rues de la capitale Srinagar, aux cris "Mort à Israël", "Longue vie à la Palestine". Des affrontements ont éclaté avec la police anti-émeute qui
a dû faire usage de gaz lacrymogène pour les disperser. Au moins dix manifestants et six policiers ont été blessés. des manifestations ont également eu lieu au Bahrein,en Afghanistan et au
Kenya.
En Europe, des milliers de personnes ont manifesté à Athènes et Salonique à l'appel de la jeunesse du parti communiste grec (KKE) et du Front syndical du Parti communiste grec.
En Bulgarie, ce sont des centaines de musulmans bulgares qui ont manifesté à Plovdiv, dans le centre de la Bulgarie, selon la radio nationale
Samedi 10 Janvier 2009
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Posté le 11.01.2009 par djamazz
Découverte d'une cache de roquettes dans le sud du Liban
Visiblement, quelqu’un souhaite qu’il y ait une guerre au Liban… Deux jours après que 4 roquettes se soient abattues en territoire sioniste depuis le Liban, voilà que l'armée libanaise et la
force de l'ONU dans le sud du Liban annoncent dans la soirée de vendredi, la découverte d'une cache d'armes contenant un lance-roquettes et des roquettes.
Les armes ont été découvertes "dans le secteur de la localité de Kfarhamam située dans l'est de la zone au sud de la rivière Litani", indique l'armée libanaise dans un communiqué. Militaires
libanais et casques bleus de la Finul sont déployés dans ce secteur.
Parmi les armes, l'armée fait état d'"un lanceur chargé de dix roquettes de 107 mm dans une chambre en béton recouverte d'un filet de camouflage".
Elle ajoute que "24 autres roquettes du même calibre ont été trouvées à côté" précisant que toutes ces armes sont "vieilles et inutilisables".
La cache contenait "environ 34 roquettes Grad-P et des boîtes de munition."
Samedi 10 Janvier 2009
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Posté le 11.01.2009 par djamazz
Peut-on juger en Belgique Ehud Olmert, Ehud Barak et d’autres responsables Israéliens ?
Peut-on juger en Belgique Ehud Olmert, Ehud Barak et d’autres responsables Israéliens pour crime contre l’humanité, crime de guerre et violation des droits humanitaires à Gaza ?
Peut-on juger en Belgique Ehud Olmert, Ehud Barak et d’autres responsables Israéliens ?
En tant que citoyen épris de justice et de paix et devant l’incapacité des Etats dis du « monde libre » d’arrêter les massacres d’une population civile, je m’interroge sur la possibilité de
poursuivre en Belgique le premier ministre Israélien Ehud Olmert, son ministre de la défense Ehud Barak et les généraux de l’armée israélienne qui sont impliqués dans les derniers massacres de la
population palestinienne de la bande de Gaza.
Les faits qu’on pourrait leur reprocher sont : crimes contre l’humanité, crime de guerre et violation grave des droits humanitaires.
Nous savons que sur le plan pénal, la Belgique a exhibé fièrement dans les années 90 une loi dite de « compétence universelle » promulguée exactement le 16 juin 1993 qui permettait aux victimes
du monde entier de poursuivre les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, indépendamment de la nationalité des auteurs et des victimes, et indépendamment
du lieu de perpétration des crimes.
Cette loi a permis d’arriver à certaines condamnations concernant le génocide du Rwanda, l’affaire Hissen Habré au Tachad, l’affaire Pinochet, l’affaire Sabra et Chatila, et une plainte à
l’encontre du général Tommy Franks de l’armée des Etats-Unis, pour des atrocités commises à l’occasion de l’invasion de l’Irak et enfin à l’affaite Bush.
Concrètement il s’agissait pour une victime de déposer directement en Belgique une plainte avec constitution de partie civile auprès d’un juge d’instruction ainsi que le procureur qui a, lui, le
pouvoir de déclencher les poursuites pénales contre les auteurs. Mais dans les faits si l’application de cette loi en Belgique avait commencé à produire certains effets concrets chez certains
auteurs des crimes, celle-ci a dû faire marche arrière, a subi une modification et s’est vidée de sa substance quand il s’agissait de toucher l’Etat d’Israël et les Etats-Unis.
Rappelons-nous qu’en 2003, la plus haute instance judiciaire belge, la Cour de Cassation, a créé la surprise en permettant des poursuites en Belgique pour crimes contre l’humanité contre le
premier ministre Ariel Sharon lorsqu’il ne sera plus protégé par l’immunité liée à sa fonction.
Mais si Ariel Sharon était protégé temporairement par cette immunité, cet arrêt de la cour de cassation ouvrait en revanche la voie à une relance des poursuites contre le général Israélien Amos
Yaron qui avait aussi une « responsabilité personnelle » comme Ariel sharon dans le massacre de plus de 3000 palestiniens de Sabra et Chatila par les phalangistes libanais.
Les avocats des rescapés de Sabra et Chatila se sont félicités de cette décision. «C’est un des arrêts des plus importants qui soit en droit international. La Justice reconnaît que la loi belge
sur la compétence universelle est indépendante du fait que l’accusé ne soit pas en Belgique », a commenté un des avocats.
Par contre cette décision a suscité la colère d’Israël qui a immédiatement rappelé son ambassadeur et qui allait provoquer une crise dans les relations diplomatiques entre la Belgique et l’Etat
hébreu.
Danny Shek, directeur à l’époque des Affaires européennes au ministère des affaires étrangères de l’Etat Hébreu a déclaré : « Pour nous toute poursuite de citoyen israélien, qu’il soit Premier
ministre ou non, est problématique ». « Nous ne sommes pas satisfaits de cette décision et je suis troublé pour le bon déroulement des relations entre la Belgique et Israël » a-t-il ajouté.
A cette pression israélienne vient s’ajouter une autre pression de poids, celle des Etats-Unis qui ont menacé la Belgique si les parlementaires n’abrogent pas la loi ou ne la révisent de manière
que les officiels américains ne risquaient plus rien en se rendant à Bruxelles, les institutions de l’Otan allaient être évacuées vers d’autres pays. Le port d’Anvers serait menacé d’embargo et
le commerce du diamant était également visé.
Le gouvernement belge a fini par céder aux pressions d’Israël et des Etats-Unis en réduisant la portée de sa loi de « compétence universelle ». Des amendements majeurs seront proposés au
Parlement. Ainsi, d’une compétence universelle absolue, on peut dire que la Belgique est passée à une compétence universelle limitée aux seules exigences du droit international.
On peut, dans ce cas précis, sérieusement s’interroger sur l’état de conscience morale des parlementaires qui ont proposé ces amendements et ceux qui ont voté pour ces amendements par rapport aux
nombreux crimes perpétrés par les responsables israéliens, de manière à moduler mon vote aux prochaines élections ou appeler à la désobéissance civile au cas où les votes des amendements auraient
été unanimes.
Néanmoins, tout le monde sait qu’il y a encore un travail de citoyenneté à effectuer et le poids du droit international qu’il faut essayer de faire appliquer au niveau de la Belgique pour ne pas
laisser les crimes des responsables Israéliens impunis.
La compétence universelle ne disparaît pas pour autant : simplement, elle s’identifie désormais avec la compétence universelle de droit commun qui énonce dans son article 12 bis : « Les
juridictions belges sont compétentes pour connaître des infractions commises hors du territoire du Royaume et visées par une convention internationale liant la Belgique lorsque cette convention
lui impose, de quelque manière que ce soit, de soumettre l’affaire à ses autorités compétentes pour l’exercice des poursuites. »
Si la compétence universelle en Belgique se réduit désormais à ce que prévoit le droit international humanitaire, il faut alors rappeler le contenu de ce dernier. En ce qui concerne les crimes de
guerre, le droit international oblige les Etats parties à « rechercher les personnes prévenues d’avoir commis, ou d’avoir ordonné de commettre, l’une ou l’autre de ces infractions graves, et elle
devra les déférer à ses propres tribunaux quelle que soit leur nationalité. Elle pourra aussi, si elle le préfère, et selon les conditions prévues par sa propre législation, les remettre pour
jugement à une autre Partie contractante intéressée à la poursuite, pour autant que cette Partie contractante ait retenu contre lesdites personnes des charges suffisantes. » (CG, art. commun
49/50/129/146)
En ce qui concerne les crimes contre l’humanité, l’Assemblée Générale des Nations Unies a affirmé que ces crimes devaient être réprimés et elle a insisté sur la nécessité que les auteurs de ces
crimes soient « recherchés, arrêtés traduits en justice et, s’ils sont reconnus coupables, châtiés » (A/Rés. 3074 (XXVIII), 3 déc. 1973, § 1).
Même si les chances sont infiniment minces d’obtenir un jour l’inculpation, l’extradition et la condamnation des responsables Israéliens en Belgique, la société civile représentée dans des
associations de défenses des droits humaines (dont certaines connues pour leur lutte contre le racisme sont restées curieusement silencieuses), quelque soit sa tendance idéologique, doit se
mobiliser pour examiner la possibilité de dépôt de plusieurs plaintes contres les criminels Israéliens.
La responsabilité de chaque citoyen doit être engagée dans la manière de réagir face à ces atrocités commises à l’encontre d’une population opprimée, emprisonnée, massacrée par un Etat financé et
soutenu par les pays occidentaux. Comment peut-on comprendre le mutisme de ces Etats démocratiques et défenseurs des droits de l’homme devant ces injustices flagrantes et surtout quand Nicolas
Sarkozy vient de qualifier Israël d’une grande démocratie ? Quelle mauvaise leçon de démocratie qu’on donne au monde !
Enfin, sans tomber dans la précipitation et en gardant la tête froide, il est, à mon avis grand temps de poser un regard nouveau sur la situation du monde. Trop facile d’expliquer et d’analyser
les événements à travers une catégorie d’analyse tout faite et prête à l’emploi pour calmer les foules et échapper à ses responsabilités. Je pense en disant cela au concept de terrorisme qui a
toujours été considéré et examiné comme une cause première et jamais comme une conséquence et une résultante des agissements aveugles de certains Etats.
Abderrahmane El Youssoufi
Doctorant en sciences politiques et sociales à l’ULB
Samedi 10 Janvier 2009
maher_mo@hotmail.com
Posté le 11.01.2009 par djamazz
Allumer des feux, faire la victime et tout brûler
Depuis deux semaines maintenant, les images du carnage à Gaza font le tour du monde. Des dizaines, des centaines de millions d’êtres humains, de toute origine et de toute croyance, dont beaucoup
de juifs, font corps pour manifester leur horreur et condamner sans retenue la barbarie lâche de l’armée sioniste israélienne.
L’image de la « seule démocratie » du Moyen Orient est profondément atteinte. De plus la « victoire espérée » semble se tourner en défaite devant la ténacité de la résistance et des gens de Gaza.
Il est donc vital pour l’état d’Israël de faire quelque chose pour éviter que cette campagne militaire sans foi ni loi, ne tourne pas en une catastrophe pour ses commanditaires.
Je voudrais ici alerter, à mon modeste niveau, sur ce qui me semble une machination machiavélique de cet état, afin d’allumer d’autres incendies un peu partout, dans le but de détourner les
regards, de se repositionner comme le défenseur de tous les juifs dans le monde, comme l’éternelle victime qui lutte pour sa survie, et qui a par conséquent le droit de recourir à loisir à son
terrorisme d’état.
Ce jeudi 8 janvier j’ai reçu un courriel où j’étais l’un des destinataires parmi une vingtaine d’autres personnes. Je ne connaissais personne, ni l’expéditeur, ni les destinataires. J’ai quand
même jeté un coup d’œil au texte du message, et mon sang n’a fait qu’un tour.
Le message prétend que selon un site Internet, un imam a publié « une fatwa » autorisant les musulmans, où qu'ils se trouvent, à tuer des juifs, sous prétexte que tout juif croit en Israël et
œuvre pour cet état à sa façon. Donc tout juif est une cible légitime que les musulmans peuvent abattre. Le message affirme aussi que cette prétendue « fatwa » circule parmi la communauté
maghrébine en France.
J’étais horrifié, moi le citoyen français et musulman convaincu, qu’on parle ainsi au nom de l’islam. Info ou intox ? Qui est derrière cette information ? Est-ce une information complètement
fabriquée, ou volontairement reprise et altérée, pour semer la haine et la zizanie ? Ou est-ce un imam inculte « auto désigné » qui délire devant l’horreur qu’il voit en direct ?
Quoi qu’il en soit, je me devais de réagir et de faire une mise au point. J’ai alors écrit la réponse suivante que j’ai envoyée à tous les destinataires :
Bonjour,
Excusez-moi de vous écrire alors que nous ne connaissons pas et je ne connais pas non plus l'expéditeur du message d'origine, mais là ce n'est pas le plus important à mes yeux.
Je voudrais m'exprimer en tant que citoyen français et musulman convaincu pour dire que cette prétendue fatwa est complètement inadmissible pour l'islam et pour moi en tant que musulman et en
tant qu’être humain. Il n'a jamais été question en islam d'un combat contre les juifs parce qu'ils sont juifs et ne sera jamais le cas. Bien au contraire, tout musulman a le devoir de s'opposer à
toute tentative de nuire à un juif uniquement parce qu'il est juif ou à n'importe quel être humain d'ailleurs. En revanche nous avons le droit, là où nous nous trouvons, de combattre toute
agression et toute injustice par les moyens légaux à notre disposition.
Juifs, Chrétiens, Musulmans, Athées ou gens de toute autre croyance, nous sommes tous dans le même camp pour combattre l'injustice. Aujourd’hui, l'horreur est commis en Palestine à Gaza devant
nos yeux au nom d'un projet colonial sioniste soutenu par des puissances occidentales, un projet d'usurpation des terres et des droits humains, auquel nous devons tous faire face pour que cela
cesse.
J’attends justement de mes concitoyens juifs qu’ils soient en première ligne dans ce combat et qu’ils ne laissent pas le régime sioniste en Israël agir en leur nom.
Je me demande d'ailleurs si cette prétendue fatwa n'est qu'un canular dans le but de détourner les regards du vrai problème et semer la zizanie et la haine entre les communautés et des gens
libres pour qu'ils ne tendent pas la main les uns aux autres dans une cause commune.
Cordialement
Mais ce n’est pas tout. L’on pourrait dire que c’est un problème inter-musulmans. Il n’y a rien qui montre que l’état d’Israël a une stratégie délibérée pour attiser la haine ?
Or, le même jour, ce jeudi 8 janvier, je regardais le JT de 21h sur LCI quand j’ai vu des images qui m’ont fait bondir. Les images sont tournées par un journaliste de la BBC, le premier à être
autorisé à accompagner les soldats israéliens sur le terrain. Des images qui sont donc contrôlées et voulues par l’armée israélienne et que vous pouvez voir en totalité en cliquant ici, sur le
site de la BBC.
On peut voir des soldats inspectant un quartier et des maisons qui avaient subi une attaque la veille. On les voit pénétrant dans une maison de deux étages avec au rez-de-chaussée, dans la cage
d’escalier, une famille d’une dizaine de personnes, des enfants en grande majorité, qui était là depuis 5 jours sans pourvoir se ravitailler correctement. Les soldats ne trouvant rien dans la
maison et se sentant en sécurité vont faire une pause en restant un peu de temps au premier étage comme si c’était chez eux.
Et c’est là qu’on les voit debout en train de prier en se balançant, l’un d’eux tenant un petit livre qu’il lisait et qu’on peut supposer comme étant la Torah ou autre livre juif sacré !
Ensuite, l’un des soldats « pieux » nous répète la même propagande de légitime défense, que les Palestiniens ont voté pour une organisation terroriste, et qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient !
Ces images ont été diffusées en France sur le JT de 13h sur TF1 (toujours ce jeudi 8 janvier), et ont été rediffusées dans différents JT sur LCI. Il est aussi probable qu’elles soient en train d
faire le tour du monde dans les médias ou sur Internet.
Pourquoi l’armée sioniste laisse diffuser ces images ? A quoi vont penser les centaines de millions de personnes horrifiées par le carnage commis à Gaza ? Quel est l’objectif recherché ?
Pourrait-il être autre chose que de créer de l’amalgame entre la religion et la foi juive d’un côté, et les crimes commis par l’armée de l’état sioniste d’Israël de l’autre côté ? Pourrait-il
être autre chose que de faire croire que ce qui se fait, il se fait au nom de la religion juive.
La conséquence est prévisible, dans la tension qui existe un peu partout, c’est d’inciter à plus de haine envers les juifs, et à les considérer tous comme des potentiels criminels sionistes, en
provoquant des réactions antisémites stupides.
C’est du pain béni pour l’état d’Israël lui permettant de justifier ses crimes contre l’humanité, et de faire taire tous les humains qui refusent et combattent cette arrogance sanguinaire, dont
particulièrement tous les juifs qui osent lui dire NON.
C’est pour cela, j’exhorte mes concitoyens juifs avant les autres, de ne pas rester passifs, et d’exprimer clairement leur refus de la politique de terreur de l’état israélien, qui parle à leur
place et qui agit en leur nom. Cet état cherche à allumer des feux partout, des feux qui ne pourront jamais apporter une vraie paix au sein de la famille humaine, bien au contraire, ce sont des
feux qu’on risque de ne pas pouvoir maitriser et qui vont nous brûler tous.
Samedi 10 Janvier 2009
iyad@tele2.fr
Posté le 11.01.2009 par djamazz
Jour 15 du Génocide: Plus de 800 martyrs, Rice justifie
Alors que les soldats de l’entité sioniste n’osent à peine se confronter aux combattants de Gaza, les crimes lâches se poursuivent et la barre des 800 martyrs a été dépassée.
Toute la nuit, les bombardements se poursuivaient sur le territoire.
De nombreux raids aériens israéliens ont visé dans la nuit de vendredi à samedi des maisons à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, et dans le quartier de Zeïtoun, à la périphérie de la
ville de Gaza. Un Palestinien a été tué dans le bombardement d'une maison du camp de réfugiés de Chati, limitrophe de Gaza-ville.
La décision de poursuivre la guerre avait été prise vendredi par le cabinet de sécurité israélien, le Premier ministre Ehud Olmert ayant jugé la résolution de l'ONU inapplicable.
En réponse, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, dans une conversation téléphonique avec Olmert, n’a fait que lui exprimer "sa déception du fait que la violence se poursuive sur le
terrain, au mépris de la résolution ".
Parallèlement, nous apprenons que l’ONU allait reprendre ses distributions d'aide dans la bande de Gaza, affirmant avoir reçu "des assurances crédibles que la sécurité des personnels de l'ONU,
ses installations et ses opérations humanitaires seraient pleinement respectées".
L'Unwra avait interrompu jeudi ses opérations à Gaza après qu'un de ses chauffeurs palestiniens eut été tué par des tirs israéliens sur un convoi d'aide.
Le génocide lancé, officiellement, pour faire cesser les tirs de roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza a coûté la vie à plus d’un tiers de femmes et d’enfants, et des dizaines d'autres
civils, et fait plus de 3.300 blessés depuis son début le 27 décembre, selon des sources médicales à Gaza.
A Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice excuse l’entité sioniste affirmant qu’il est "difficile" pour Israël d'épargner les civils, allant jusqu’à accusé le Hamas
d'utiliser les civils comme "boucliers humains".
Samedi 10 Janvier 2009
http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb
Posté le 11.01.2009 par djamazz
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=506