Vendredi 26 septembre 2008

Paquet Télécom : une victoire pour la démocratie européenne, déjà menacée.


La Quadrature du Net se réjouit de l'adoption en première lecture de plusieurs amendements corrigeant des problèmes majeurs du Paquet Télécom, et du rejet des amendements les plus dangereux.

Les eurodéputés ont aujourd'hui montré leur attachement à la vie privée, à la protection des données personnelles et aux principes de proportionnalité et de séparation des pouvoirs.

La Quadrature du Net remercie tous les eurodéputés qui ont oeuvré en ce sens, et tous les citoyens qui se sont massivement mobilisés pour alerter leurs élus sur ces enjeux. Elle remercie particulièrement les eurodéputés qui ont su revoir leurs positions au fur et à mesure qu'ils prenaient conscience des risques pour les droits et libertés de leurs concitoyens.

La Quadrature du Net leur demande cependant de rester vigilants.

Il reste dans le Paquet Télécom nombre de formulations floues susceptibles de donner lieu à des lois de transposition portant atteinte à la neutralité du réseau. La notion de "contenu licite", inconnue en droit communautaire, et dont la définition est laissée aux États membres doit, par exemple, être complètement supprimée, comme cela a commencé à être fait.

Par ailleurs, la Commissaire européenne, Vivian Reding, a déjà annoncé qu'elle allait demander le retrait de l'amendement 138, voté ce matin.

Cet amendement 138 réaffirme pourtant un principe fondamental qui devrait réunir tout européen attaché aux piliers de l'Europe puisqu'il énonce qu'aucune restriction aux droits et libertés des utilisateurs finaux ne peut être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire sauf exceptions relatives à sécurité publique (prévention des atteintes aux personnes).

La Quadrature du Net dénonce donc une demande complètement déplacée de la part de Mme Reding, au regard du principe démocratique élementaire rappelé par l'amendement (la séparation des pouvoirs), de sa proportionnalité, mais aussi du plébiscite qu'il a recueilli auprès des eurodéputés (574 pour, 73 contre).

Il s'agit en effet d'une expression démocratique claire et sans appel qu'une technocrate ne peut nier, quelle que soit sa volonté de servir les desseins liberticides de la présidence française et des lobbies du cinéma qui la guident. À l'évidence, en effet, Viviane Reding cherche à sauver le projet français de riposte graduée que cet amendement 138 touche au coeur.

Ce n'est pas la première fois pourtant que les eurodéputés soulignent l'illégalité de la riposte graduée au regard du droit communautaire. En avril dernier ils avaient déjà voté une résolution sur les industries culturelles qui condamnait le projet français au regard de sa disproportion.

Cette position est également celle qu'a exprimé la CNIL européenne, le Contrôleur Européen à la Protection des Données, début septembre. C'est donc au gouvernement français de revoir sa copie, pas au Parlement de renoncer à défendre les droits fondamentaux des citoyens européens.

La Quadrature du Net appelle donc les citoyens à écrire au président de la Commission et à leur gouvernement pour leur demander d'intervenir afin que l'amendement 138 soit conservé par le Conseil. Elle signale par ailleurs aux lobbies et à la ministre de la Culture française qu'il est ridicule de prétendre que les eurodéputés ne ciblaient pas la riposte graduée.

Depuis des mois, les ambitions françaises d'introduire dans le débat des amendements sur le droit d'auteur parasitent le débat sur le Paquet Télécom, les citoyens ont massivement écrit pour demander à leurs élus de garantir leurs droits fondamnentaux face à cette offensive. Les eurodéputés étaient parfaitement informés de la portée de l'amendement.

La Quadrature du Net a par exemple envoyé à tous les eurodéputés la veille du vote une lettre expliquant précisémment pourquoi il fallait voter l'amendement 138 (voir ci-dessous).

*****

Dear MEP,

On September 24th the European Parliament will be examining the first reading of the bill proposing the reform of the law on electronic communications, known as the Telecom package.

At the beginning of this summer this bill aroused a great deal of controversy. Several amendments which were adopted during commissions were denounced by some NGOs, as they would lower the level of data protection in Europe, and also enable Member States to substitute an administrative authority for a judicial one in order to fight illegal file sharing.

At the beginning of September the European Data Protection Supervisor (EDPS), which is an independent european authority, published its opinion, which confirmed the analysis of the NGOs.The EDPS was particularly concerned with some amendments which pave the way for the graduated response (or 3 strikes and you're out). This mechanism extends to disputes related to file sharing measures intended fight against terrorism or child pornography.

The EDPS recommended that such dispositions be deleted. The rapporteurs did not follow this primary advices of the EDPS, preferring to try to re-write those amendments criticised, so as to limit their effect. There was some progress, but it must be said that the re-writing of the amendments gave rise to a rather vague, loose text, which introduced concepts that were unknown to European law, and which were taken directly from the proposals of the French cinema lobby (like the "cooperation" between ISPs and producers).

The primary risk is that this rather vague text might be used by certain Member States to give permission to administrative authorities to restrict, without any prior judicial decision, the freedom of expression and information of internet users accused of unauthorized copying.

This risk is real. In July the French government proposed a bill transferring repressive power to an administrative authority which would act at the request of producers of content. It may be voted in November. The United Kingdom also wishes to take the same steps.

In our opinion, the European Parliament must eliminate this risk, which could question both the principle of proportionality and the separation of power, but which could also weaken the acceptability of those measures which are necessary to fight crime.

It must not be possible to extend the measures that national public authorities can implement to fight terrorism or child pornography to disputes concerning non-profit sharing of music and film on the Internet between individuals. Internet users exchanging works without permission should not be treated in the same way as criminals.

This is why we ask you to vote for Amendment 138 to the Trautmann report, tabled by a wide spectrum of MEPs (Guy Bono, Daniel Cohn-Bendit, Zuzana Roithova, Michel Rocard, Marielle de Sarnez, Christofer Fjellner, Rebecca Harms, Marco Cappato, Jean-Luc Benahmias and others).

Amendment 138 states that the national regulation authorities will ensure that no restriction concerning freedom of expression and information of a citizen is taken wthout a prior decision of the judicial authority, except in cases of 'force majeure', threats to security or national criminal law.

Amendment 138 is a guarantee that a bill like the french one about graduated response will not be adopted in Europe. This amendment is in the line with the Bono resolution adopted in April by the European Parliament.

We also ask you to vote against Amendment 34 to the Harbour report which would allow Member States to take measures which harm privacy. This amendment puts national security, crime and file sharing on the same level !

There are other zones which are not at all clear. As well as voting for Amendment 138 and against Amendment 34, we also invite you to clarify the rest of the text. Please find attached all our recommendations concerning the vote on the Telecom Package.

We hope that you will feel concerned by our request and thank you for your time and attention.

Yours faithfully,

 

http://www.laquadrature.net/fr/paquet-telecom-une-victoire-pour-la-democratie-europeenne-deja-menacee


"merci infiniment à la Quadrature du net pour leurs boulots, exemplaire concernant se dossier et surtout, de nous avoir donner les moyens de se tenir toujours informez !"

 par illusions de mouvements

 


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Vendredi 26 septembre 2008


Homeland Security aux USA a développé une caravane qui sert à lire les indices physiques et les indices dans le comportement des individus qui pourraient avoir des intentions malveillantes. Voir leurs explications dans la vidéo :

http://eso-news.blogspot.com/2008/09/lire-votre-esprit.html
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Vendredi 26 septembre 2008
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Jeudi 25 septembre 2008

puces et implants
envoyé par zgump
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Mercredi 24 septembre 2008

recommandations de vote et point presse à propos du « paquet télécom »


Le groupement d'ONG « La Quadrature du Net », avec l'aide de la FFII (Fondation for a Free Information Infrastructure, Europe), de « AK Vorrat » (Arbeitskreis Vorratsdatenspeicherung, Allemagne) et de netzpolitik.org, a mis à jour ses recommendations de vote pour la session de vote plénière sur le « paquet télécom » qui aura lieu le 24 septembre 2008 à 11h30 au Parlement Européen à Bruxelles. Une installation artistique traitant de la surveillance numérique et une conférence de presse prendront place devant le Parlement Européen avant le vote (voir détails ci-dessous).

Le groupement d'ONG s'inquiète du fait que s'ils sont votés, plusieurs amendements au paquet télécom, adoptés pendant les commissions, abaisseraient le niveau de protection des données en Europe. Il considère également que ces amendements permettraient aux États membres de remplacer l'autorité judiciaire par une autorité administrative visant à combattre le partage de fichiers. De plus, ils s'inquiètent de certains amendements qui ouvriraient la voie à la riposte graduée. « Des progrès ont été faits, mais la réécriture des amendements donne un texte vague, peu précis, introduisant des concepts inconnus des lois européennes et tirés directement des propositions faites par le lobby cinématographique français (comme la "coopération" entre les FAI et le producteurs) », indique Jérémie Zimmermann, co-fondateur de La Quadrature du Net.

Ricardo Cristof Remmert-Fontes, de la FFII e.V. et de l'AK Vorrat, ajoute : « De notre point de vue, le Parlement Européen doit éliminer ce risque qui remet en question à la fois le principe de proportionnalité et la séparation des pouvoirs, mais qui pourrait aussi affaiblir l'acceptabilité des mesures nécessaires au combat contre la criminalité.».

C'est pourquoi nous demandons aux députés européens de voter pour l'amendement 138 du rapport Trautmann, présenté par un large éventail de députés (Guy Bono, Daniel Cohn-Bendit, Zuzana Roithova, Michel Rocard, Marielle de Sarnez, Christofer Fjellner, Rebecca Harms, Marco Cappato, Jean-Luc Benahmias et bien d'autres).

L'amendement 138 établit que les autorités de régulation nationales doivent s'assurer qu'aucune restriction de la liberté d'expression et d'information d'un citoyen ne puisse être appliquée sans une décision préalable de l'autorité judiciaire, sauf en cas de force majeure, menace envers la sécurité ou droit pénal national.

L'amendement 138 garantit qu'une loi telle que celle définissant la riposte graduée en France ne puisse pas être adoptée en Europe. Cet amendement est en accord avec la résolution de l'amendement Bono adopté en avril par le Parlement Européen.

La Quadrature observera attentivement, analysera et publiera les votes sur son site Political Memory


Le mercredi 24 septembre à 10h00, une installation artistique au sujet de la surveillance d'Internet sera mise en place et une conférence de presse sera tenue Place du Luxembourg, sur le chemin du Parlement (à qauche du bâtiment « infodoc »). Appelez Jérémie Zimmermann au +33 615 940 675 pour plus d'informations. Nos analystes politiques seront à votre disposition pour des citations et des entretiens.

 


Autres ressources :

Contacts presse :

  • Christophe Espern (FR, EN), Tel. +33-698174599, ce_AT_laquadrature.net
  • Jérémie Zimmermann (FR, EN), Tel. +33-615940675, jz_AT_laquadrature.net
  • Ricardo Cristof Remmert-Fontes (DE, EN), +49-170-2487266, rcrf_AT_vorratsdatenspeicherung.de
  • Markus Beckedahl (DE, EN), +49-177-7503541, markus_AT_netzpolitik.org
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Mercredi 24 septembre 2008

mercredi 24 septembre - 9:22:54

© spuno / Fotolia.com

Le décret qui "relooke" Edvige

La nouvelle mouture du décret sur le fichier Edvige ne sera pas rendue publique avant un mois, le temps que la CNIL rende son avis. France Info s’en est procuré une copie...

 

Le nouveau projet de décret instaurant le fichier EDVIGE a été transmis vendredi par le ministère de l’Intérieur à la CNIL et doit ensuite passer devant le Conseil d’état. Le décret ne devrait pas être publié avant au moins un mois.

Exit Edvige, place à EDVIRSP...
Selon ce projet, dont France Info s’est procuré une copie, le fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) devient EDVIRSP (Exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique).



La nouvelle mouture du décret comprend 12 articles, quand le précédent en comptait neuf. L’article 2 précise que ne peuvent être enregistrées et collectées les données sur la santé ou la vie sexuelle.

Le texte interdit strictement aux services de renseignement de collecter des données personnelles, sauf pour les personnes "dont l’activité indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique" ou à celles "faisant l’objet d’enquêtes administratives", parce qu’elles postulent à un emploi dans la haute fonction publique ou dans le domaine de la sécurité.

Comme l’avait annoncé le gouvernement jeudi dernier, ce projet de décret est également expurgé de son passage sur le fichage des personnalités qui exercent un mandat ou jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux "significatif".

Enfin, le fichage des mineurs dès 13 ans est maintenu, s’ils portent atteinte à la sécurité publique, avec un "droit à l’oubli" non automatique. Concrêtement, leur fiche sera en principe effacée à leur 18ème anniversaire. Mais s’ils constituent toujours une menace à la sécurité, les informations les concernant ne seront effacées qu’à leurs 21 ans.

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Mercredi 24 septembre 2008

Big brother

Sep 23, 2008 23:00:00 GMT

Big brother

L

e réseau Echelon est un système US d'interception planétaire. Il a la capacité d'intercepter 1.300.000 communications téléphoniques par minute, aux fins d'espionnage, bien entendu. Les objectifs classiques de l'espionnage sont les secrets militaires et les secrets d'autres gouvernements. Sont visés, par exemple, les nouveaux systèmes d'armement, les stratégies militaires ou des informations concernant le stationnement des troupes, comme ce fut le cas visant l'Irak. Le système Echelon sert aussi d'espionnage économique.

 

 

Le système désigné sous le nom de code Echelon se distingue des autres systèmes de renseignement par le fait qu'il présente deux caractéristiques lui conférant un niveau de qualité tout particulier.

La première qu'il est réputé avoir, c'est la capacité d'exercer une surveillance totale. Par l'intermédiaire de stations de réception satellitaire et de satellites-espions, toute communication d'une personne transportée sur n'importe quel support –téléphone, télex, réseau Internet ou e-mail – peut être interceptée aux fins de prendre connaissance de son contenu.

La deuxième caractéristique, c'est que le réseau Echelon exerce ses activités grâce à la complicité intéressée de plusieurs Etats (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), ce qui constitue un plus par rapport aux systèmes nationaux de renseignements: les pays parties du système Echelon peuvent se partager l'utilisation de leurs installations d'interception, les tâches en résultat et les résultats obtenus.

Parallèlement, un intérêt est également manifesté pour des informations importantes du point de vue économique qui peuvent porter sur des nouvelles technologies ou des contrats avec l'étranger. Les risques que pourrait présenter, pour la sphère privée et les milieux économiques un système du type Echelon ne résultent pas uniquement du très grand potentiel de ce système de surveillance, mais procèdent bien d'avantage du fait qu'il fonctionne dans un espace qui échappe à toute règle juridique. De par son statut d'étranger, la personne dont les messages sont interceptés ne dispose d'aucune protection juridique intérieure. « Comme nous l'évoquions dans notre n° 92, cet état de fait résulte également de la course technologique à laquelle se livre le renseignement US »  (4)

Le Parlement européen a traité de ce réseau « pouvant mettre en danger les sécurités nationales » des pays européens. Le dossier semble plutôt avoir été maltraité puisque, d'abord, parce que le Parlement européen a opté pour une commission « temporaire » parce que « la constitution d'une commission d'enquête n'est possible qu'aux fins d'examiner des violations de droit communautaire dans le cadre du traité CE » (1) Alors il a commencé à piocher dans son jardin, c'est-à-dire qu'il a écouté les services de renseignements européens. On a bien voulu lui donner ce que presque tous les lycéens connaissent. Voici sa manière de « traiter » le réseau Echelon concernant le volet belge : « Il existe deux services de renseignement, l'un militaire et l'autre civil. Le service général du renseignement et de la sécurité des forces armées est placé sous l'autorité du ministre de la Défense. Des missions consistent à rassembler et analyser des informations concernant les activités susceptibles de présenter une menace pour l'intégrité territoriale nationale, les projets de défense militaire, le déroulement des missions militaires ou la sécurité des ressortissants belges à l'étranger. Le Service général est, en outre, chargé d'assurer « la sécurité du personnel de l'armée et des installations militaires » ainsi que « le caractère confidentiel des informations militaires ». Le service d'information civil, la Sûreté de l'Etat relève du ministre de la Justice sur le plan de l'organisation, tout en étant également à la disposition du ministère de l'Intérieur. Il a pour mission de rassembler et d'analyser toutes les informations susceptibles de représenter une menace pour la sûreté intérieure, l'ordre démocratique et constitutionnel, la sûreté extérieure, les relations internationales, le potentiel économique ou d'autres intérêts fondamentaux. Des tâches lui incombent, en outre dans le domaine du contre-espionnage, de la surveillance des mouvements politiques extrémistes et de la sécurité des personnes (2) . A l'instar des autres services de renseignement européens, point ici de réseau Echelon. Aux Etats-Unis, c'est mieux. Voilà la retranscription des déclarations de M. Arthur Paecht  (3) : « Tout au long de mon enquête, je me suis heurté à la réponse suivante : « Echelon cela n'existe pas ». Le système d'interception existe et c'est que j'ai essayé de démontrer à travers mon rapport ».

Une manœuvre machiavélique voudrait que « les craintes éveillées par la menace du réseau anglo-américain visent (…) à mettre en accusation les pays européens coopérant au système. Il s'agirait, par exemple, de semer la zizanie entre les membres de l'Union européenne » (5)

Une interrogation pour finir : Comment, avec un système aussi sophistiqué, les Etats Unis n'ont pu capturer Ben Laden ? A moins qu'il ne soit en train de dorer au soleil de la Floride…

Dj. B .

 

 (4) Le Journal du Mardi du n° 73 du 21 au 27.10.2000

 (1) Article193 TCE

 (2) Document de travail du Parlement européen n° PE 294.997

 (3) Arthur Paecht, rapporteur, Commission de la Défense et des Forces Armées auprès de l'Assemblée Nationale française.

 (5) Idem

 


 

Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles
Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01
djamalbenmerad@yahoo.fr
Site : http://dbenmerad.free.fr/
Blog : http://euromed.skyblog.com

Alter Info l'Information Alternative
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Mardi 23 septembre 2008

Salariés, comment vous surveille-t-on ?

Jean-Bernard Litzler
22/09/2008 
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(Rea)
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Internet, GPS, détectives... Les salariés ont l'impression d'être observés en permanence. Pourtant, la Cnil et la justice œuvrent pour protéger la vie privée.

Épié jour et nuit pendant plus de 1 500 heures (soit deux mois), c'est le calvaire vécu par un salarié lyonnais que son ex-employeur a fait surveiller par des détectives privés pour prouver une concurrence déloyale. Faute de preuve tangible, l'em­ployeur indélicat et la société qui a organisé la surveillance ont écopé devant le tribunal de 30 000 € de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée.

Révélée par Le Figaro, au début du mois, cette affaire intervient après un scandale qui avait éclaboussé Lidl en Allemagne. La chaîne de hard discount avait été accusée de faire surveiller à grande échelle ses troupes à l'aide de détectives ou de caméras cachées, dans le but de constituer un fichier d'informations très privées.

La pilule est d'autant plus dure à avaler que les nouvelles technologies multiplient à l'envi les possibilités de suivre à la trace les moindres faits et gestes de tout le personnel d'une entreprise. Les techniques informatiques sont désormais bien rodées, l'usage de la géolocalisation se banalise pour les véhicules de service, alors que la vidéosurveillance est devenue bon marché.

 

Vie privée résiduelle

Quant à la biométrie, elle fait une entrée remarquée comme outil visant à remplacer le badge. Détecteur d'empreinte digitale ou d'iris, ce sont pas moins de 500 sociétés qui ont demandé cette année l'autorisation à la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) d'implanter ce genre de système. Elles étaient dix fois moins pour toute l'année 2005. « Il n'y a pas de craintes particulières à avoir sur cette technosurveillance, relativise Éric Barbry, avocat spécialisé en droit du numérique. On commence à y voir plus clair sur ce que l'on peut faire ou non, à mieux distinguer vie professionnelle et vie privée résiduelle sur son lieu de travail. » Selon lui, les nouvelles technologies génèrent dans un premier temps une crispation juridique avant de trouver leur place. L'usage d'Internet et du courriel est, par exemple, bien balisé (lire p. 6).

Aujourd'hui les grandes lignes sont claires : pour être légale, une surveillance doit donner lieu à une discussion collective, à une information préalable et aussi prendre une forme proportionnelle au but recherché. La Cnil a beaucoup œuvré pour clarifier ces principes et s'appuie sur un réseau de plusieurs centaines de correspondants informatique et libertés pour diffuser la bonne parole au sein des entreprises.

 

Panoplie high-tech

« En France, le mot “contrôle” a une connotation négative, alors que chez les Anglo-Saxons c'est le rôle du manager de mettre la situation “under control” », rappelle Jean-Louis Muller, spécialiste du management et directeur à la Cegos. À une époque où les actionnaires suivent la rentabilité des entreprises trimestre après trimestre, il ne lui paraît pas anormal de surveiller de plus près l'occupation de chacun et sa productivité.

Attention toutefois de ne pas se laisser séduire par les charmes du contrôle absolu. « C'est contre-productif, estime Jean-Louis Muller, car le contrôle lui-même coûte plus cher que ce que l'on surveille. » Sa recette ? Tout simplement faire le pari que l'équipe est motivée et honnête. Si des doutes ciblés ou un « fantasme paranoïaque » persistent sur un salarié trop absent ou trop peu efficace, il est toujours temps de passer à l'action. « Le manager doit parler plutôt que se retrancher derrière ses suppositions, recommande Jean-Louis Muller. Soit il explique entre quatre yeux à la personne concernée : “J'ai l'impression que tu n'es pas pleinement à ton travail”, soit, statistiques à l'appui, il lui demande calmement de s'expliquer sur son absen­téisme ou sur ses notes de frais. » Derrière sa panoplie high-tech, le manager efficace sera toujours celui qui sait faire preuve de bon sens.

» Ils savent faire parler les disques durs

» Filatures et infiltrations ont toujours la cote

» Le médecin du travail, entre son patient et l'employeur

» Les contrôles autorisés et ceux qui ne le sont pas

 

http://www.lefigaro.fr/emploi/2008/09/22/01010-20080922ARTFIG00477-salaries-comment-vous-surveille-t-on-.php

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Mardi 23 septembre 2008

Alors que l’appel "Non à Edvige" a recueilli plus de 200 000 signatures (électroniques et papier), l’inquiétude déborde désormais des frontières de la France. En effet, Jacques Barrot, commissaire de l’UE en charge de la justice et des libertés, a fait savoir à Michèle Alliot-Marie qu’il souhaitait une période de conservation des données la plus limitée possible en ce qui concerne les mineurs de plus de 13 ans.

Faisant référence aux tractations menées récemment avec le gouvernement italien au sujet du fichage des Roms, la Commission européenne voudrait, plus généralement, s’assurer qu’Edvige sera compatible avec la législation européenne en matière de protection des données.


Edvige : les mises en garde de Bruxelles

par Philippe Ricard, Le Monde du 18 septembre 2008

La Commission européenne s’interroge à son tour sur le projet français Edvige (exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Le commissaire chargé de la justice et des libertés, le Français Jacques Barrot, a fait savoir à la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu’il souhaitait une période de conservation des données la plus limitée possible en ce qui concerne les mineurs de plus de 13 ans concernés parle fichier Edvige. "Ce serait dans l’esprit des institutions européennes : il faut limiter la durée de conservation de telles données, surtout s’il n’y a pas de récidive", a déclaré au Monde M. Barrot.

Le vice-président de la Commission demande de mieux distinguer les finalités du texte, afin d’être sûr que celui-ci soit compatible avec la législation européenne en matière de protection des données.

Si le fichage est motivé pour des raisons d’ordre public, de défense, ou de protection des activités de l’Etat, la Commission estime qu’elle ne peut pas exiger grand-chose des autorités françaises, car ces domaines sont du ressort exclusif des Etats membres. M. Barrot juge en revanche que "le principe de proportionnalité doit être respecté" dès lors qu’Edvige collectera des informations sur le compte de personnes engagées dans la vie politique, syndicale ou associative. Paris a renoncé à ficher les problèmes de santé et l’orientation sexuelle, mais M. Barrot rejette aussi la collecte des données d’ordre ethnique et religieux.

Parallèle avec l’Italie

Les experts bruxellois font le parallèle avec les récentes tractations menées avec le gouvernement de Silvio Berlusconi au sujet du fichage des Roms, en Italie. La Commission avait pesé pour limiter le recours aux empreintes digitales pour les mineurs. Avant de donner du bout des lèvres son aval au projet, M. Barrot a également obtenu des Italiens qu’ils renoncent à ficher les informations sur l’appartenance ethnique et religieuse. "Ce qui a été fait avec les Italiens doit prévaloir ailleurs", estime un haut fonctionnaire.

M. Barrot se garde à ce stade de porter un avis définitif sur Edvige, tant que les modalités de son fonctionnement ne sont pas finalisées. Mais il a demandé à ses services d’examiner les contours du projet. "Tout est très mouvant, nous ne savons pas très bien comment le dossier va évoluer", indique M. Barrot, en espérant que le gouvernement "suivra les avis" de la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Il se veut d’autant plus vigilant que la Commission est susceptible de devoir instruire des plaintes contre le projet français, si celui-ci présente la moindre faiblesse par rapport à la législation européenne.

Philippe Ricard

Alliot-Marie : pas de changements "sur le fond"

La ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui mène cette semaine une concertation pour tenter de clore la polémique sur la création du fichier Edvige, a affirmé mercredi sur RTL que le texte serait aménagé mais pas changé "sur le fond". "En revanche, il sera rédigé différemment, a-t-elle expliqué, de façon à ce que les craintes infondées ou les inquiétudes réelles qui s’étaient manifestées trouvent des réponses et des solutions." La ministre a fermement rejeté la possibilité de revenir sur le fichage des mineurs de plus de 13 ans "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public", sans toutefois exclure, comme elle l’avait déjà dit, un "droit à l’oubli" pour les personnes ayant commis des infractions à un jeune âge "et qui se comportent bien par la suite". (Avec Reuters)

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2868

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Lundi 22 septembre 2008


22.09.2008

EDVIRSP remplacera-t-il EDVIGE ?

EDVIGE sera-t-il vraiment remplacé par EDVIRSP ? C'est ce qu'on peut lire en ce moment dans les médias, mais à y regarder de près la situation ne paraît pas aussi claire. Aucun projet de texte diffusé à ce jour ne semble prévoir l'abrogation, ni même la modification, du décret 2008-632 instituant EDVIGE. Ce texte est entré en vigueur le 1er juillet, ensemble avec le décret 2008-631 modifiant d'autres décrets. Il s'applique donc à ce jour, et aucune disposition rendue publique ne tend à en suspendre les effets. Précisément, le Conseil d'Etat a rejeté le 26 août un référé dans ce sens. En réalité, EDVIRSP (une « application ») n'est pas défini de la même façon qu'EDVIGE (un « traitement automatisé de données ») et pourrait très bien coexister avec lui faute d'autres dispositions. Un flou inquiétant semble régner.

 

Cherche-t-on à gagner du temps avec le projet EDVIRSP, espérant que le Conseil d'Etat rejetera fin décembre les recours dont il est saisi contre EDVIGE ?

La question a été soulevée par un internaute, dans un commentaire à l'article de Luis Gonzalez-Mestres du 21 septembre publié par Bellaciao. Cet article, qui se réfère également à une note du même auteur sur le blog  « Notre Siècle », s'interroge sur la réalité de la suppression d'EDVIGE annoncée par les médias en rapport avec la création d'EDVIRSP. Force est de constater que la seule version qui circule, de façon officieuse, du nouveau projet de décret soumis à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) ne mentionne même pas le décret 2008-632. Mais un décret qui n'est abrogé ni modifié reste en place et s'applique sous sa forme originale.

 

Le projet de décret qui aurait été soumis à la CNIL le 19 septembre concerne les « services de la direction centrale de la sécurité publique en charge de la mission de renseignement et d'information mentionnée à l'article 12 du décret [85-1057] du 2 octobre 1985 » ainsi que les « services de la préfecture de police assurant la même mission ». Il tend réguler « les fichiers et le traitement intitulés « exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique » mis en œuvre par ces services », mais ne modifie explicitement aucune des dispositions du décret 2008-632 concernant EDVIGE.

Le nouveau texte prévoirait simplement (article 10) que « le dixième alinéa de l'article 1er du décret [2007-914] du 15 mai 2007 susvisé est ainsi rédigé: "9. Décret portant création de l'application concernant l'exploitation documentaire et la valorisation de l'information relative à la sécurité publique" ». Cet alinéa remplacerait l'actuel : "9. Décret portant création au profit de la direction centrale de la sécurité publique d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé EDVIGE", mais n'implique pas pour autant l'abrogation du décret portant création d'EDVIGE ni n'en définit clairement aucune modification. 

 

Il semble bien que le Ministère de l'Intérieur évite à ce jour le moindre désaveu explicite du décret 2008-632. Que répondra-t-il, dans ses mémoires en défense, aux recours demandant l'annulation de ce décret ?

 

 Indépendance des Chercheurs

http://www.geocities.com/indep_chercheurs

http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs

http://science21.blogs.courrierinternational.com

 

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/09/22/edvirsp-remplacera-t-il-edvige.html

par DR publié dans : surveillance - big brother
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