Vendredi 27 juin 2008

Soros & The City, Carlyle & Sarkozy
27 juin 2008 - 20:50

27 juin 2008 (LPAC) – Le système bancaire s’effondre, mais George Soros veut nous rassurer : les Private Equity funds vont tous nous sauver !

Le magazine anglais Prospect interviewe conjointement Soros et ses frères britanniques, Martin Wolf (du Financial Times), Anatole Kaletsky (du London Times) et John Gieve (gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre). Soros y déclare que le secteur financier s’est retourné et qu’il devrait se contracter. Qui en bénéficiera ? « Si nous passons à travers sans secousses, vous assisterez au remplacement des banques d’investissement par les Private Equity funds [véhicules financiers qui, à la différence des banques d’investissement, sont très faiblement régulés], qui apparaîtrons alors comme la nouvelle force dominante de l’économie, car ce sont eux qui rachètent actuellement les actions. »

LaRouche a tout de suite réagit à ces déclarations, les qualifiant de pur fascisme, dans la lignée directe des politiques de Michael Bloomberg et de la Fondation Rockefeller.

La campagne en faveur des Private Equity funds a été également soutenue par l’un de ces principaux fonds : le groupe Carlyle. Le Wall Street Journal d’hier a publié une tribune de deux des directeurs de Carlyle, Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarkozy) et Randal Quarles (ancien du département du trésor de l’administration Bush). Cette rubrique titre modestement : « Les Private Equity peuvent sauver les banques ». Notant que le secteur des services financiers a affiché pour l’instant 350 milliards de dollars de pertes, ils déclarent que ces pertes atteindront les 1000 milliards de dollars. Mais les hommes de Carlyle ajoutent que les Private Equity « ont montré leur capacité à supporter les risques, ainsi qu’à améliorer l’efficacité et la rentabilité. »

En résumé : laissez tomber « les inutiles régulations, les restrictions ou les taxes dissuasives » contre les Hedge Funds et les Private Equity funds ! Bel exemple du fascisme financier !

 


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Vendredi 27 juin 2008

Clearstream perd son meilleur ennemi

Il a tout de même fallu huit ans pour claquer le beignet de Denis Robert sur Clearstream, la chambre de compensation luxembourgeoise dont il a commencé à révéler les secrets en 2001. Le journaliste a fini par comprendre : il ne parlera plus jamais de Clearstream dans les médias.

La mécanique de l’abandon du père Denis est logique. Douze procès pour diffamation, une vie pourrie par les visites d’huissiers et les perquisitions, mais aussi la position hostile de certains confrères tels Le Monde et la presse financière, qui ont dénigré ses enquêtes au lieu de les prolonger.

Si ces dernières années Denis Robert a tant parlé de Clearstream, « trop », ou « jusqu’à l’obsession » comme on a pu l’entendre dans le si solidaire milieu journalistique, c’est parce que sa vie entière était rythmée par les procédures judiciaires intentées contre lui et qu’il devait, forcément, l’ouvrir pour sa défense. Ces derniers jours, la décision du tribunal de Bordeaux de le condamner à 12 500 euros d’amende lui a ôté l’envie d’ajouter un seul mot qui pourrait exciter les avocats de Clearstream. Il jette l’éponge. Il explique ses raisons sur cette vidéo, avale une gorgée de bière et nous dit au revoir.

par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Vendredi 27 juin 2008
Bourses : Wall Street trébuche, par Paul Jorion
27 juin 2008

Depuis août dernier, quand la crise des subprimes a débouché sur un tarissement du crédit à l’échelle mondiale, la bourse a servi de refuge pour les fonds fuyant les zones de combat. Mais nul ne se faisait d’illusion : le moment viendrait où elle serait rattrapée et subirait elle aussi les bombardements. Chacun se dit aujourd’hui que ce moment est arrivé.

Par Paul Jorion, 27 juin 2008

Les références historiques étaient à l’ordre du jour jeudi sur les marchés boursiers. Le prix à terme du baril de pétrole atteignait en séance 140 $ : du jamais vu ! Le cours de la banque commerciale américaine Citigroup, rétrogradée par un analyste de Goldman Sachs, avait rejoint à la baisse son niveau de 1998. Le CAC 40, ayant perdu 2,43 % en séance se retrouvait à son cours le plus bas de l’année. L’indice Dow Jones perdait 3,03 %, atteignant lui son cours le plus bas depuis septembre 2006 ; le Nasdaq, spécialisé dans les compagnies technologiques, perdait encore davantage, subissant une chute de 3,3 %. L’action de General Motors enregistrait une perte de 10,8 % dans la journée et une perte du tiers de sa valeur au cours du seul mois de juin, ce qui la ramenait à son cours de 1974 ; nombreux sont les analystes qui prévoient désormais une faillite de la marque automobile l’année prochaine. Au même moment, la bourse de New York bruissait à la rumeur d’un prochain dépôt de bilan d’un autre constructeur : Chrysler. Ce mois de juin 2008, avec une dépréciation de 9,4 %, est le pire que la bourse de New York ait connu depuis 1930, à l’époque de la Grande Crise.

Je ne me féliciterai jamais assez d’avoir intitulé mon dernier billet pour 2007 : Mon pronostic pour 2008 : « Falaises de notation » et « falaises de crédit ». Ce qui m’y faisait penser, ce sont les rétrogradations mutuelles des grands établissements financiers : Goldman Sachs rétrogradant Merrill Lynch et Citigroup alors que Wachovia rétrogradait de son côté Goldman Sachs : l’arroseur arrosé ! Ce processus me faisait penser à ces photos que l’on voit de parachutistes en chute libre qui se tiennent la main dans un cercle : ni la photo - ni les sourires - ne révèlent qu’ils tombent ensemble à plus de 100 km à l’heure !

Il est prévu que Citigroup - qui a perdu 6,3 % de sa valeur au cours de la seule journée de jeudi et 50 % de sa valeur au cours des six derniers mois - annonce pour le 2ème trimestre une perte de 8,9 milliards de dollars, somme substantielle qui s’ajoutera aux 44 milliards déjà enregistrés par la banque depuis le début de la crise. La capitalisation de Citigroup ne représente plus aujourd’hui que la moitié de celle de la General Electric. Lehman Brothers dont je n’ai pas fait état depuis quinze jours a lui perdu 8,4 % de sa valeur durant la séance de jeudi : l’histoire d’une longue agonie !

Depuis août dernier, quand la crise des subprimes a débouché sur un tarissement du crédit à l’échelle mondiale, la bourse a servi de refuge pour les fonds fuyant les zones de combat. Mais nul ne se faisait d’illusion : le moment viendrait où elle serait rattrapée et subirait elle aussi les bombardements. Chacun se dit aujourd’hui que ce moment est arrivé. Quand la bourse s’effondre, le problème des fonds à la recherche d’un placement est cependant vite résolu : ils s’envolent en fumée !

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).


Article communiqué par Paul Jorion
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Jeudi 26 juin 2008

Après la chute du Traité de Lisbonne, celle de l’Union monétaire ?


24 juin 2008 (Nouvelle Solidarité) - Ambrose Evans-Pritchard du Daily Telegraph déclare que la crise économique a été la raison majeure de l’échec du Traité de Lisbonne et affirme que le prochain domino qui tombera pourrait bien être le système monétaire européen.

Contrairement à Helga Zepp LaRouche qui appelle non seulement à l’abolition du nouvel Etat européen fasciste et de la Banque centrale européenne, mais aussi à la mise en place d’un nouveau système de Bretton Woods basé sur le crédit public, Pritchard ne propose aucune alternative.

Il écrit que la manœuvre consistant à essayer d’ignorer le « non » irlandais a échoué « lorsque les Tchèques et le Polonais refusèrent d’attaquer l’Irlande, ou, dit autrement, lorsqu’ils insistèrent pour soutenir la Convention de Vienne sur le droit des traités, contrairement à notre gouvernement peu courageux. »

Les déclarations de Pritchard soulignent une fois encore ce que LaRouche pointait du doigt début juin, à savoir qu’il parle au nom d’une faction de l’oligarchie britannique qui ne veut pas assujettir la Grande-Bretagne aux chaînes du Traité de Lisbonne, mais tente de mener la danse en dehors du cadre de la dictature.

Pritchard écrit que la bulle immobilière « a laissé l’Irlande avec un endettement des ménages effrayant, à hauteur de 176% du PIB. Le pays fait maintenant face à un quadruple choc : une contraction de crédit, une hausse des taux d’intérêts depuis Francfort, un plongeon de la livre sterling et du dollar, et un net ralentissement de ses exportations sur les marchés anglo-saxons. »

Il déclare ensuite que l’appel du ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeir, pour que l’Irlande « sorte » de l’UE est une « invitation pour les hedge Funds à jouer à la baisse les Bonds du trésor émis par les Etats Club Med de l’UME. »

Pritchard conclue que les Allemands et d’autres comptaient sur la ratification du Traité de Lisbonne comme condition nécessaire à la viabilité de l’UME, car elle « signifie, de facto, un ministère du trésor européen, un système de salaires unifié et la perspective d’un regroupement des dettes et des retraites.Rien de tout cela n’existe. Et ça n’existera pas, de toute façon. Les élites vont devoir faire face à la grande tempête sur l’Euro de 2008-2009, avec les outils limités qu’ils ont, en essayant de colmater la brèche économique entre le nord et le sud, du mieux qu’ils le peuvent. Good Luck. Viel Glück. »

http://www.solidariteetprogres.org/article4280.html


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Mercredi 25 juin 2008
La Chine signe un contrat d’approvisionnement en minerai de fer avec un prix en augmentation de 96%
25 juin 2008

« Baosteel, le plus gros producteur de fer et d’acier de la Chine, a annoncé lundi qu’il s’était mis d’accord avec le groupe minier australien Rio Tinto sur une augmentation de prix du minerai de fer allant jusqu’à 96,5% en 2008, soit presque le double qu’en 2007. » Voici une nouvelle pièce versée au débat actuel sur les causes de l’augmentation des cours des matières premières. La Chine acquiert aujourd’hui 42% de la production de minerai de fer mondiale. Elle est prête à payer le prix fort pour sécuriser ses approvisionnements. Et comme le rappelait hier Doug Noland, elle peut se le permettre grâce aux montagnes de dollars accumulées en raison des déséquilibres commerciaux des USA.

Le Quotidien du Peuple, 25 juin 2008

Baosteel, qui avait négocié pour l’industrie d’acier du pays, a accepté une croissance de prix de 79,88% pour les fines Pilbara et Yandicoogina, ainsi qu’une hausse de 96,5% du prix pour les calibrés de Pilara pour l’année contractuelle démarrant le 1er avril.

Les prix seront de 144,66 centimes de dollar par tonne métrique sèche d’unité pour les fines Pilbara et Yandicoogina, et de 201,69 centimes de dollar pour les calibrés de Pilbara.

"Les entreprises chinoises du secteur soutiendront la croissance de l’investissement et de la production de Rio Tinto pour répondre à la demande du marché", a indiqué Baosteel.

Baosteel a accepté en février une progression de 65% du prix du minerai de fer importé du mineur brésilien Vale, la plus grande entreprise du monde dans ce secteur.

La Chine a importé 1,34 milliard de tonnes de minerai de fer entre 2003 et 2007, représentant 42% du total des cargaisons mondiales.


Publication originale Le Quotidien du Peuple

Illustration : usine sidérurgique chinoise

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Mercredi 25 juin 2008
L'image “http://www.solidariteetprogres.org/IMG/arton4276.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Comment on orchestre un embargo pétrolier contre l’Iran
24 juin 2008 - 17:23

24 juin 2008 (Nouvelle Solidarité) — Un réseau néoconservateur international, installé en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Israël, compte faire imposer un embargo sur les livraisons de produits pétroliers raffinés destinés à l’Iran, dans l’espoir de provoquer une riposte militaire de la part de Téhéran. C’est ce que nous a confié une source haut placée des services secrets arabes qui connaît notre mouvement depuis plus de vingt ans.

Une résolution a en effet été introduite à la Chambre des représentants américaine le 22 mai, puis au Sénat le 2 juin, appelant à « interdire l’exportation vers l’Iran de tout produit pétrolier raffiné et [à] imposer des inspections méticuleuses de toute personne, véhicule, bateau, avion, train ou cargo à destination ou en provenance d’Iran ». Cette résolution réclame aussi des sanctions contre la Banque centrale iranienne et toute banque internationale qui ferait des affaires avec les banques iraniennes interdites, ainsi que des sanctions contre les sociétés énergétiques investissant plus de 20 millions de dollars dans le développement de l’énergie en Iran.

Les principales importations iraniennes étant l’essence et d’autres produits pétroliers raffinés, cette clique néoconservatrice pense qu’un embargo international sur ces produits aurait un effet si dévastateur sur l’économie et la population que le gouvernement riposterait militairement, soit directement dans le golfe Persique, soit de manière asymétrique contre les États-Unis ou tout autre pays impliqué dans cette opération.

D’après ce scénario, une frappe militaire « défensive », lancée par les Etats-Unis ou Israël, serait alors justifiée, après une attaque iranienne. Le cercle de faucons qui entoure le vice-président Dick Cheney, mené par Elliot Abrams, qui est le conseiller pour le Moyen-Orient du Conseil national de sécurité, aurait ainsi un prétexte rêvé pour se dispenser de l’approbation du Congrès, voire même de l’en informer.

Cet embargo n’a apparemment pas encore été approuvé par l’administration Bush, surtout parce qu’un embargo maritime, l’équivalent d’un blocage naval des ports iraniens, constitue un acte de guerre en vertu du droit international. Les planificateurs néoconservateurs recherchent donc d’autres moyens pour effectivement imposer une mesure qui, d’après eux, mettrait l’Iran « à genoux ». Bien que l’Iran soit le deuxième producteur pétrolier au monde et le quatrième exportateur de pétrole brut, il a importé en 2006 quasiment la moitié de ses besoins en carburants, pour une facture s’élevant à 5 milliards de dollars.

Plutôt qu’un blocus, ce cercle britannique serait plus qu’heureux de mettre en place cet embargo en annulant, via des géants de l’assurance comme Lloyd’s, l’assurance de tout navire livrant de l’essence ou des produits pétroliers à l’Iran. Du même coup, privée d’assurance, l’importante flotte de pétroliers iraniens ne serait plus autorisée à rentrer dans d’autres ports.

Par ailleurs, on discute d’une autre forme de provocation : un incident majeur contre l’Iran exécuté par le Moudjahidin-e-Khalq (MEK), le groupe terroriste basé en Irak et sous protection militaire américaine depuis l’invasion en 2003. Au début des années 80, le MEK, qui avait pris part à la révolution de Khomeiny, a perpétré d’importants attentats à la bombe, orchestrant même une insurrection armée qui aurait tué, selon lui, quelque 900 militaires iraniens. Au milieu des années 80, le MEK s’est réfugié en Irak, où il jouissait du soutien inconditionnel de Saddam Hussein, y compris d’une base militaire, d’armes et de munitions. Le groupe terroriste est aujourd’hui soutenu par la faction Cheney du département de la Défense et certains services secrets américains. D’importants membres de la « cabale Wolfowitz » au Pentagone tentent de faire retirer le MEK de la liste noire du gouvernement américain qui recense les organisations terroristes.

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Mercredi 25 juin 2008
Les Chroniques associés disent NON aux déremboursements

L’annonce d’un nouveau projet de l’assurance maladie de ne plus rembourser qu’au taux de 35% les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100% pour les personnes en ALD, avec comme objectif de faire de nouvelles économies sur la vie des personnes les plus durement touchées par la maladie est un scandale.

Ce projet s’attaque directement au plus faibles des faibles, aux plus exclus des exclus : les malades chroniques. Il s’ajoute à tant d’autres à la charge uniquement des patients...

« Le remboursement à 100% de certains de nos médicaments repose sur une raison de gravité évaluée par un médecin prescripteur concernant un risque vital ou invalidant grave, et non sur un quelconque privilège ! »


Paris, le 25 juin 2008,
Arrêtez votre politique contre les personnes malades !

Nous ne sommes pas des consommateurs boulimiques de médicaments !
Nous participons chaque jour en payant lourdement de notre poche !
Nous ne sommes ni coupables ni irresponsables !

L’annonce d’un nouveau projet de l’assurance maladie de ne plus rembourser qu’au taux de 35 % les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (Affection longue durée), avec comme objectif de faire de nouvelles économies sur la vie des personnes les plus durement touchées par la maladie, est un scandale. Ce projet s’attaque directement au plus faibles des faibles, aux plus exclus des exclus : les malades chroniques. La vague des médicaments déremboursés ces dernières années correspond par exemple à des fluidifiants bronchitiques, des antidiarrhéiques, des expectorants, des anti-histaminiques, etc. La plupart de ces médicaments déremboursés n’ont bien entendu pas d’équivalents génériques et sont absolument in-dis-pen-sa-bles aux personnes malades chroniques. Ce projet s’ajoute à tant d’autres à la charge uniquement des patients.

« Les économies sont faites au détriment de notre santé, au détriment de notre vie quotidienne, au détriment de notre espoir d’avenir ! »

Si les malades chroniques en ALD bénéficient de ces médicaments pris à charge à 100%, c’est bien parce que ces médicaments sont considérés comme irremplaçables et absolument nécessaires à leur état de santé ! Le remboursement à 35% (vignette bleue) par l’assurance maladie concerne par définition des médicaments destinés aux maladies sans caractère habituel de gravité et dont le Service médical rendu (SMR) n’a été reconnu ni comme majeur, ni comme important. Il s’agit la plupart du temps de traitements dits symptomatiques ou de traitements dits de confort. Sur quel critère l’assurance maladie peut-elle juger que certains médicaments indispensables (donc pris en charge à 100%), bénéficient du jour au lendemain d’un Service médical rendu (SMR) insuffisant pour continuer à être pris en charge en totalité (et ainsi diminuer sa prise en charge à 35%) ? !

« Le remboursement à 100% de certains de nos médicaments repose sur une raison de gravité évaluée par un médecin prescripteur concernant un risque vital ou invalidant grave, et non sur un quelconque privilège ! »

Les Chroniques Associés observent la multiplication des déremboursements de médicaments avec une inquiétude croissante, participant à une augmentation importante des dépenses à la charge uniquement des personnes atteintes de maladies chroniques quelque soit leur revenu (franchises 2004, franchises 2008, forfait hospitalier, dépassements d’honoraires des médecins, etc.). Cette tendance lourde grève de manière drastique les budgets des familles, alors que les personnes sont pourtant théoriquement prises en charge à 100% en raison de la gravité et de l’impact de la maladie dans leur vie quotidienne. De nombreux économistes le savent, alors répétons-le : moins sont prises en charge les dépenses de santé des malades chroniques à court terme, plus leur santé se dégrade et plus les soins coûtent cher à la collectivité à long terme. Ce sont immanquablement des hospitalisations plus fréquentes et onéreuses. Jouer sur le budget des familles, déjà fortement précarisées par la maladie chronique, met en difficulté les personnes les plus fragiles. Alors répétons-le : être malade chronique c’est être abonné à des dépenses de santé lourdes à vie, et non de manière ponctuelle.

« Cette prise en charge dite à 100% est bien liée au caractère grave de notre état de santé ! »

Le désespoir des malades augmente du fait de l’ambiance générale de culpabilisation et du prétexte de responsabilisation des personnes atteintes de maladies chroniques en ALD. Les discours culpabilisant et soi-disant responsabilisant se multiplient chaque jour, parfois sous-entendus, parfois proclamés haut et fort, et qui heurtent chaque jour un peu plus les personnes malades, déjà pourtant suffisamment stigmatisées au quotidien.

« Nous, malades chroniques, serions responsables du trou de la sécurité sociale !? »

Les grèves de soins et les grèves de la faim décidées par des personnes malades opposées aux franchises médicales en début d’année ont trouvé un écho dans l’opinion qui déplore de voir ces personnes mettre leurs vies en péril pour combattre à leur façon des décisions publiques qui restent incompréhensibles. Ce sont les associations de personnes malades qui ont mis toutes ensemble leur énergie pour arrêter ce mouvement historique de grèves. Aujourd’hui, de nombreuses décisions sont prises dans le dos de ces personnes et nos associations continuent de recevoir chaque jour des témoignages de personnes exprimant une exaspération, un ras-le-bol et une souffrance commune face à une réalité quotidienne de plus en plus difficile. Alors répétons-le : les maladies chroniques touchent 15 millions de personnes, c’est-à-dire 20% de la population française en 2007 (source : chiffre 2007 du ministère de la santé et des solidarités) !

« Nous, malades chroniques, devons-nous pour survivre aujourd’hui devenir des combattants de demain en adoptant des modes d’actions extrêmes pour se faire entendre ? »

Il y a URGENCE :
urgence à contrer la multiplication des déremboursements des médicaments et des soins par l’assurance maladie
urgence à endiguer les dépassements d’honoraires pratiqués outrageusement par certains médecins
urgence à réduire l’exclusion des personnes par les assurances et les mutuelles en raison du caractère chronique des maladies
urgence à prendre en compte les ressources des personnes qui sont exclues du marché du travail et qui ne peuvent plus travailler en raison de leur état de santé, des stigmatisations et des discriminations
urgence d’arrêter le discours de culpabilisation et de responsabilisation des personnes malades chroniques
urgence de considérer l’avis des associations de personnes atteintes de maladies chroniques directement concernées par les décisions publiques

Contacts presse :

Anthony Gouas (AIDES) : agouas at aides.org  01 41 83 46 53 et 06 35 50 04 50
Clémence Tourneur (NAFSEP) : clemence.tourneur at nafsep.org  05 34 55 77 00
Muriel Papin (Vaincre la Mucoviscidose) : mpapin at vaincrelamuco.org  01 40 78 91 75
Caroline Pascault et Camille Piger (FNAIR) : cpi at wellcom.fr  01 46 34 60 60
Coordination Chroniques associés (AIDES) : lloste at aides.org  01 41 83 46 63

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De : Chroniques associés
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Mardi 24 juin 2008
La mort annoncée de l’artisanat

Le président de la chambre de métiers du Lot et de la chambre régionale critique la loi LME du gouvenement.

Serge Crabié : « La mort annoncée de l’artisanat »

Serge Crabié, le président de la chambre de métiers du Lot et de la chambre régionale, est apparu, hier matin, à Cahors, très en colère contre le projet de loi de modernisation de l’économie (LME) présenté par le gouvernement.

Plusieurs dispositions de ce projet de loi en discussion au Sénat présentent des risques importants et de véritables menaces pour le petit commerce et l’artisanat.

Si cette loi passe, les personnes salariées ou exerçant une activité indépendante accessoire, ne seront pas obligées de s’inscrire au répertoire des métiers si leur activité engendre un faible montant de chiffre d’affaires.

Dans un communiqué et une lettre adressée aux parlementaires, l’union professionnelle des artisans du Lot (UPA 46) pointe également les dangers de la LME : L’UPA considère que ce texte qui s’ajoute à une succession d’autres réformes, est une mascarade à la fois à l’encontre des petites entreprises que l’on sacrifie progressivement aux ambitions de la grande distribution et à l’encontre des consommateurs à qui l’on fait croire que l’augmentation du pouvoir d’achat passe nécessairement par l’implantation de grandes surfaces sur notre territoire.

Remonté, très remonté même. Serge Crabié, le président de la chambre de métiers du Lot et de la chambre régionale, est apparu, hier matin, à Cahors, très en colère contre le projet de loi de modernisation de l’économie (LME) présenté par le gouvernement. Il a répondu à nos questions.

En quoi ce projet de loi est-il dangereux pour le commerce et l’artisanat ?

Plusieurs dispositions de ce projet de loi en discussion au Sénat présentent des risques importants et de véritables menaces pour le petit commerce et l’artisanat. Si ce projet devient une loi, c’est même la mort annoncée de ces deux secteurs vitaux pour l’économie française. Je rappelle que l’artisanat est passé en cinq ans, en France, de 840 000 à 940 000 emplois. Ce projet de loi ouvre une sacrée brèche.

Vous apparaissez très remonté sur le statut de l’auto entrepreneur ?

En effet. L’artisan qui s’installe aujourd’hui doit s’inscrire au répertoire des métiers. C’est le cas pour les 4 500 du département. Si cette loi passe, les personnes salariées ou exerçant une activité indépendante accessoire, ne seront pas obligées de s’inscrire au répertoire des métiers si leur activité engendre un faible montant de chiffre d’affaires.

Les conséquences de ces dispositions sont évidentes : la légalisation du travail dissimulé, l’exercice d’activité sans qualification et une distorsion de concurrence avec les artisans qualifiés. Cela va aussi dévaloriser les métiers de l’artisanat avec des conséquences sur la formation professionnelle et sur la qualité des prestations réalisées.

Les nouvelles règles concernant l’urbanisme commercial ne vous plaisent pas davantage…

On va tout droit vers un système ultra-libéral à l’américaine. Les artisans n’en veulent pas. Le projet prévoit l’instauration d’une procédure simplifiée et allégée qui se traduira par le relèvement de 3000 à 1000 m2 du seuil de déclenchement de la procédure d’autorisation. Le projet prévoit la disparition des commissions départementales d’équipement commercial, les CDEC.

Les chambres consulaires ne pourront plus donner leur avis et la responsabilité pèsera sur les élus. Quand on sait la pression des grandes surfaces, on imagine la pression sur les élus. Les effets des mesures sont évidents. Les dispositions relatives à l’urbanisme commercial reposent sur une approche erronée et une propagande mensongère. Elle vise à laisser croire que la multiplication des grandes surfaces serait de nature à réduire les prix et à améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs. C’est faux.

Que voulez-vous dire ?

Que les prix pratiqués dans les grandes surfaces, en France, sont plus élevés que dans la moyenne des pays européens alors que les enseignes de la grande distribution ont progressé, dans notre pays, de 20 millions de m2 de 1996 à 2006. Une réelle menace pèse donc sur le petit commerce et l’artisanat. On peut aisément imaginer les effets de cette déréglementation commerciale pour notre département.

Les organisations professionnelles remontées

Dans un communiqué et une lettre adressée aux parlementaires, l’union professionnelle des artisans du Lot (UPA 46) pointe également les dangers de la LME : « L’UPA considère que ce texte qui s’ajoute à une succession d’autres réformes, est une mascarade à la fois à l’encontre des petites entreprises que l’on sacrifie progressivement aux ambitions de la grande distribution et à l’encontre des consommateurs à qui l’on fait croire que l’augmentation du pouvoir d’achat passe nécessairement par l’implantation de grandes surfaces sur notre territoire. Le déséquilibre entre grande distribution et commerce de proximité ne fera que s’accentuer et ceci au détriment de ce dernier.

L’UPA souhaite également attirer l’attention des élus sur le fait que « le régime de la micro entreprise doit rester un système dérogatoire conçu comme une incitation à la création d’entreprise et nécessairement limité dans le temps. De même le projet de mise en place d’une dispense d’immatriculation aux registres de publicité légale pour les petites activités en cumul d’une activité salariale n’est pas acceptable ». Face aux dangers que représente un tel projet de Loi pour l’Artisanat et le commerce de proximité, l’UPA a interpellé les parlementaires et lancera prochainement un appel à la mobilisation.


http://www.ladepeche.fr/article/2008/06/19/460333-Serge-Crabie-La-mort-annoncee-de-l-artisanat.html

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Mardi 24 juin 2008
Election US : le LPAC attaque l’homme de main de l’oligarchie financière


23 juin 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le LaRouche Political Action Committee (LPAC) est engagé dans une opération décisive pour sauver le parti démocrate américain de la destruction commanditée par l’oligarchie internationale basée à Londres. Une brochure de masse (250 000 exemplaires) est actuellement distribuée auprès de la base démocrate et rooseveltienne pour faire échouer ces plans, mis à exécution par le tueur à gage politico-économique de l’oligarchie financière, le spéculateur-philanthrope (sic) Georges Soros, le parrain de l’investiture d’Obama.

Comme l’a souligné Lyndon LaRouche (voir ici), Georges Soros n’est qu’un sbire. Accueillit à Londres en 1947, il a été entraîné à la London School of Economics (l’école du libéralisme impérial britannique) avant de se voir confier les fonds de membres imminents de l’oligarchie anglo-hollandaise, dont la famille royale britannique. Son Quantum Fund basé dans l’ancienne colonie hollandaise de Curaçao connue pour le blanchiment des dollars du narcotrafic, sert de base off-shore pour l’impérialisme financier. Après avoir déclenché la dévaluation de la livre sterling et de la lire italienne en 1992 et avant de déclencher la chute du Bath thaïlandais en 1997, Soros se vantait dans le Guardian de Londres : « Si je devais m’abstenir de certaines actions pour cause de scrupules moraux, je cesserais d’être un spéculateur efficace. Je n’éprouve même pas l’ombre d’un remords pour avoir fait des profits ».

C’est cette idéologie malthusienne qu’il a directement héritée du nazisme qui fait de Soros un instrument redoutable de la mondialisation financière. Dans la préface à l’édition de 2000 des Mémoires de son père, le spéculateur morbide affirme fièrement que toute sa vie a été façonnée par son expérience d’adolescent, puis de jeune homme, dans la Hongrie occupée par les nazis, où il se présentait comme le « filleul adoptif » d’un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture qu’il aidait à confisquer les biens des juifs, à un moment où la moitié de la population juive était en passe d’être éliminée. Là encore, il ne ressent ni remords ni culpabilité pour cette époque qu’il qualifie même de « période la plus heureuse de ma vie ». Il a même expliqué sur CBS en 1998 « C’est marrant en réalité, c’est comme sur les marchés, si je n’avais pas été là (…) quelqu’un d’autre l’aurait fait de toute manière ».

Cette brochure de 26 pages est disponible, en anglais, sur le site du LaRouche PAC :http://larouchepac.com/news/2008/06/16/your-enemy-george-soros.html

par DR publié dans : ECONOMIE NWO
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Lundi 23 juin 2008

1.140.000.000.000.000 dollars

 

Signé Véner

 

 

 

 

 

Un des avantages indiscutables de la monnaie fiduciaire est qu’elle permet de faire entrer régulièrement dans le monde de la finance des mots en général réservés à l’astronomie, et d’ôter tout semblant de signification à ces magnifiques inventions de l’homme que sont les chiffres, le calcul et la monnaie.  Tenez :

 

 

- Un million, c’est mille fois mille. Chiffre simple, rond et facile à comprendre, la preuve ma grand-mère savait qu’un million d’anciens francs c’était dix mille nouveaux francs,

 

- Un milliard, c’est mille millions, il y a à peine un milliard de minutes que Brutus mettait fin à la dictature de César,

 

- Un trillion, c’est mille milliards, mille millions de mille sabords,

 

- Un quadrillion, c’est mille trillions, mille millions de milliards, mille millions de, non, millliards de, non encore, bref, de quoi voir venir un bon moment.

 

 

La Banque des Règlements internationaux, ou BIS, la Banque Centrale des Banques Centrales, nous informe au détour d’une page de son dernier rapport que le montant total des produits dérivés atteignait désormais 1.14 quadrillion de dollars se décomposant en 548 trillions de dollars de produits dérivés cotés, et 596 trillions de dollars supplémentaires de notionnel sur les marchés OTC.

 

Soit 1.400.000.000.000.000 dollars. Même avec un dollar dévalué, ce montant force le respect.

 

Les produits dérivés, comme vous ne le savez probablement pas, sont des paris effectués par les banques et autres établissements financiers sur des crédits à haut risque. Nos spécialistes bancaires, les mêmes qui nous annonçaient que la crise de 2007 ne pouvait arriver qu’une fois tous les 2 milliards d’années, jurent leur grands dieux que ces montants sont arbitrés, et que le total des risques ne dépasse pas les 2% de l’encours.

 

2% de 1.140.000.000.000.000 dollars représentent quand même près de 23 trillions de dollars, une fois et demie le PIB américain, pardonnez du peu, et sensiblement plus, imaginez vous, significativement plus,  même, que le total des fonds propres des banques et autres hedge funds ayant pris ces engagements.

 

Comme l’affaire Bear Stearns nous l’a montré, les banques centrales vendront leur mère plutôt que d’accepter qu’une institution porteuse de ces armes de destruction financière massives puisse faire défaut. Le prochain acronyme que la finance américaine se prépare à nous apprendre est CDS, Credit Default Swaps, une sorte de produit dérivé destiné à garantir de la solvabilité d’une contrepartie.

 

Il y en a 62 trillions dans la nature. 62.000.000.000.000 de dollars. Une belle louche au dessus du PIB mondial.

 

Mettons les choses en perspective. Bear Stearns était porteur de 13.4 trillions de dollars, dont 2.5 trillions de CDS.  Son rachat par JP Morgan a été effectué pour éviter la faillite de ladite  Morgan (qui est également le principal actionnaire de la Fed, le monde est petit) principal créancier de Bear Stearns.

 

Face à cela, le total de bilan de la FED est un minuscule 800 milliards de dollars.  Et ses fonds propres ? C’est à peine si j’ose. 40 milliards de dollars. Vous allez rire : 0,0000285714 % du total. Pas de quoi aller très loin.

 

Une grosse faillite bancaire, un Bear Stearns, un Lehman Brothers, un UBS, un Crédit Lyonnais à l’ancienne ou autre Kerviel bien de chez nous et un gros paquet de ces CDS ne vaudra plus tripette, faisant imploser immédiatement les bilans des banques détenant ces créances sur l’établissement en cessation de paiements.  Les banques centrales rachèteront leurs dettes pour éviter un Chernobyl financier.

 

Et rappelez vous, les banques centrales créent de la monnaie à l’ancienne.

 

En l’imprimant.

 

Cela dit, restons optimistes, tout n’est pas perdu. Il existe encore d’autres mots pour le futur : quintillion suit quadrillion, et sextillion permettra de rajouter encore trois zéros supplémentaires lorsque cela deviendra nécessaire.

 

Pour se payer un simple café.

 

 

 

 

A propos, vous avez de l’or ?

 

 

Signé Véner


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