Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne contre la présence de troupes de ces
pays en Afghanistan.
Selon la police allemande, les manifestants étaient 5.000 à Berlin et autant à Stuttgart à défiler à l’appel d’un collectif de 250 organisations pacifistes. Leur
slogan : "Donnez une chance à la paix, les troupes hors d’Afghanistan".
"Il existe une autre stratégie de paix en Afghanistan qui n’implique pas l’armée, et cette stratégie doit être essayée", a plaidé Jens-Peter Steffen, l’un des
organisateurs du rassemblement berlinois.
Quelque 3.300 soldats allemands sont actuellement stationnés en Afghanistan, pour la plupart dans le nord du pays où règne un calme précaire.
Dans le même temps, 2.000 personnes, selon la police, ont défilé à Paris pour réclamer le retrait des 2.600 militaires français déployés en Afghanistan.
"Troupes françaises hors d’Afghanistan", ont scandé les manifestants entre les places de la République et de Clichy, à deux jours du débat à l’Assemblée nationale
sur la prolongation de l’intervention des forces françaises dans ce pays, après l’embuscade qui a fait 10 morts dans leurs rangs le 18 août dernier.
A Manchester, dans le nord de l’Angleterre, où s’est ouvert samedi le congrès annuel du Parti travailliste du Premier ministre Gordon Brown, plusieurs milliers de
protestataires ont eux aussi dénoncé la présence de soldats britanniques au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), la force de l’OTAN en Afghanistan.
Emmenés par la coalition "Stop the War" (arrêtez la guerre), les manifestants étaient au nombre de 5.000 selon les organisateurs, 2.500 selon la police. Parmi eux
figuraient des membres de l’organisation des Familles de militaires contre la guerre.
"Nous sommes ici pour dire au gouvernement que nous voulons une politique étrangère qui s’appuie sur la paix et non sur la guerre", a souligné Kate Hudson, la
présidente de l’ONG Campagne pour le désarmement nucléaire. "Nous voulons que nos troupes quittent l’Irak et l’Afghanistan et nous sommes atterrés à l’idée que la guerre gagne en
ampleur."
2 - Mauritanie : les corps de 12 soldats retrouvés dans le désert après une embuscade
Le gouvernement mauritanien a annoncé samedi soir la découverte des corps sans vie de 12 soldats tombés cette semaine, en plein désert, dans une embuscade
revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique. Le porte-parole du gouvernement Mohamed Ould Mohamed Abderahmane Ould Moine a précisé que des équipes de l’armée avait retrouvé samedi les soldats
morts, la gorge tranchée, à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Tourine, sur les lieux de l’attaque de lundi.
Le gouvernement mauritanien avait d’abord annoncé que les soldats étaient morts sous les balles des assaillants, avant de reconnaître qu’ils restaient
introuvables.
Plusieurs sites web réputés proches de mouvements islamistes ont publié une déclaration attribué à Al-Qaïda au Maghreb islamique, dans laquelle la branche
nord-africaine du réseau terroriste revendique l’embuscade.
3 - Visite de la ministre française Rachida Dati sur l’esplanade des Mosquées
La ministre française de la justice, Rachida Dati, a entamé samedi une tournée de trois jours en Israël et dans les territoires palestiniens par une visite de
l’esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville de Jérusalem.
Lors de sa visite sur ce troisième lieu saint de l’Islam (après La Mecque et Médine), un édile musulman, cheikh Abed al Azim Salhab, s’est plaint auprès de
Mme Dati "des souffrances des fidèles (de Cisjordanie) qui se voient interdire l’accès à ce lieu de prière" du fait des sévères restrictions israéliennes à l’entrée de Jérusalem-est,
annexée après sa conquête par Israël en juin 1967.
Mme Dati est née en France d’un père marocain et d’une mère algérienne.
Cheikh Salhab, qui préside le Conseil suprême du Waqf, l’office des biens musulman, lui a demandé "d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour faciliter
le passage des fidèles", a constaté la correspondante de l’AFP.
Rachida Dati, les cheveux recouverts par respect pour la tradition musulmane, a visité la mosquée d’Al Aqsa et la mosquée du Dôme du Rocher à la célèbre coupole
dorée, puis s’est rendue au musée islamique, situé sur l’Esplanade où le conservateur lui a remis un Coran en cadeau.
Elle a ensuite visité l’église St Anne, domaine de la France, également située dans la Vieille ville, dans la partie orientale de la ville sainte. Au terme de
cette visite, elle s’est rendue à Ramallah, le centre politique et administratif palestinien de Cisjordanie, en zone autonome au nord de Jérusalem, pour y être reçue par le ministre de
l’Intérieur, le général Al Yahia et par son homologue palestinien Ali Khashan.
La ministre française doit signer à cette occasion un accord de coopération dans le domaine de la justice avec l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud
Abbas. Dans une interview au quotidien palestinien Al Ayam, proche de l’Autorité palestinienne, la ministre a souligné le voeu de la France "d’aider le peuple palestinien à établir un Etat de
droit".
Rachida Dati doit entamer dimanche le volet israélien de sa visite par une rencontre avec le président Shimon Peres ainsi qu’avec son homologue israélien Daniel
Friedmann.
Elle devrait aussi se rendre au Mur des lamentations, qu’elle n’a pu visiter samedi à cause des services de prières du Shabbat. Situé au pied de l’Esplanade, le
"Kotel Maaravi" (Mur occidental) est le lieu de pèlerinage le plus sacré du judaïsme, comme vestige du Temple biblique. Elle doit également visiter dans la matinée le Mémorial de la Shoah de
Yad Vashem, à Jérusalem-ouest, qui commémore le génocide nazi durant la Seconde guerre mondiale.
Des rencontres avec de hauts responsables politiques sont prévues lundi, alors qu’Israël est en pleine crise politique, avec la probable annonce dimanche de la
démission du Premier ministre Ehud Olmert.
4 - La belle-soeur de Tony Blair parvient à quitter Gaza
La belle-soeur de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, arrivée à Gaza fin août à bord d’un des bateaux "briseurs de blocus" de l’opération "Free
Gaza", a pu quitter le territoire palestinien samedi et entrer en Egypte.
Un journaliste de l’Associated Press présent sur place a assisté à son départ, alors que Lauren Booth faisait tamponner son passeport, dans la partie égyptienne
du poste frontalier de Rafah. La police a empêché les journalistes de lui parler.
La belle-soeur de Tony Blair cherchait à quitter Gaza depuis le mois dernier, mais elle s’était fait refouler aux points de passage tant israéliens qu’égyptiens.
Elle était l’un des 46 militants de "Free Gaza" entrés dans les eaux gazaouies le 23 août pour dénoncer le blocus israélien depuis que le Hamas a pris le contrôle du territoire par les armes en
juin 2007.
5 - Olmert remettra sa démission dimanche
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert va annoncer sa démission dimanche lors du conseil des ministres après l’élection de Tzipi Livni, la ministre des
Affaires étrangères, à la tête du parti au pouvoir Kadima, a indiqué samedi un porte-parole.
"Le Premier ministre va annoncer sa démission durant le conseil des ministres, puis il remettra sa lettre de démission au président Shimon Peres, conformément à
la législation", a déclaré à l’AFP, Mark Regev, porte-parole d’Ehud Olmert.
Impliqué dans plusieurs affaires de corruption, M. Olmert a annoncé à plusieurs reprises son intention de démissionner dès l’élection de son successeur à la
tête du Kadima.
Une fois cette démission présentée, M. Peres devra entamer sept jours de consultations avec les différents partis avant de désigner Tzipi Livni pour qu’elle
mobilise une majorité parlementaire et forme un gouvernement.
Toute cette procédure pourrait débuter dimanche ou lundi avant le départ de M. Peres pour New York, où il doit participer à l’Assemblée générale annuelle des
Nations Unies, a indiqué la radio militaire. A l’issue de la période de sept jours de consultations de M. Peres, Tzipi Livni disposera de 42 jours pour constituer un gouvernement, faute de
quoi des élections anticipées devraient avoir lieu dans les 90 jours. La législature actuelle n’est censée s’achever qu’à la fin 2010. En attendant que Tzipi Livni soit en mesure de présenter
son gouvernement, M. Olmert restera à la tête d’un gouvernement de transition.
Tzipi Livni a été élue de justesse mercredi lors de primaires face à son principal rival Shaul Mofaz, le ministre des Transports.
Dès son élection, elle a réuni la direction du Kadima afin de tenter de resserrer les rangs de cette formation centriste tout en entamant ses consultations avec
les différents partis.
Elle s’est prononcée pour le maintien de la coalition sous sa forme actuelle qui comprend outre le Kadima, le parti travailliste, les ultra-orthodoxes du Shass et
le parti des retraités.
Le sort de la future coalition que Tzipi Livni entend former dépendra en grande partie de la position du Shass avec ses 12 députés sur 120. Le chef de cette
formation Eli Yishaï a posé des conditions à la participation de son parti à un gouvernement Livni, et notamment que celui-ci "écarte toute négociation sur l’avenir de Jérusalem".
Le statut futur de la partie orientale de la ville, annexée par Israël après sa conquête en juin 1967, constitue une des principales pierres d’achoppement dans
les pourparlers avec les Palestiniens. Il a aussi exigé une hausse des allocations familiales, ce qu’a exclu jusqu’à présent Tzipi Livni et le ministre des Finances Roni Bar On, qui l’a
soutenue dans sa campagne.
6 - L’armée israélienne tue un jeune Palestinien en Cisjordanie
Des soldats israéliens ont tué par balles un Palestinien en Cisjordanie occupée, annonce l’armée israélienne.
L’homme en question, décrit par Tsahal comme un activiste, venait de lancer une bombe incendiaire en direction des soldats, près de la colonie de peuplement de
Yitzhar, au sud de la ville palestinienne de Naplouse, a indiqué un porte-parole de l’armée.
Il s’agit, selon les habitants du village d’Assira al Kabalia, d’un adolescent de 15 ans, dont le frère a été tué par l’armée israélienne en 2002 alors qu’il
venait d’ouvrir le feu près de Yitzhar, blessant deux soldats.
La semaine dernière, des colons juifs armés de Yitzhar s’en sont pris à des Palestiniens et ont endommagé des habitations dans un village des environs, à la suite
de l’agression d’un garçon de neuf ans dans une colonie sauvage. L’enfant avait été blessé à l’arme blanche par un Palestinien.
7 - Bush va s’entretenir avec Abbas à la Maison Blanche sur le processus de paix au Proche-Orient
Le président palestinien Mahmoud Abbas va rencontrer la semaine prochaine à Washington son homologue américain George W. Bush pour discuter du processus de paix
au Proche-Orient, même si les espoirs de conclusion d’un accord israélo-palestinien d’ici la fin de l’année s’affaiblissent. Mahmoud Abbas sera à la Maison Blanche le 25 septembre.
"Le président veut discuter avec le président Abbas des progrès enregistrés en vue de construire les institutions palestiniennes et de réaliser la vision de deux
Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.
(Samedi, 20 septembre 2008 - Avec les agences de presse)
Cela s’est passé un 20 septembre :
2002 — RAMALLAH (AP) - Pour la troisième fois depuis le mois de mars, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat est isolé dans son quartier général
de Ramallah, en Cisjordanie. Les forces israéliennes, après l’assaut donné jeudi soir à la Moukaata en riposte à un nouvel attentat-suicide à Tel Aviv, ont fait sauter vendredi matin trois
bâtiments du complexe.
Yasser Arafat, selon ses collaborateurs, est sain et sauf. "Nous n’avons pas l’intention de l’expulser ou d’ouvrir le feu sur lui. Nous voulons l’isoler", a
commenté le ministre israélien de la Défense, le travailliste Benyamin Ben-Eliezer. Les bulldozers israéliens ont commencé à creuser une profonde tranchée près des bureaux du dirigeant
palestinien, l’un des derniers bâtiments du complexe qui tienne encore debout, l’entourant de barbelés.
Ils ont également détruit une passerelle au deuxième étage reliant les deux parties du bâtiment : Arafat, ses proches conseillers et quelques 20 Palestiniens
recherchés sont désormais physiquement isolés des membres de la sécurité palestinienne, et la destruction de la passerelle fait craindre désormais que l’édifice ne s’effondre, selon son conseil
Nabil Abou Rdeneh.
1844 — Convention de Tanger : la France et le Maroc arrêtent ce que doivent désormais être les frontières de l’Algérie. Le sultan du Maroc Abd el-Rahman
s’engage à chasser de son territoire le sultan Abd el-Kader.
622 — Rejeté pour ses prises de position monothéistes, Mahomet quitte la Mecque pour Médine.
http://www.aloufok.net/article.php3...