Pollution aérienne : le pire est à venir
Par Olivier Bruzek
Même l'introduction de jets moins polluants ne suffira pas à réduire les rejets de CO2
Nous le savions, les avions rejettent énormément de CO2. Nous le savions
aussi : le développement attendu des flottes aériennes ne va rien arranger pour l'environnement.
Ce que nous savions moins, c'est que la réalité est pire que le plus noir des scénarios. C'est ce que rapporte le magazine Wired .
Si l'on en croit un rapport corédigé par le ministère américain des Transports , Eurocontrol , la Manchester Metropolitan University et Qinetiq , une société indépendante britannique, on se rend compte que d'ici 2025, les rejets de gaz carboniques dans l'atmosphère ne vont cesser d'augmenter.
Jusqu'alors, on pensait que le déploiement progressif de solutions technologiques alternatives allait permettre de limiter les dégâts. Patatras. Il n'en est rien. L'évolution des rejets serait
même 20 % supérieure à ce qu'avait prévu, l' International Panel on Climate Change , l'organisation prix Nobel de la paix en décembre dernier aux côtés d'Al
Gore.
De fait, l'industrie du transport aérien sera de loin le plus grand pollueur de la planète selon le rapport (non encore publié) "Trends in Global Aviation Noise and Emissions from Commercial
Aviation for 2000 to 2025".
En effet, d'ici 2025 les avions pourraient rejeter chaque année un total de 1,5 milliard de tonnes de gaz carboniques dans l'air. Rappelons que le total des rejets produit par l'ensemble des
habitants et des industries de l'Union européenne s'élève à 3,1 milliards de tonnes de CO2.
La réponse des professionnels du transport aérien ne s'est pas fait attendre. Elle rappelle qu'en 40 ans les avions ont appris à diminuer leurs rejets
de 70 %. Et travaille aussi dur que possible à la mise en place d'énergies moins polluantes.
À suivre... (mais a-t-on le choix ?).
SOURCE
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