Mercredi 7 mai 2008
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Mercredi 7 mai 2008

Les 'sans-papiers', cheval de Troie de la mondialisation




REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE

Les "sans-papiers", cheval de Troie de la mondialisation

mardi 6 mai 2008, par Guylain Chevrier


Les manifestations du 1er mai devaient être animées par des revendications sur le pouvoir d’achat et les retraites, il n’en a rien été car la vedette en est revenue aux premiers sans-papiers régularisés.

Les sans-papiers depuis plusieurs semaines occupent l’actualité. Il a suffi que certains d’entres-eux se mettent en grève, oui, osent se faire connaître de cette façon à quelques-uns, pour que tous les projecteurs se tournent, étonnamment, de ce côté. Etaient alors remisés loin derrière cette actualité, la nouvelle version du code du travail qui en remet en cause le cadre et dont le déclassement de quelque cinq cents dispositions législatives en partie règlementaire, ce qui les rend modifiables par simple décret, représente une véritable bombe à retardement, ou encore, l’allongement de la durée de cotisations à 41 ans pour les retraites ainsi que la demande qui a été faite par la Présidente du Medef, Laurence Parisot, du recul de l’âge de la retraite à 62 ans, ou encore le fait que l’emploi protège de moins en moins contre la pauvreté selon l’observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale…

La grève des sans-papiers, une mise en scène fort à propos

En réalité, c’est à une véritable une mise en scène à quoi nous avons assisté. Tout d’abord, des travailleurs sans-papiers, travaillant dans un restaurant et dont le patron « découvrait » à cette occasion que ceux-ci avaient des faux-papiers, se mettaient en grève, spontanément…, pour demander leur régularisation immédiate. Dès lors, les défenseurs de sans-papiers de tous bords, leurs manifestaient leur soutien, gauchistes et CGT en tête. Voilà que soudain, d’autres sans-papiers se mettaient en grève, particulièrement dans l’hôtellerie comme une trainée de poudre.

Telle n’a pas été la surprise lorsqu’à la suite de cet événement, les patrons de ces sans-papiers ont manifesté à leur tour leur soutien à ceux-ci. Y compris, jusqu’au représentant de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, André Daguin, allant jusqu’à reprendre les slogans gauchistes de régularisation massive, confirmant ainsi l’ampleur du problème inavoué et parfaitement connu des patrons, et pour cause, de l’emploi de travailleurs clandestins dans l’économie nationale. Comme cela était souligné dans le journal le Monde (30 avril dernier), « une grande partie des employeurs savent que leurs salariés sont sans papiers », ceci d’autant que les dernières lois créent l’obligation pour les patrons de les contrôler. Il y a aussi l’Urssaf et les impôts auxquels les salariés cotisent qui présentent une drôle de complicité avec cette situation.

Aussi, au lieu de demander des sanctions pour ces patrons voyous, et de faire que s’arrête cet odieux trafic qui vise à surexploiter la misère dans des conditions dignes du tiers-monde sur notre sol, gauchistes et CGT, mais aussi le PCF et une partie du PS, font passer cette exigence essentielle à l’arrière plan au nom de la régularisation de sans-papiers. La logique humanitaire à l’œuvre ici montre bien ses limites, ses travers et même le danger vital qu’elle représente pour les travailleurs en général contre lesquels joue cette situation en faisant pression sur leurs salaires, leurs conditions de travail et d’exploitation.

Une présentation des sans-papiers discriminatoire vis-à-vis des autres travailleurs

La CGT, dans son argumentaire en faveur des sans-papiers, explique que ceux-ci « ne prennent le travail de personne » car « ils font le travail que personne ne veut. » Sauf que, s’ils font un travail que personne ne veut, ce n’est pas tant en raison d’une pénibilité du travail à quoi rechigneraient les autres, mais en raison des salaires extrêmement bas pratiqués dans certains secteurs où aujourd’hui on recrute essentiellement des travailleurs immigrés, a fortiori, des sans-papiers taillables et corvéables à merci. Le secteur de l’hôtellerie est particulièrement concerné, qui n’a jamais posé, jusqu’il y a peu, de problèmes de recrutement dans la population générale, mais certes, pas au niveau de salaires où on embauche des sans-papiers.

L’argument de la CGT est discriminatoire et insultant pour bien des chômeurs en règle que l’on ne sollicite même pas, y compris des travailleurs d’origine immigrée, parce qu’ils osent prétendre être payés autrement que comme des esclaves modernes.

En réalité ici, la CGT donne indirectement un sacré coup de main à des patrons qui veulent entériner une situation de fait de bas salaires, afin de peser sur les salaires en général tout en apparaissant comme des humanistes, et en appliquant en réalité la logique de l’immigration « choisie », c’est-à-dire des travailleurs immigrés recrutés selon une commande économique du marché et sous une mise en compétition avec les autres salariés. On sait que les chantres de la mondialisation veulent en finir avec les frontières et les Etats-nations qui interviennent dans l’économie et résistent sous la pression de leurs peuples à l’installation d’un grand marché mondial. Mettre un terme définitif à la souveraineté des peuples est de ce point de vue un objectif en soi. La mondialisation en a besoin pour créer la libre circulation des biens et des personnes, pour élever encore le degré d’exploitation et de concentration des richesses. Une logique qui passe par le recours à des travailleurs immigrés sous-payés, voire massivement à des sans-papiers, et ainsi à un moment ou à un autre, qui passe aussi par des régularisations massives ici et ailleurs.

Autrement dit, soutenir de façon globale et indifférenciée une régularisation des sans-papiers, c’est contribuer à mettre en place les règles de la mondialisation dans notre pays. En fait d’un progrès, il s’agit bien là d’une grave régression, c’est un coup de poignard dans le dos de tous les travailleurs.

Une demande de régularisation massive qui nie les enjeux de l’intégration

En regardant même un peu plus loin, on doit s’interroger sur les effets d’une régularisation massive des sans-papiers qui ne pose pas qu’un problème vis-à-vis de la question du travail, mais aussi en regard de la question du lien social, de l’intégration. On connait déjà les effets d’une immigration continue dans notre pays dans un contexte économique de crise, avec une intégration dont les conditions ne sont pas réunie et les problèmes que cela pose à notre vivre ensemble qui se dégrade, incluant le développement de ghettos. L’immigration d’origine sub-saharienne n’a cessé de se développer depuis trente ans, dont quatre vingt pour cent vient du Mali, marqué par la polygamie, les mariages arrangés (forcés au pays), sans aucune contraception interdite par leur religion, poussant à la multiplication des enfants dans ces familles. Nous sommes dans bien des quartiers populaires à la limite de l’explosion en raison des déséquilibres ainsi créés, et on voudrait encourager à un nouvel appel d’air de l’immigration clandestine par des régularisations massives de sans-papiers qui verraient-là une voie royale ?

C’est n’avoir plus aucun sens des responsabilités vis-à-vis de la nation, de son peuple, que de refuser de voir cette réalité, d’en ternir compte dans les choix politiques. C’est sur elle d’ailleurs que Sarkozy s’est appuyée, pour aller chercher une partie de ceux qui l’ont élus dans les milieux populaires, en prétendant refuser l’immigration clandestine, alors que ses amis du Medef n’hésitaient pas à y avoir recours de façon massive et jusqu’à aujourd’hui.

Une nation, c’est une forme de conscience, celle des valeurs que l’on a en commun auxquelles figures les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, les acquis sociaux comme bien commun, la démocratie, l’égalité hommes-femmes, la laïcité évidemment... Croit-on que ces choses s’acquièrent sans règles, sans exigences, sans mesure dans mélange entre ceux qui à minima en sont conscients et ceux qui viennent d’autres pays et d’autres cultures qui sont à mille lieux de ces progrès que leurs sociétés ignorent, malgré eux.

Lutter contre la mondialisation, c’est combattre le recours par les patrons à des sans-papiers

Il faudrait sans doute, pour lutter efficacement contre la mondialisation, rejeter toute idée de régularisation massive des sans-papiers, tout en modifiant les règles économiques qui créent les conditions de cette immigration, alors que la faim gagne, avec l’augmentation considérable des denrées alimentaires et de l’énergie, dans le tiers-monde. Il s’agit ici de refuser la logique de la mondialisation en refusant la banalisation de l’utilisation de travailleurs sans-papiers par le patronat en France tout en combattant la logique économique qui conduit à mettre à genoux les pays d’où viennent ceux qui immigrent.

Au vu de la réalité de la France d’aujourd’hui, il n’est pas possible de banaliser cette situation et d’encourager à ce qu’elle continue de se dégrader autant d’un point de vue économique, social que politique. De la gauche à l’extrême gauche à présent, il semble que l’on ait tout oublié de ce à travers quoi le peuple de France s’est édifié, de la conquête de la nation et de la République au meilleur modèle social au monde, et encore, les droits du travail les plus avancés, la libération des femmes du paternalisme de la tradition et de la religion, un Etat réellement indépendant des Eglises tout en étant respectueux du droit de croire ou de ne pas croire… Autant de biens communs que l’on ne brade pas au nom d’un humanisme béat, mais que l’on doit défendre en maintenant une cohérence, qui ne permet pas tout et n’importe quoi.

Des fossoyeurs du peuple qui se prennent pour les sauveurs de l’humanité

A en croire le journal l’Humanité qui s’appuie sur un sondage dont il a passé commande à l’Institut CSA, 84 % des Français seraient pour la régularisation des sans-papiers, laissant entendre qu’ils convergeraient dans le sens d’une régularisation massive, comme le soutien le journal. En regardant les choses de plus près, il faudrait être plus mesuré, car seulement 21 % des interrogés se prononcent pour une régularisation de « l’ensemble des sans-papiers », ils sont en revanche 63 % à être favorable à « une régularisation au cas par cas ». Un sondage qui montre l’absence de racisme des Français dont on les accuse régulièrement mais aussi un certain réalisme, en refusant une régularisation massive sans condition, extrêmement dangereuse pour notre pays, à laquelle s’oppose l’idée du « cas par cas ». Les Français ne peuvent faire moins face à cette campagne de culpabilisation qui ne laisse encore une fois, sur la question de l’immigration, pas beaucoup de place à un réel débat, qui puisse dépasser la caricature droite-gauche habituelle ou l’opposition humanistes-fascistes, et pose les véritables problèmes de société qui en relèvent.

Il y a sans doute des cas qui justifient une régularisation, mais pas au nom du fait qu’ils cotisent à la sécurité sociale ou paient des impôts, argument fallacieux qui tient justement à une irrégularité qui est le propre du choix de celui qui immigre clandestinement et trompe l’administration. Mais plutôt par exemple, en raison d’avoir passé un certain nombre d’années en France dans ces conditions de sans-papiers tout en ayant une famille à charge. Voire, ceux qui ont travaillé avec un titre de séjour et l’ont perdu parce qu’ils n’avaient plus de travail et entre temps s’étaient installés.

Une large partie de ceux qui ici soutiennent les sans-papiers sans condition sont les mêmes qui demandent le droit de libre installation des immigrés en France, ainsi que leur droit de vote à toutes les élections, au nom de la lutte contre les discriminations. Une aide précieuse à ceux qui rêvent de détruire toute idée de nation et de souveraineté populaire afin de faire place nette au marché.

La révolution est toujours trahie par ceux qui veulent sauver le monde au nom de bons sentiments qui transforment finalement la politique en ventre mou de l’histoire, en livrant au passage les peuples aux pièges de ceux qui les veulent à leur main. C’est une maladie infantile de la politique parait-il, mais à quand le remède ?

Guylain Chevrier

Historien


Mercredi 07 Mai 2008
par DR
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Mercredi 7 mai 2008
La préparation à un risque de grippe aviaire mobilise de nombreux acteurs. Afin de répondre à l'attente d'information du grand public, des professionnels et des médias concernant la grippe aviaire, un espace d'information interministériel est en ligne sur www.grippeaviaire.gouv.fr
Depuis le 11 avril 2008 le niveau de risque est qualifié de faible (communiqué de presse du 11 avril 08)

par DR
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Mercredi 7 mai 2008

'Freedom House' critique la situation des Droits de l'homme aux Etats-Unis  07/05/2008

L'organisation américaine des Droits de l'homme, "Freedom House", a annoncé, dans un rapport, qu'un Américain sur 37 avait été, au moins, une fois, emprisonné, aux Etats-Unis. "Freedom House" a ajouté, dans son rapport, que, malgré les slogans démocratiques du gouvernement américain, les cas de violations des Droits de l'homme étaient extrêmement nombreux dans ce pays. Le nombre très élevé des prisonniers, la pauvreté des gens de couleur et le contrôle direct des médias par l'exécutif, sont des cas graves de discrimination et de violation des Droits de l'homme, selon ce rapport.
IRIB
par DR publié dans : USA NWO
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Mercredi 7 mai 2008

La Géorgie est 'proche d'une guerre' par sa propre faute (représentant de la Russie auprès de l'OTAN)  07/05/2008

La Géorgie est 'proche d'une guerre' par sa propre faute (représentant de la Russie auprès de l'OTAN)
La Géorgie est à deux doigts d'une guerre par sa propre faute, estime le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN Dmitri Rogozine.

C'est ainsi qu'il a commenté, à la demande de RIA Novosti, une déclaration faite mardi au Parlement européen à Bruxelles par le ministre géorgien de la Réintégration territoriale Temour Iakobachvili. D'après le ministre, Tbilissi est "très proche" d'une guerre avec la Russie.

"En effet, la Géorgie est très proche d'une guerre, mais la faute en incombe à Tbilissi, a indiqué M. Rogozine.

A son avis, les responsables politiques géorgiens réalisent un plan "approuvé par leurs sponsors étrangers" et consistant à accuser la Russie d'aggraver la situation dans la zone des conflits.

Le diplomate russe a qualifié ces accusation de "mensonge cynique et éhonté".

Il estime que les autorités géorgiennes ont l'intention de prendre Soukhoumi de force en utilisant à cet effet les commandos géorgiens entraînés par des instructeurs de l'OTAN.

"Cette aventure pourrait provoquer une effusion de sang", affirme M. Rogozine.

Selon lui, les dirigeants russes font tout leur possible pour apaiser la situation. Cependant, ils sont prêts à prendre les dispositions nécessaires afin de protéger leurs concitoyens.
RIA-Novosti
par DR publié dans : OTAN - ONU - NWO
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Mercredi 7 mai 2008

Un important syndicat irlandais dit « non » au Traité de Lisbonne
7 mai 2008 - 14:37

7 mai 2008 (EIRNS) – Un important syndicat irlandais, le Technical, Enineering and Electrical Union (TEEU), a appelé à voter contre le Traité de Lisbonne. Ce syndicat qui compte 45 000 membres rejoint ainsi l’UNITE, un autre syndicat irlandais qui s’était prononcé contre Lisbonne le mois dernier.

La décision du TEEU fut immédiatement approuvée par le Sinn Fein, dont la porte-parole, Mary Lou McDonald a déclaré : « Le Sinn Fein partage l’analyse du TEEU, selon laquelle le Traité de Lisbonne n’aborde pas la question la plus importante pour les travailleurs européens : la protection de leurs droits. »

Le TEEU fonde en effet son opposition sur des récentes décisions de la Cour de Justice de Luxembourg, notamment les arrêts Viking et Laval, dont les effets rappellent la directive Bolkestein.

Le 18 mai, le Irish Congress of Trade Unions, un groupement de syndicats comptant quelques 500 000 membres (dans un pays de 4 millions d’habitants), se prononcera sur le Traité.
par DR publié dans : LA FRANCE - NWO - L'EUROPE - BIG BROTHER
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Mercredi 7 mai 2008

Irak : Sécurité au cœur d'une dangereuse alliance


En Irak, l'inquiétude des oulémas est saisissante et elle devrait donner à réfléchir aux cadors de Bagdad, sauf que, très visiblement, on tend de moins en moins à se creuser les méninges, au sein de l'équipe dirigeante, sur des questions qui touchent à la survie de la nation. Bagdad est en passe de signer un accord dit "sécuritaire", qui risque de faire passer le pays, pour des années durant, si ce n'est pour des décennies entières, sous la férule d'une Amérique, qui, de l'aveu du candidat MacCain, ne voit en Irak qu'une vache à lait, un puit de pétrole, une case de choix, sur son échiquier moyen-orientale. Et c'est bien une telle perspective qui inquiète le numéro deux de la Coalition chiite pour un Irak uni, Mohsen Hakim, qui répétait, hier, au micro d'Al Alam, et à bon droit, que tout accord avec les Etats-Unis, dès lors qu'il concerne la sécurité, devrait être conclu sous conditions : primo, l'accord ne peut être signé que sur fond de consensus large. Secundo, la signature ne peut figurer qu'en bas d'un accord aux clauses transparentes, et tertio, le texte doit respecter à la lettre le double principe de souveraineté et d'indépendance irakienne. Bref, autant d'exigences censées donner du fil à retordre à la puissance occupante, ainsi qu'à ses fidèles du cru, qui caressent, hélas, le rêve de voir émerger un jour, en lieu et place d'Irak, une nouvelle Corée du sud, car, on le sait bien, cette Amérique, qui s'apprête à planter ses bases militaires, au bord de l'Euphrate, n'a pas pour habitude de décamper, pour un "oui" ou pour un "non". Si elle se dit prête à dépenser des milliards de dollars supplémentaires en hommes et en argent, c'est parce qu'elle compte bien, et nous nous référons, encore une fois, à M. MacCain, y maintenir une "présence centenaire", une présence, qui équivaut, et, cette fois, nous renvoyons à l'expérience de ces huit dernières années, à des guerres sans fin, à des effusions de sang, à des crises humanitaires, à des conflits ethniques, à la désintégration des Etats....et on en passe!!!

Mercredi 07 Mai 2008
par DR publié dans : USA NWO
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Mercredi 7 mai 2008

Chirac appelle à nouvel ordre mondial



Discours prononcé par M. Jacques CHIRAC, Président de la République française, devant l'International Institute for Strategic Studies.
http://elysee.fr/elysee/elysee.fr/franc …22644.html … 22644.html

Londres (Royaume-Uni) le jeudi 18 novembre 2004.

Monsieur le Lord Maire,
Monsieur le Président de l Institut International d Études Stratégiques,
Monsieur le Directeur,
Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre accueil et vos aimables paroles de bienvenue. C'est pour moi un plaisir et un honneur de pouvoir m'exprimer, dans un Institut aussi prestigieux, devant vous qui contribuez par vos réflexions et vos analyses à éclairer les choix des responsables de la scène internationale.

Voici quelques jours, le peuple américain s'est exprimé. Dans quelques mois, d'autres consultations auront lieu en Europe. Les peuples européens, en France, au Royaume-Uni et dans de nombreux pays de l'Union, seront appelés à se prononcer directement sur la Constitution européenne.

Comme les élections américaines, toutes ces consultations, qui sont les respirations naturelles de la démocratie, engageront, par-delà chacune de nos nations, l'évolution même du monde.

Le monde où nous vivons est un. Un monde dans lequel les choix des Etats-Unis, les choix de l'Europe, pèsent aujourd'hui d'un poids déterminant.

Un monde complexe et mouvant, inquiétant parfois, mais de plus en plus présent dans la vie et les préoccupations de nos concitoyens alors que la mondialisation brouille chaque jour davantage la limite entre ce qui se passe à l'intérieur et au-delà de nos frontières.

Un monde qui bouillonne à la recherche de nouveaux équilibres, qui hésite entre l'espoir et le chaos.

La responsabilité qui incombe aujourd hui à l'Europe et aux Etats-Unis est immense. Nous avons chacun notre histoire et notre regard. Par son expérience, l'Europe porte le message de la réconciliation entre les ennemis d'hier, elle témoigne de la force du droit, de la coopération et de la solidarité. Comme les Etats-Unis, elle a reçu en héritage l'essentiel, c'est-à-dire l'attachement aux valeurs de la démocratie, de la liberté, des droits de l'homme, qui fondent la Charte des Nations Unies.

C'est dans ces valeurs communes qu'aujourd'hui, comme hier, Américains et Européens trouvent le socle de leur unité pour faire face ensemble aux défis de ce nouveau siècle et contribuer à créer un nouvel ordre mondial reposant sur l'adhésion des peuples, sur leur liberté et sur le respect de leur identité.

Avant les attaques terroristes du 11 septembre 2001, la fin de la guerre froide, voici quinze ans, a, pour la troisième fois en un siècle, scellé la victoire des démocraties et de la solidarité transatlantique.

La chute du communisme a eu des implications profondes dont nous commençons juste à prendre la mesure. Au lendemain de notre victoire, nous avons fait le choix de la mondialisation en espérant que les échanges économiques unifieraient le monde dans la prospérité. Certains ont cru que la défaite du communisme signait la mort des idéologies et que nos valeurs s'imposeraient naturellement et partout.

Quinze ans plus tard, le paysage que nous avons devant nous reste inachevé et confronté à de nouvelles menaces.

Le choix de l'ouverture économique a permis de libérer des centaines de millions de femmes, d'hommes, d'enfants de la pauvreté. Ainsi se constituent progressivement, à côté de l'Union européenne, des Etats-Unis et du Japon, de grandes entités, pays ou groupes de pays, formant autant de nouveaux pôles qui combinent la puissance économique et la volonté politique.

Cette réalité nouvelle conduit à une remise en cause de la prééminence séculaire de l'Occident et de ses modèles sur le reste du monde. Elle ouvre la voie à l'affirmation d'une autre modernité qui tend à s'émanciper de nous. Une modernité ancrée dans des histoires et des cultures millénaires qu'il nous faut apprendre désormais à mieux connaître et à respecter, et qui ont vocation elles aussi à comprendre et à partager pleinement les valeurs de démocratie et de liberté.

Souvent, la mondialisation bouleverse et fragilise des sociétés mal préparées à en saisir les opportunités.

En Afrique, notamment, elle relègue dans la misère, la maladie, l'ignorance et l'exclusion des centaines de millions de femmes, d'hommes et d'enfants. Cette situation est moralement inacceptable, politiquement dangereuse et économiquement absurde. La misère va de pair avec les grandes épidémies, qui ne connaissent pas de frontières. Elle pousse sur les routes de l'exil des millions d'êtres humains en quête d'un avenir meilleur. Elle stérilise des énergies et des talents qui, libérés du combat quotidien pour la survie, pourraient contribuer à la prospérité commune. Elle conduit trop souvent à la révolte et à la guerre.

Dans des régions en crise, la nostalgie du passé et l'intégrisme religieux font figure de refuge dans la tourmente. La misère et le sentiment de l'injustice sont alors un terreau fertile pour les fanatismes et les révoltes. Et l'Occident souvent ressenti comme la source de tous les maux. Dans un monde globalisé, ne pas y prendre garde est ouvrir la voie au choc des civilisations.

La mondialisation, enfin, nous impose d'être encore plus attentifs à la crise écologique. Car l'humanité exerce une pression croissante, et destructrice, sur la nature. Une pression qui risque de s'accroître jusqu au point de rupture si l'ensemble du monde devait reproduire les modes de consommation et de production occidentaux qui sont fondés sur le gaspillage de ressources naturelles, des ressources que l'on croit, à tort, inépuisables.

Elle couve, dans ses interstices, de nouvelles menaces contre la paix et la sécurité. Car la criminalité internationale, le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive détournent et travestissent à leurs fins la liberté des échanges et les instruments de la modernité.

L'avenir dépend de notre capacité collective à appréhender cette nouvelle complexité du monde, en nous débarrassant des schémas périmés. Il dépend de notre volonté de relever ensemble les défis communs. Des défis que ni l'Europe ni les Etats-Unis, ni aucun autre acteur international, n'a aujourd'hui les moyens de résoudre seul. Mais des défis dont la solution déterminera la sécurité et l'avenir de chacun des citoyens de nos pays.

C'est en reconnaissant la réalité nouvelle d'un monde multipolaire et interdépendant que nous parviendrons à bâtir un ordre international qui soit plus juste et plus sûr.

Il est certes toujours possible d organiser le monde selon une logique de puissance. Mais l'expérience nous enseigne que ce type d organisation est par définition instable et mène, tôt ou tard, à la crise ou à l'affrontement.

Un autre choix s'offre à nous. Celui d'un ordre fondé sur le respect de la règle internationale et la responsabilisation des nouveaux pôles du monde, par leur association pleine et entière aux mécanismes de prise de décision. Seule cette voie est susceptible de fonder, dans le long terme, un ordre stable, légitime et accepté.

C'est pourquoi nous devons travailler ensemble au renouveau du multilatéralisme. Un multilatéralisme qui doit s'appuyer sur une Organisation des Nations Unies rénovée et renforcée. Avec un Conseil de Sécurité élargi dans les deux catégories de membres permanents et non permanents, représentatif des nouveaux équilibres du monde. Avec la création d une nouvelle enceinte politique de gouvernance économique et sociale de la mondialisation dont le dialogue élargi d'Evian et le projet de sommet du G20 sont, dans une certaine mesure, la préfiguration. Nous devons tout mettre en oeuvre, ensemble, pour que ces réformes prennent forme en 2005.

Un multilatéralisme qui doit être relayé par un soutien aux processus d intégration régionale en cours sur tous les continents. C est à ce niveau aussi que doit jouer la logique de responsabilisation, avec l'appui des grandes organisations multilatérales.

Il nous faut construire le nouvel ordre mondial sur la reconnaissance de la diversité des cultures. Cette réalité, longtemps étouffée, s'affirme aujourd'hui comme un facteur de plus en plus décisif dans les rapports entre les nations. C'est en la respectant que nous assurerons une adhésion authentique aux valeurs de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Le dialogue entre les cultures, entre les civilisations, entre les religions est la meilleure réponse aux ennemis de la liberté qui misent sur leur affrontement.

Ce dialogue respectueux de la diversité va naturellement de pair avec un soutien résolu aux processus de démocratisation engagés par de nombreux pays. Nous croyons à l'universalité de l'aspiration à la liberté et à l'exercice de la citoyenneté. Nous devons soutenir partout les réformateurs dans le respect de l'identité des peuples. Mais nous devons éviter toute confusion entre démocratisation et occidentalisation. Car si notre mémoire est parfois courte, les peuples jadis soumis à la domination de l'Occident, eux, n ont pas oublié et sont prompts à voir dans nos actions une résurgence de l' impérialisme et du colonialisme.

Pour construire le nouvel ordre mondial qui garantira durablement la paix, la sécurité, le progrès économique et humain, le monde a besoin d'une Europe forte dans un partenariat transatlantique renouvelé.

L'Europe est porteuse d un modèle : après les totalitarismes, deux conflits mondiaux, l'Holocauste, près de cinquante années de guerre froide, elle a fait le choix de se libérer des jeux de puissance. Ses peuples ont fondé, sur des partages de souveraineté librement consentis, un espace de paix, de démocratie, de solidarité et de prospérité qui fait de l'Union européenne un acteur international original et exemplaire.

Demain, avec l'entrée en vigueur de sa première Constitution, l'Europe, animée d'idéaux humanistes et démocratiques, dotée d'une vision claire de ses intérêts stratégiques, devra être capable d assumer des responsabilités nouvelles sur la scène internationale.

Elle a vocation à établir des liens privilégiés avec les grands pôles du monde. Je pense bien sûr à la Chine, à l'Inde, au Brésil, ou à tous ces groupements de pays comme le Mercosur, l'ASEAN ou l'Union africaine, qui aspirent légitimement à voir reconnaître leur nouvelle stature politique, économique, technologique et financière.[/b] Je pense aussi à la Russie qui retrouve la place qui lui revient dans le concert des nations et qui, par l'histoire, la culture et la géographie nous est si proche.

Le dialogue que l'Europe développe avec ces nouveaux pôles du vingt-et-unième siècle contribue au progrès de nos valeurs, au respect de la règle internationale et à la stabilité du monde. Il n est pas la poursuite solitaire d'intérêts égoïstes, mais une priorité stratégique claire accordée à l'engagement et à la responsabilisation de ces nouveaux acteurs globaux.

Ma conviction est que ce dialogue harmonieux avec les autres grands pôles du monde contribue à la promotion des valeurs universelles qui sont au cour du lien transatlantique.

Le 6 juin 2004, sur les plages de Normandie, j'ai rappelé que la France n'oubliera jamais ce qu'elle doit à l'Amérique, son amie et son alliée depuis la guerre d'Indépendance. Elle sait, comme tous les pays d'Europe, que l'Alliance atlantique, forgée dans l'épreuve, est fondamentale pour notre sécurité collective face aux menaces nouvelles.

Voici quarante ans le Président Kennedy appelait à l'établissement d'un partenariat équilibré entre les deux rives de l'Atlantique. La France, avec l'Union européenne, partage cette vision.

Je veux rappeler que, pour la France, l'OTAN est aussi l'enceinte où, dès lors qu'ils sont unis autour de mêmes objectifs, et mandatés par la communauté internationale, Américains et Européens peuvent conjuguer leurs efforts au service de la paix, dans un climat d'écoute et de respect mutuel.

Dans cet esprit, la France a décidé au sommet de Prague de s'engager pleinement pour permettre à l'OTAN de faire face aux menaces du monde actuel. Elle est désormais l'un des plus importants contributeurs de la Force de Réaction Rapide de l'OTAN, la NRF, dont les moyens nationaux sont également disponibles pour l'Union européenne.

La France compte également parmi les tout premiers contributeurs de forces aux missions militaires de l'Alliance et dirige, en ce moment même, les opérations au Kosovo et, à travers l'état-major du Corps européen, en Afghanistan. Cela démontre qu'une Europe de la défense plus forte contribue aussi à une Alliance plus forte.

Construire une défense européenne crédible, ce n'est évidemment pas construire l'Europe contre les Etats-Unis, comme on l'entend dire parfois. C'est donner à l'Europe la capacité d exercer ses responsabilités de manière autonome, en liaison avec l'Alliance atlantique ou en son sein.

C'est une démarche de longue haleine. Car si l'Europe dispose en théorie du second budget militaire du monde, équivalent en volume à la moitié de celui des Etats-Unis, les résultats ne sont pas à la hauteur des efforts consentis. La seule voie réaliste pour donner à l'Europe les capacités qui lui font défaut, est aujourd hui de rapprocher les outils de défense nationaux, de mutualiser les moyens, de supprimer les duplications inutiles, de rechercher les synergies et de privilégier les programmes menés en coopération. Après le succès de l'A400M, cette préoccupation est au coeur des réflexions et des projets que la France conduit depuis plusieurs mois avec l'Allemagne et d'autres partenaires au sein de l'Union.

Ainsi la France a fait le choix, comme le Royaume-Uni, de la propulsion classique pour son futur porte-avions, ce qui doit permettre une meilleure interopérabilité de nos flottes. Mettons tout en oeuvre, bousculons les conservatismes, dépassons les difficultés conjoncturelles, pour que cette coopération, que le Premier ministre britannique et moi-même avons voulue, soit un réel succès, un succès pour nos pays et un succès pour l'Europe, pour sa défense et pour le lien transatlantique.

Dans le même esprit, nous devons relever ensemble le défi stratégique de l'espace, garantie de l'autonomie de l'Europe et de sa crédibilité dans l'évaluation de la menace et dans la conduite des opérations militaires. Dans ce domaine également nous avons établi des coopérations fructueuses avec l'Allemagne. Nous pouvons sûrement aller plus loin ensemble avec le Royaume-Uni.

La résolution des crises régionales peut constituer, au cours des prochains mois, le premier chantier d'une coopération transatlantique renouvelée.

Des Balkans à l'Afghanistan, en passant par Haïti, nous voyons ce que l'Europe et les Etats-Unis peuvent faire ensemble quand ils font l'effort de s'accorder sur les objectifs et les moyens pour les mettre en oeuvre. Dans toutes ces zones de crise, nos soldats sont engagés côte à côte au service de la paix.

C'est là où nos approches diffèrent qu'il nous faut concentrer tous nos efforts.

Le règlement du conflit du Proche-Orient ne peut plus attendre. Si nous voulons apaiser les tensions et les passions, vaincre la peur, la frustration, le désespoir, mettre un terme durable à la violence et au terrorisme, dans la région et au-delà, nous devons tout mettre en oeuvre pour parvenir à une solution juste et durable du conflit israélo-palestinien.

La disparition de Yasser ARAFAT, incarnation historique des aspirations nationales du peuple palestinien, rend plus urgent encore le règlement de cette crise. Confrontés au risque du chaos, les responsables palestiniens ont fait le choix de la démocratie. Soutenons-les dans leur démarche. Facilitons la tenue, dans les territoires palestiniens, d'élections libres. Aidons à l'affirmation d institutions palestiniennes légitimes et démocratiques qui constitueront, pour Israël, les meilleurs partenaires pour la paix.

Au-delà, la relance du processus de paix au Proche-Orient est une priorité absolue, qui doit rassembler Américains et Européens, avec leurs partenaires du quartet. Assurons ensemble le succès du retrait de Gaza. Ouvrons la voie à la mise en oeuvre de la feuille de route, à la création d un Etat palestinien viable et démocratique vivant aux côtés de l'Etat d'Israël, dans la paix et la sécurité.

En Iraq, la résolution 1546, adoptée à l unanimité, a défini les étapes d'un processus politique qui doit maintenant être mis en oeuvre dans toutes ses dimensions. Notre conviction est que les élections prochaines, pourvu qu'elles soient organisées de façon crédible, peuvent aboutir à la création d'institutions iraqiennes pleinement légitimes et permettre à ce pays de reprendre les rênes de son destin. Rendre au peuple Iraqien, dans toutes ses composantes, sa dignité par la liberté retrouvée, lui redonner toute sa place dans la communauté internationale et lui permettre de contribuer, par sa stabilité, à l'équilibre de la région sont des objectifs qui rassemblent l'ensemble de la communauté internationale. La prochaine conférence de Charm-El-Cheikh doit être utile et faire avancer la cause de la paix en confortant le processus en cours jusqu'à son terme.

La lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et contre le terrorisme constitue notre second chantier. Dans ces domaines, la coopération transatlantique est déjà exemplaire. Elle doit se poursuivre et se renforcer.

Pour donner, à la lumière des crises récentes, une nouvelle impulsion à la politique de non-prolifération, j'ai proposé la tenue d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du Conseil de sécurité. Cette proposition est plus que jamais d'actualité. Elle doit nous permettre de dresser un bilan lucide des forces et des faiblesses du dispositif de non-prolifération que nous avons bâti au cours du temps : traités, régimes de contrôle des exportations de technologies sensibles, mécanismes de vérification et d'inspection, programmes spécifiques dans le cadre du G8, Initiative de Sécurité contre la Prolifération, stratégie européenne contre la prolifération des armes de destruction massive.

Cette rencontre permettrait d'explorer de nouvelles voies pour compléter ces instruments irremplaçables et renforcer le consensus international.

Le cas de l'Iran est sans aucun doute l'urgence du moment. C'est ce qui nous a conduit, avec le Royaume Uni et l'Allemagne, en association avec l'Union européenne, en liaison avec la Russie, et en pleine transparence avec les Etats-Unis, à proposer à Téhéran une approche fondée sur des engagements réciproques entre nos pays : dès lors que l'Iran décide de mettre en oeuvre des mesures de confiance pour garantir la nature pacifique de son programme nucléaire, dans l'immédiat et dans l'avenir, nos trois pays, en liaison avec l'Union européenne et ses Etats membres, peuvent s'engager avec lui dans une coopération à long terme dans les domaines politiques, économiques et technologiques, dont le nucléaire civil. Il est en effet normal que les pays qui respectent leurs obligations internationales en matière de non-prolifération, et qui apportent la preuve de la nature pacifique de leurs ambitions, puissent bénéficier des technologies auxquelles les règles internationales leur donnent légitimement accès. Mais il faut être sans faiblesse envers ceux qui ne respectent pas leurs engagements.

Enfin, notre monde connaît une extension du terrorisme que rien, aucune cause, ne saurait justifier. Face à ce déchaînement de violence aveugle et barbare, la communauté internationale doit être unie. En Afghanistan, où nos forces spéciales luttent aux côtés de nos alliés américains, et ailleurs, notre lutte sans merci a porté des coups très durs aux réseaux terroristes. Grâce à la coalition établie dans le cadre de l ONU, les États ont resserré leurs rangs. Mais les récents attentats en Asie, en Europe et en Afrique montrent la persistance et le développement de la menace.

Ce constat inquiétant nous oblige à définir une réponse toujours plus efficace et appropriée, y compris contre les formes nouvelles de la menace que sont, notamment, le bioterrorisme ou le cyberterrorisme.

Il nous amène aussi à reconnaître que le terrorisme plonge ses racines dans les conflits non résolus ou dans la pauvreté et l'absence de perspectives de développement. Notre lutte ne peut faire l'impasse sur cette réalité.

Il est d'autres défis que ceux de la sécurité qu'un partenariat transatlantique renouvelé permettra de relever avec succès. Je pense en particulier à la lutte contre la pauvreté et à la protection de l'environnement. Nous avons l'année prochaine, lors du sommet du G8 qu accueillera le Royaume-Uni, l'occasion de prendre des décisions qui changeront la donne.

Il n y a pas de fatalité du sous-développement. L'exemple de la Chine ou de l'Inde le démontre. Mais il y a une impasse de la pauvreté, dont nous devons aider à sortir celles et ceux qui ne peuvent y parvenir par leurs propres forces. Celles et ceux qui, trop faibles pour tirer parti des bénéfices de la libéralisation du commerce international, risquent d'être encore davantage marginalisés.

Nous connaissons le chemin. Ce sont les Objectifs de Développement du Millénaire adoptés voici quatre ans par la communauté internationale. Nous connaissons la méthode, celle du partenariat établi à Monterrey et illustré par la démarche du NEPAD. Nous en connaissons le prix. De l'ordre de cent milliards de dollars par an, soit une fraction modeste de la richesse mondiale. Et pourtant, l'aide publique des pays riches ne couvre que la moitié de cette somme.

La communauté internationale doit, d'urgence, trouver de nouvelles ressources pour le développement. Il faut, pour cela, explorer toutes les voies, sans a priori ni exclusive, pour mobiliser une fraction des immenses richesses créées par la mondialisation.

Le Royaume-Uni a présenté l'idée d'une Facilité Financière Internationale, que nous soutenons. La France, avec le Brésil, le Chili et l'Espagne, a mis sur la table des propositions concrètes et réalistes sur les taxes internationales, qui en sont le complément. Préparons pour le sommet des Nations Unies de septembre 2005 une approche commune par laquelle la communauté internationale respectera pleinement ses engagements.

Il n y a pas non plus de fatalité à la destruction de la nature et, dans ce domaine, la première urgence est la lutte contre le changement climatique. Comme le Premier ministre britannique, je suis convaincu que c est l'une des menaces les plus pressantes de notre temps et je suis déterminé à tout faire pour que la réaction internationale soit à la hauteur de l'enjeu.

Face à ce défi global, le Protocole de Kyoto est le seul instrument efficace dont nous disposons. La décision de la Russie de le ratifier est un événement historique. Un pas important pour l'avenir de l'humanité. Le prochain sommet du G8, sous présidence britannique, doit permettre, je l'espère, de franchir ensemble, avec les Etats-Unis, une autre étape décisive.

Mesdames et Messieurs,

L'équilibre du monde multipolaire qui s'affirme repose sur un partenariat harmonieux entre les grands pôles et sur l'affirmation des valeurs et de la vision des pères fondateurs des Nations Unies qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale, ont conçu un ordre international fondé sur le droit et la justice.

C'est ce monde de droit et de justice, appuyé sur un lien transatlantique fort et renouvelé, que nous appelons de nos voeux.

Je vous remercie.

Mercredi 07 Mai 2008
par DR publié dans : LA FRANCE - NWO - L'EUROPE - BIG BROTHER
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Mercredi 7 mai 2008

L'Arc de Triomphe...européiste ?  

L'Arc de Triomphe...européiste ?
Après l'hymne à la joie du 14 juillet sur les Champs Elysées et le drapeau bleu étoilé sur le portrait présidentiel, les symboles européens, qui s'étaient éclipsés du traité de Lisbonne pour que celui-ci ressemble un peu moins à la Constitution européenne rejetée par le peuple français, poursuivent leur retour en force. On apprend que le drapeau européen devrait flotter sous l'Arc de Triomphe, du 1er juillet au 31 décembre 2008, période de la présidence française. Pour le site gaulliste "Forum Pour la France ", qui publie cette information, "l'Arc de Triomphe n'est pas un gadget pour Président en mal d'affection. Il est un symbole historique qui ne doit 1) qu'honorer les grands hommes qui ont fait le génie de la France ; 2) rappeler et honorer les victoires de la nation. Avec la présence du corps du Soldat inconnu , la grande guerre y est particulièrement inscrite et honorée afin que chacun se souvienne du sacrifice de millions de jeunes Français qui défendirent la Patrie afin que les autres générations puissent y vivre sans avoir à subir le joug d'un occupant étranger." Henri Fouquereau rappelle en effet que "sa tombe est fleurie chaque soir et la flamme qui y brule est ravivée par des associations d'anciens combattants, héros français, ayant survécu à tous les combats menés par la nation. Même dans les années les plus noires, la flamme fut ranimée, Pierre Lefranc, Alain Griotteray, Jacques Dauer et un petit nombre de jeunes gens courageux ont voulu le 11 novembre 1940, au péril de leur vie et de leur liberté, honnorer la mémoire du soldat inconnu et réveiller la flamme éternelle. Action dont la symbolique ne peut échapper à personne - chaque François ou qu'il soit, quoi qu'il fasse, a le devoir sacré de défendre la Patrie au péril de sa vie et d'empècher les symboles de la France d'être souillés. Or justement, l'Arc de Triomphe est un des symboles de notre souveraineté, donc de l'indépendance de notre nation : nul corps, nul individu ne peut s'en servir pour y afficher un solgan publicitaire faisant l'éloge de ce rêve contre nature des membres du parti de l'étranger "reconstituer le Saint Empire Romain Germanique" afin d'y dissoudre la France comme dans une purée de marrons. La France ne peut être la France sans la grandeur et celui qui met genou à terre à tout instant devant les autres n'entrera jamais dans les livres de notre grande histoire." Et de conclure avec véhémence : "Seul notre drapeau, celui de la France, peut flotter librement sous l'Arc de Triomphe. Toute autre pièce d'étoffe attachée à une hampe et sensée servir d'emblème à une nation, sera considérée comme une marque d'occupation du territoire par une puissance étrangère et comme une marque d'infamie contre laquelle nous aurons l'obligation de nous élever." La politique, c'est d'abord affaire de symboles. A un peu plus d'un an des élections européennes qui pourraient servir de référendum bis contre le traité constitutionnel bis, il semble que Nicolas Sarkozy persiste à agir comme si 15,5 millions de Français (environ 8 millions de gauche, 7,5 millions de droite) n'avaient pas voulu changer d'Europe le 29 mai 2005.
par DR publié dans : LA FRANCE - NWO - L'EUROPE - BIG BROTHER
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Mercredi 7 mai 2008

Lyndon LaRouche Webcast
From Washington, D.C.
March 12, 2008

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Invitation to the Webcast / Invitación

par DR publié dans : desobeissant non violente alterm
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